C.i,M ii«.t« o
r lia[»|»orlH calculés pour C :
£. — Lupin. 24 août 1893. (Graines.) l'I). Proportion pondérale des éléments :
Le carbone est à peu près le même que dans les fruits ; mais l'hydrogène est en grand excès, ce qui trahit Taccumulation des matières grasses. L'azote est aussi plus fort de moitié. •
(11). Rapports atomiques:
(III). Rapports calculés pour 6 atomes de carbone :
C« HiOM AzO,60 03.09.
^IV). Comparaison avec les hydrates de carbone :
aOi = a X 3,20 = 4,^o; H — aOi = 7,42 — 4,4© = 3,o2 = Ho',
hydrogène excédant; au lieu de o,53 dans les graines et de 1,72 dans les fruits, lors de la période antérieure.
Ho 3,02 ^'O^— ^AQ
au lieu deo,23. Même signification.
3Azô sss 3 X 0,43 =» 1,29; H — 3Azô «= 7,42 — 1,29 = 6, i3 =» Ho,
hydrogène excédant sur celui des amides.
hydrogène restant après enlèvement de celui des hydrates de carbone et des amides. Même signification que ci-dessus.
(VI). Comparaison des principes azotés^ calculés comme alkminotdes :
C=si9,3i, H = 3,39, Az = 6,07, 0^9,01.
Total : 36,78 pour 100.
5i,!25— i9,3i = 3i,94 ssCg : carbone des composés non azotés. 7,42 — 2,39 =s 5,o3 = Hs »
Rapport entre les deux genres de composés :
(VII). Composition des principes non azotés : 1° En centièmes :
Cs= 5o,52 H= 7>95
2° H l'emporte de 2,76 sur celui des hydrates de carbone ; ce qui accuse la prépondérance des matières grasses.
4° Rapports calculés pour C* :
Diminution des principes aromatiques et suroxygénés.
Observons que ces analyses de la graine de lupin nous ramènent au point de départ : il est, dès lors, intéressant de comparer la graine mise en terre, le 10 avril, avec la graine qui en dérive, récoltée le 24 août. Les différences entre la
composition de ces deux graines (déduite d'analyses faites sur un certain nombre d'écliantillons réunis, c'est-à-dire représentant une graine moyenne) accusent à la fois la diversité individuelle, relative à une graine (moyenne) des deux récoltes successives et les altérations que la graine récoltée en 1892 a pu subir pendant les sept mois d'automne et d'hiver qui ont précédé Tensem encornent ; tandis que la graine nouvelle a été analysée aussitôt la récolte. Ces altérations sont réelles, Ja graine fraîche contenant 81 centièmes d'eau et 19 centièmes seulement de matière sèche, tandis que la graine ancienne renferme seulement 9,4 centièmes d'eau.
Matière organique. 96,55
Graine ancienne.
Az = 5,61 G = 35,17
Graine fraiche.
^ P20« = 0,83 Matière minérale.. 3,}5 < K^O = 0,98
( CaO= 0,36
La composition centésimale de la graine sèche est voisine dans les deux cas, comme on pouvait s'y attendre. Cependant la graine fraîche est un peu plus riche en carbone et plus pauvre en oxygène : ce qui s'explique par l'oxydation lente des principes immédiats, et spécialement des corps gras, pendant la conservation de la graine. L'azote est sensiblement le même. Remarquons enfin que l'analyse accuse un sensible excès de matière minérale totale dans la graine fraîche, et spécialement un léger excès d'acide phosphorique ; différences que l'oxydation des principes organiques ne saurait modifier. Mais elles sont assez faibles pour répondre à la diversité des récoltes elles-mêmes.
Résumons les observations générales faites sur la marche de la végétation du lupin.
CQ
*C ea CM)
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V Puis la plante quadruple le poids en trois semaines, par simple nutrition ; la matière organique croissant môme plus vite que la matière minérale, dont la proportion relative est toujours très forte. A ce moment, d après les tableaux de la page a5, la racine forme un neuvième (11,4 centièmes) du ]>oids de la plante et renferme le maximum de matière minèlale ; le surf)lus des matières, tant organiques que minérales, se répartissant h peu près également entre la tige et les feuilles.
Clomme composition centésimale, le carbone a peu varié ; l'hydrogène abaissé d'un dixième, et Tazole, surtout, de près ilun quart : la production des principes hydrocarbonés ayant l'té plus rapide que celle des principes azotés. La répartition <l«» ces principes est «Tailleurs inégale : les feuilles contenant le maximum de carbone, d'hydrogène et d azote ; ce qui répond h leur rôle dans la nutrition végétale. Les principes minéraux se sont accrus, la potasse principalement, mais plus dans les tiges que dans le reste de la plante. Pour le surplus, uo/r les pages 195, 196, 197; 106 à ao8.
I** Pendant les trois semaines qui suivent, la fonction de reproduction se manifeste par les débuts de la floraison. Le poids de la plante quadruple de nouveau, cet accroissement portant surtout sur la matière organique ; car la proportion centésimale de la matière minérale baisse de 10, G h 7,76 centièmes, c'est-à-dire que son poids absolu triple stnilement. A ce moment, la racine ne forme plus qu'un onzième (8,8 centièmes) du poids de la plante ; les tiges et les feuilles sont en dose relative à p(ni près égale, et voisine de la période prérédente; les inflorescences constituent seulement 5 centièmes du poids.
La répartition des matières minérales a surtout été profondément modifiée et leur proportion relative a baissé par-
252 LivaE I. — CHAP. II. — 2* partie.
tout; dans les racines en particulier, elle est réduite à 6, i centièmes.
Les feuilles en contiennent le maximum : ce qui montre que le transport de ces matières dans Tintérieur de la plante a éti; plus rapide que leur absorption aux dépens du sol.
La plante totale s est un peu enrichie dans la proportion relative du carbone; celle de lazote ayant diminué. Mais Taccroissement du carbone a porté surtout sur les racines et lu tig-e. Pour le surplus, voir les pages 209, 211, 21Î, 21 '|,
5<* Pendant les deux semaines consécutives, floraison et débuts de la fructification, la plante a crû beaucoup plus lentement, son poids n'ayant pas tout à fait doublé. Cet accroissement a porté surtout sur la matière organique, la matière minérale n ayant gagné que moitié : ce qui en a réduit la proportion relative a 6,'» 7 centièmes.
Les racines forment toujours les 8,1 centièmes du poids total, renfermant seulement un seizième de leur poids de matière minérale. Les tiges et les feuilles demeurent avec des poids très voisins ; mais les fruits forment près du quart du poids de la plant(3. A ce moment, la matière minérale demeure maximum dans les feuilles, comme poids absolu et poids relatif; elle est minimum dans les fruits.
La composition relative de la plante totale est restée la même, c'est-à-dire que les divers principes organiques ont (TU proportionnellement. La matière minérale a varié plus lentement 'voir lespnges 'ii'i^ j.i^i.
ô** Pendant les doux mois suivants, la fructification s'est a(îcom|)lieet la plante a atteint le terme de son existence. Son poids absolu (moyenne d'un certain nombre de pieds) a diminué de ])rès d'un tiers, cette réduction ayant eu lieu surtout sur la nialière organique. Cependant elle a porté aussi sur la matière ininénde; ce qui répond à la chute des organes de la
floraison (autres que les fruilsj et à celle d'un certain nombre de feuilles. Dans cet effet, on doit tenir compte d'une combustion I>artie11e des tissus de la plante, traduite par ce fait que la dose relative des matières minérales s'est accrue d'un seizième.
Cette combustion se traduit aussi dans les poids relatifs des difTcrentes portions de la plante, la racine s'élevanl maintenant aux 11,2 centièmes; les feuilles, qui naguère pesaient à peu près autant que la tig-e, ne constituent plus que les :i,7 centièmes du poids total; tandis que la lige en forme à présent les 40,7 centièmes.
Les fruits représentent les 4i,'i centièmes du poids total : résultat qui caractérise clairement l'évolution fmale de la plante. Quant aux matières minérales, elles sont minimum tlans la racine ; c'est-à-dire que celle-ci ne prend plus rien au sol, tandis qu'elle continue à céder ses aliments minéraux aux autres portions du végétal. Les feuilles renferment le maximum de cendres, comme précédemment; les graines, une proportion faible.
La proportion relative du carbone dans la plante totale a baissé, ainsi que celle de l'azote, réduite presque à moitié; tandis que l'oxygène s'est accru. Ces effets sont attribuables en partie à l'oxydation générale de la plante, en partie à la chute des feuilles.
TUOLSifc.ME PARTIE
Végétation da blé.
On a étudié successivement :
I** La graine, semée le ij mars iSg'i ;
'-i® La jeune plante, le i '1 avril ;
i*" La plante plus déveIoi>péc, le i j mai;
/»° La plante au début de la formation des épis, le 12 juin; |]
5° La plante au moment de la récolte, le 6 juillet.
Le nombre des analyses a été le même que pour le lupin.
1' Grain de blé (1893).
Cendres I grain de la
- I — 1^ matière sèche,
humide. sec.
Poids absolu off'.o'po ofif^oSSo o8'',ooo8
En centièmes ... » » »
Matière organique.
2° Jeune plante (semée le 15 mars; le ÎA avril : haut., 0°^,10 env.).
(1 pied moyen.)
grain
Cendres de la matière sèche, humide. sec. — ^ ^— ■"^ —
Poids absolu.... o»'>*^332o osr^oôSs o8rr,oi23 » En centièmes... » »> » i7i9^
30 15 mai 1893. (1 pied moyen.)
Matière organique.
o8rï',o56o »
I pied
humide,
„ . ( Poids absolu.. 0,0 '120
Racmes. 5t- *••
(En centièmes. »
Tiges et ( Poids absolu. . 2,2/100
feuilles. ( En centièmes . »
Cendres
de la
matière sèche.
Matière oiganique.
sec.
^ . i Poids absolu.. 2/)5oo * " (En centièmes. »
gr.
ïïw9
4° Blé (Commencement de la formation des épis ; 2 juin).
(1 pied moyen).
Cendres I pied
humide.
gr.
„ . ( Poids absolu.. o,.'|07i Racines. •% , . ,
(En centièmes. »
^ Poids absolu.. 5,9230
mes. »
sec.
,. K ruius ajjs
° * * ( En centiè
de la matière sèche.
( Poids absolu. . 1,3280 0,6100 0,069'! »
Feuilles. ] 1™" 7: ' '"
^ En centièmes. » 20,0
. . ( Poids absolu.. i,343o 0,3977 o,oi38
^ "" (En centièmes. » i3,i » 3, '19
Total
Poids absolu.. 9,003 1 En centièmes. »
Matière organique.
>^ Blé (Feuilles inférieures desséchées. Moment de la récolte :
6 juillet 1893).
Cendres
I pied de la Matière
- — "^>- ^ ^ " " ^ matière sèche. organique.
gr. gr. gr.
. ( Poids absolu. . o,263o o,i*i6i o,oo85 » 0,1176 »
'^ En centièmes. » 4,3 » 6,80 » y3/io
1 ( Poids absolu. . 3,6190 1,2327 0,0626 » Iî'/Oi »»
f En centièmes . » 4^)1 » 3,o8 » 94)9^
^ ... (Poids absolu.. o,9o3j 0,5570 0,1397 " o»1'73 »
' ^ En centièmes. » 19,0 »» 25,09 " 74>9i
Î Poids absolu. . 2,0595 1,01 '|0 0,0478 » 0,9662 »
En centièmes » 34,6 » 4»72 » 95,28
.. ( Poids absolu. . 5,845o 2,9298 o,2586 » 2,6712 » *" ^ En centièmes . » 100,0 » 8,82 » 9^17
D'après ces nombres, le poids sec de la graine n'avait pas )ut à fait doublé, lors du premier développement de la lante verte. Un mois plus tard, il est devenu seize fois aussi Dnsidérable ; soixante-quinze fois autant, au moment de la )rmation des épis. Il avait à peine varié (ou diminué d'un ingtième) pendant la fructification, au moment de la récolte.
Ces variations répondent en gros à celles des principes rganiques de la plante.
Les cendres, faibles dans les graines, s'élevaient h 18 cenèmes au début de la végétation ; leur poids absolu ayant lonté de o^^oooS à o»'',oi22. Dans la période suivante, elles nt sextuplé en poids absolu, tout en diminuant d'un tiers, 3mme proportion relative. Au moment de la formation des 3is, leur poids absolu est devenu trois fois et demie aussi rt; tout en baissant d'un quart comme proportion relative, 1 raison du développement plus rapide de la matière orgaique.
Ces poids, tant relatifs qu'absolus, n'ont guère changé endant la période de maturation. Ils définissent à peu près
le rapport entre les emprunts faits au soi et à Tatmosphère.
La proportion relative des différentes portions de la plante est telle, qu'au moment de la frondaison et avant 1 epiage les racines forment le neuvième du poids de la plante^ étant constituées pour les trois quarts par de la matière organique. Les tigeset feuilles constituent les huit neuvièmes, dont un dixième du poids seulement en matière minérale.
Au début de Tépiage, la racine ne forme plus que les 7 centièmes du poids de la plante. Cette valeur relative subsiste pendant la fructification ; tandis que la proportion relative de Tépi devient triple, montant de i3 à 35 centièmes.
Le rapport du poids de la tige (graminées) aux feuilles diminue en même temps.
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