‹ Chimiothérapie sulfamidée de la blennorragie féminineChapitre 12 sur 19 · HO EE · texte numérisé non relu

HO EE

malade seulement il y avait de nouveau du gono-

coque.

Dans la cervicite de la femme enceinte :

5 cas :

une amélioration satisfaisante, 3 résultats discutables,

un échec.

Chez les porteuses de germes, 7 malades paraissant saines —, mais chez qui on trouvait le gonocoque — ont été soumises au traitement, 6 fois il disparut.

Sur les autres formes de la blennorragie :

6 bons résultats dans les bartholinites subaiguës.

Sur 18 cas d’urétrites :

10 bons résultats furent enregistrés.

6 résultats discutables.

3 échecs.

Notre champ d’opération fut moins vaste que celui du D' Durel à Saint-Lazare. Beaucoup de nos malades ne furent pas revues. Nous n’avons pu faire à toutes un examen sanguin.

Nous garderons pour notre exposé la classification adoptée par Durel dans ses rapports à la conférence de chimiothérapie.

Nous classerons les cervicites sous trois rubriques :

1° les cervicites blennorragiques ; 29 les cervicites à bactériologie douteuse; 3° les cervicites à germes banaux.

voor 1° Cervicites blennorragiques.

Nous classons sous le nom de cervicites blennorragiques, les endocervicites associées ou non à une exocervicite, de date généralement indéterminée, dans lesquelles on trouve des gonocoques intra et extracellulaires ou bien des gonocoques extraceliulaires bien groupés et de morphologie non discutable :

Nous classons aussi dans cette catégorie des cervicites bactériologiquement douteuses, cliniquement d’allure blennorragique, et où la gonoréaction est positive. L'action du médicament a été contrôlée :

— par l'évolution clinique de l’écoulement cervical. Nous avons souvent constaté un arrêt des pertes, au troisième jour du traitement,

— le plus souvent les pertes jaunes deviennent glaireuses, le cinquième jour du traitement,

— par des examens bactériologiques répétés,

le gonocoque a été recherché systématiquement au bout de neuf à dix jours, après traitement de huit jours,

— par des examens sérologiques.

Cette étude n’a pas été pratiquée sur toutes les malades comme nous l’aurions voulu. Elle nous a fourni des renseignements de grande valeur.

Nous avons traité 16 endocervicites d’origine blen-

norragique certaine.

En, De

Ogs. N° 1. — Wa... Yvonne, 25 ans.

Vient consulter le 7 octobre 1938 pour des pertes jaunes fétides.

Un prélèvement des pertes vaginales est positif. La contagion est récente.

Le traitement par le 693 est commencé le 20 octobre ; il est très bien supporté.

Le 31 octobre, les pertes ont disparu au bout de quatre jours.

Un nouveau prélèvement est négatif.

Ogs. N° 13. — Ro... Berthe, 21 ans.

Vient consulter le 16 novembre 1938 pour pertes abondantes apparues il y a deux mois environ.

Une gonoréaction est fortement positive.

Le traitement par le 693 est commencé au début de janvier 1939.

Le 6 janvier 1939 revient consulter pour de légères douleurs abdominales gauches.

Pas de pertes.

A J’examen, col normal.

Légère ovarite gauche.

Un prélèvement et une gonoréaction sont négatifs.

Ogs. N° 14. — He... Angèle, 25 ans.

Vient consulter le 12 janvier 1939 pour pertes jaunes fétides abondantes.

À l’examen, endocervicite avancée.

Gros col mou non ulcéré.

Un prélèvement est fortement positif.

Le 693 est commencé le 17 janvier 1939.

Très bien supporté.

Le 2 février 1939 prélèvement négatir.

Page 1