DE L'ALUMINE ET DE SES COMPOSÉS
Alumine. Pes. 2 ; est la principale partie constituante de l’argile : elle n’existe pas dans la nature à l’état de pureté. On ne l’obtient à cet état qu’en dissolvant l’alun (sulfate d’alumine et de potasse) dans l’eau chaude, ajoutant peu à peu de l’ammoniaque jusqu’à ce qu’il ne se forme plus de précipité : le sulfate est décomposé, l’alumine séparée de l’acide se précipite sous la forme d’une gelée : on la recueille sur un filtre, on lave et 011 calcine le résidu. La poudre ainsi obtenue est blanche, insipide, douce au toucher, infusible; formant pâte avec l’eau ; les corps simples sont sans action sur elle; l’ammoniaque la dissout, selon Berzélius, mais en très petite quantité.
On trouve dans la nature l’argile en abondance. Cette terre est assez tendrp,- pour être rayée par le fer : elle a une cassure terne ou terreuse , exhale quand on souffle dessus une odeur particulière appelée argileuse, forme avec l’eau une pâte plastique ; qui possède une grande ténacité et qui durcit à la i chaleur. L’argile a une telle affinité pour l’humi-dité qu’elle happe à la langue et exige une très; forte chaleur pour se dessécher complètement : elle éprouve alors une diminution de volume que l’on désigne sous le nom de retrait de V argile. L’argile calcinée est si dure qu’elle étincelle par le choc du briquet , et refuse de se combiner avec l’eau et de se ; dissoudre dans les acides : il faut pour détruire cette cohésion la faire calciner avec de la potasse. L’odeur qu’exhale l’argile ordinaire paraît due à l’bxide de fer, i car l’argile pure n’en répand aucune.
On distingue en minéralogie 7 à 8 espèces d’argiles ; mais il en est deux qui méritent particulièrement notre attention : i° la terre à porcelaine , ou le kaolin des-t Ch inois. Cette terre , lorsqu’elle est pure , ne forme que difficilement pâte avec l’eau ; elle est infusible dans 4