‹ Chimie. Traité élémentaire de cette science et de ses applications aux arts et aux manufacturesChapitre 91 sur 162 · DE L’OR ET DE SES COMPOSÉS · texte numérisé non relu

DE L’OR ET DE SES COMPOSÉS

Ce métal est peut-être le plus anciennement connu ; son éclat , son existence à l’état natif, tout porte à croire qu’il dut frapper de bonne heure les regards de î homme : aussi 1 époque de sa découverte remonte aux siècles les plus reculés. Pes. 19,3 : l’or est jaune, ductile, malléable; inaltérable, s'oit qu’on l’expose à 1 action de l’atmosphère ou à celle de la plus forte chaleur produite par nos fourneaux; les miroirs ardens ou un courant de gaz oxigène le gazéifient. Il exige pour entrer en fusion une température de 32° de Wedgewood ; fondu , il est alors d’un vert-bleuâtre. Les acides sont sans action sur lui. On ne connaît les limites ni de sa malléabilité ni de sa ductilité ; pour lui donner toute 1 extension dont il est susceptible, les batteurs d or le roulent en feuilles très minces dans des peaux ou membranes d’animaux et le soumettent au martelage : on a trouvé, d’après le poids et la mesure de la

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