‹ Chimiothérapie sulfamidée de la blennorragie féminineChapitre 13 sur 19 · CRI GET LEE · texte numérisé non relu

CRI GET LEE

-Ogs. N° 15. — Ve... Estelle, 20 ans.

Vient consulter pour des pertes peu abondantes mais contagion certaine. A l'examen :

Légères lésions d’endocervicites.

Un prélèvement et une gonoréaction sont positifs.

Le 3 février 1939, le traitement par le 693 a été bien supporté. De nouveaux examens sérologiques et bactériolo-

giques sont négatifs.

Os. N° 16. — Le Pier... Suzanne, 26 ans, cuisinière.

Vient consulter pour une gonococcie rebelle.

Le 27 mai 1938, pertes jaunâtres.

Endométrite ulcéreuse.

Prélèvement fortement positif.

A déjà eu 15 injections de vaccin antigonococcique Pasteur, la dernière le 1° avril 1938.

La malade est mise au traitement par le 1.399 F.

16 gr. pendant quatorze jours.

Le 17 juin 1939 la malade a beaucoup moins de pertes mais a présenté des vertiges, des nausées, avec sensation d’anéantissement. De plus, cyanose. Elle a été obligée de cesser son travail et de s’aliter.

Un prélèvement est positif à cette période. Au mois de septembre, un prélèvement fait étant encore positif, on fait à la malade une nouvelle série de vaccin Pasteur.

Nouveau prélèvement le 6 octobre.

Présence de gonocoques extracellulaires.

Le 17 janvier 1939, la malade est mise au traitement chimiothérapique par le 693.

Les organes génitaux sont congestionnés, douloureux.

Prélèvement et gonoréaction positifs.

Le 25 janvier 1939, les douleurs ont disparu, le traite-

ment a été bien supporté. Les pertes ont considérablement diminué.

Nouveau prélèvement le 25 janvier 1939, négatif. Prélèvement fait après les règles, négatifs.

Gonoréaction le 25 janvier 1939 douteuse.

Nouveau traitement par 693.

Fin février, examens sérologiques négatifs.

Ogs. N° 4. — Ma... Madeleine.

Le 25 novembre 1939, vient consulter pour des pertes abondantes accompagnées d’une éruption sur le corps.

Une gonoréaction et un B.-W. sont tous deux fortement positifs un traitement par le novarsénobenzol est commencé à Saint-Louis, tandis que nous soumettons la malade au traitement par le 693.

Les 3 gr. des deux premiers jours sont mal supportés, on descend la dose à 2 gr. pendant quatre jours et ensuite traitement ordinaire : 1 gr., puis 0 gr. 50 par jour, pendant deux jours.

Le 23 décembre prélèvement négatif.

Gonoréaction douteuse.

Nouveau traitement (9 gr. en tout) très bien supporté.

Le 8 janvier, gonoréaction négative.

Ogs. N° 38. — No... Jacqueline.

Vient consulter pour d’abondantes pertes jaunes,

Gros col mou.

Le 1° mars 1939, prélèvement positif.

Le 693 est très bien supporté.

Le 8 mars 1939, prélèvement négatif.

Le 29 mars 1939, la malade est revue : un prélèvement est toujours négatir.

OBs. n° 47. — Gu... Marie-Louise, 45 ans.

Opérée il y a 18 ans, d’un kyste de l'ovaire vient consulter fin mars pour des pertes jaunes fétides.

Gros col ulcéré mou surtout endocervicite.

Le 693 est bien supporté.

Le 11 avril, prélèvement négatir.

Ogs. N° 46. — We... Zita.

Vient consulter pour des pertes fétides.

Le 28 janvier 1939, prélèvement positif.

Le 23 février 1939, prélèvement et gonoréaction négatifs.

Ogs. N° 45. — Ka... Monique.

Vient consulter fin mars, pour des pertes apparues depuis peu.

La gonoréaction est positive.

Le prélèvement est positif.

Traitement par le 693.

Le 11 avril, examens négatifs.

OBs. N° 48. — L... Marthe.

Vient ‘consulter le 9 février 1939, pour des pertes verdâtres fétides et des douleurs bilatérales dans le basventre.

Gros utérus douloureux.

Gros col mou.

Prélèvement et gonoréaction positif:le 18 février 1939.

Le 3 mars 1939, examens négatifs.

Ogs. N° 36. — So... Jeanne.

Vient consulter pour une blennorragie récente.

Le 14 février 1939, endocervicite gonococcique.

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Traitement par le 693.

Le 21 février 1939, prélèvement négatif.

Ogs. N° 35. — Ta... Suzanne.

Vient consulter le 20 février 1939, pour des pertes jaunes abondantes.

Prélèvement positif.

Après traitement par le 693.

Le 28 février 1939, le prélèvement est négatif.

Le 8 mars 1939, nouveau prélèvement négatif.

Os. N° 6. — Glas.. 20 ans.

Vient consulter pour des douleurs abdominales sourdes et pour une leucorrhée abondante fétide, apparue depuis peu.

De plus les règles sont douloureuses, accompagnées de migraines.

A l’examen, congestion utérine intense.

Gros col sans ulcération.

Le prélèvement est positif le 17 décembre 1938.

Le 7 janvier 1939, les douleurs ont diminué.

L'état local est amélioré mais les pertes sont toujours abondantes.

La malade n’a pas souffert au moment de ses règles.

Un prélèvement fait est toujours positif. Nouveau traitement par le 693 au cours de janvier. |

Le 1° mars 1939, examens négatifs.

Ogs. N°31. — Ler..., Marie.

Gonococcie ancienne certaine non traitée; vient consulter pour des pertes qui augmentent d’abondance.

À l'examen le 17 janvier 1939, endocervicite ulcérée.

Gros utérus rétroversé.

MAN en Le prélèvement est positif.

Le traitement par 693 n’amène aucune amélioration. . Nouveau traitement au bout d’un mois.

Les pertes persistent, mais ont diminué.

Les examens restent positifs (gonocoques extracellulaires).

Os. N° 49. — Pag..…., Louise.

Le 9 février 1939, vient consulter pour des pertes jaunes. Col mou. Endométrite.

Gonoréaction positive.

Le traitement est bien supporté mais dans un nouveau prélèvement le 21 mars 1939, on retrouve des gonocoques extracellulaires.

Nouveau traitement.

La malade n’est pas revue.

Donc sur ces 116 cas traités, nous avons obtenu 14 bons résultats, et 2 échecs.

Dans 12 cas, la guérison a été obtenue en une

semaine.

Dans 2 cas un traitement de consolidation a été:

nécessaire.

2° Cervicites de bactériologie douteuse.

Sous ce titre nous envisagerons les cervicites que la bactériologie ne permet pas de classer de façon certaine : on trouve des diplocoques gram négatif extracellulaires ressemblant au gonocoque, mais l’absence de groupement ne permet pas d'affirmer

leur nature.

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La gonoréaction souvent positive laisse supposer que ces cervicites sont souvent gonococciques.

Nous avons réuni quatre de ces cervicites de nature douteuse.

Il semble que le 693 soit moins actif,

Ogs. N° 23. — Dev, Andrée.

Endocervicite ancienne. Pertes très abondantes depuis dix ans environ.

La malade a été traitée de différentes façons, mais il est difficile de lui faire préciser.

Le prélèvement montre de rares diplocoques gram négatif extracellulaires.

La gonoréaction est douteuse. Après traitement par le 693

les pertes ont diminué, mais les examens de laboratoire sont inchangés.

O8s. N° 29. — Gu.…, Angèle.

Pertes très abondantes, glaireuses,

Un prélèvement montre un grand amas de diplocoques gram négatif.

Après traitement, les pertes sont moins abondantes, mais peu d'amélioration.

Les diplocoques persistent dans un prélèvement.

Os. N° 19. — Pe..., Juliette.

Pertes très abondantes, jaunes, épaisses à aspects blennorragique.

Un prélèvement est négatif mais la gonoréaction est faiblement positive.

A l'examen, gros col mou.

SEPT pre Après traitement le 28 janvier, grosse amélioration, les pertes ont cessé.

Gonoréaction négative.

Ogs. N° 25. — Boulaw... Jeanne.

Pertes jaunes très abondantes, mais ancienne blennorragie non traitée; prélèvement négatif le 20 janvier 1939.

Le 693 est mal supporté.

La malade présenta le quatrième jour quelques douleurs gastriques, accompagnées de céphalée.

Température à 39.

Le traitement a été arrêté et n’a pas été repris.

Les pertes ont diminué.

Sur 4 cas d’endocervicite de bactériologie douteuse : un seul bon résultat

et 3 échecs.

Vulvovaginite.

Nous avons rencontré et traité un seul cas de vulvovaginite aiguë gonococcique :

Os. N° 43. — Za... Berthe, le 13 décembre 1938.

Vient consulter pour des pertes abondantes jaunâtres. Vaginite aiguë, L'introduction d’un spéculum de vierge est très douloureuse.

Au niveau du col, exocervicite ulcérée avec écoulement abondant de pus.

Un prélèvement montre des gonocoques extra et intracellulaires.

Traitement par le 693.

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Le 18 décembre 1938, légère amélioration mais les pertes restent très abondantes.

Le 8 janvier 1939, la malade a été revue après un deuxième traitement chimiothérapique.

Amélioration considérable du col.

Les examens se font plus facilement bien que la mu-

queuse vaginale reste très rouge.

Annexites.

La chimiothérapie influence nettement les annexites aiguës. Au bout de quelques jours la température tombe, les phénomènes douloureux cessent, les culsde-sac s’assouplissent. |

L'action est beaucoup moins nette sur les annexites

chroniques.

ANNEXITES AIGUËS.

Chez toutes les malades soumises au traitement chimiothérapique nous avons en outre prescrit :

— la chaleur sur l’abdomen, compresses chaudes,

— deux injections chaudes par jour,

— un lavement d’un quart de litre d’eau chaude (à

garder) le soir.

Toutes nos malades ont été en outre soumises au repos. Nous avons ainsi trailé 10 cas d’annexites

aiguës.

Ogs. N° 2. — Gr... Jeanne, 41 ans.

Vient consulter le 28 octobre 1938 pour des douleurs

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abdominales très violentes, accompagnées d'une température élevée à 39.

Depuis trois mois présente des pertes jaunes. De plus son mari est soigné pour une blennorragie.

Elle à présenté il y a six mois une première crise de salpingite qui a guéri en deux mois par le repos au lit.

À l'examen, utérus augmenté de volume, très douloureux, bloqué par deux masses bilatérales de la grosseur d’une orange, horriblement douloureuses.

Un prélèvement montre la nature gonococcique certaine des pertes.

Après le traitement chimiothérapique par le 693, la malade est revue le 7 novembre 1938.

La température est tombée.

Les pertes ont cessé.

Les douleurs ont disparu.

Au toucher l’utérus n’est plus douloureux. Sa mobilisation n’est plus douloureuse, les masses ont disparu.

On retrouve du gonocoque dans les pertes.

Le 23 novembre, nouvel examen. Les trompes sont légèrement sensibles, sans masses appréciables.

Comme on retrouve encore des gonocoques dans les pertes on renouvelle le traitement par le 693.

Le 13 décembre, amélioration considérable, les pertes ont disparu, l’état général est excellent.

À l'examen, les culs-de-sac sont souples. Un prélèvement ainsi qu'une gonoréaction sont négatifs.

Le 12 janvier, amélioration persistante. Gonoréaction négative.

Le 22 février, on peut affirmer la guérison.

O8s. N° 8. — Mass... Denise, 25 ans.

Vient consulter le 12 janvier 1939 pour une crise douloureuse abdominale accompagnée d’une température à 390,

Pertes abondantes.

C’est la première crise que présente la malade.

A l'examen, double salpingite en « cornemuse », très douloureuse. Pertes de pus.

Un prélèvement vaginal montre des gonocoques intra et extra-cellulaires.

Le 26 janvier 1939, après traitement, pas de température (elle est tombée le 4 jour), ne souffre plus.

A l’examen, légère annexite bilatérale non douloureuse au toucher.

Plus de pertes, grosse amélioration. Prélèvement négatif.

Le 30 janvier 1939, va très bien, ne souffre pas.

Culs-de-sac souples.

Le 3 février 1939, examens toujours négatifs. Guérison.

Ogs. N° 11. — O1... Marguerite, 21 ans.

Vient consulter le 14 janvier 1939 pour des douleurs abdominales violentes accompagnées de température élevée et d’un très mauvais état général.

Antécédents : appendicectomie le 10 février 1938.

Crise de salpingite en mars 1938, ayant duré trois mois, traitée par repos et glace.

A l'examen, gros utérus douloureux, endocervicite.

A droite, une masse douloureuse, grosse comme une mandarine, bloque l’utérus ; culs-de-sac tendus.

Le traitement est commencé le 15 janvier 1939.

Le 2 février 1939, amélioration locale énorme, les douleurs ont disparu, culs-de-sac libres.

LEE te La masse à droite a disparu.

Le 6 mars 1939, amélioration persistante.

O8s. N° 21, — Lo... Maria, 30 ans.

Vient consulter pour une crise abdominale.

Douleurs pelviennes gauches intolérables.

Température à 400.

A l'examen, annexite gauche.

Utérus congestionné, douloureux.

Prélèvement négatif.

Exocervicite ulcérée avec pertes abondantes.

Le traitement est commencé le 21 janvier 1939.

Le 30 janvier 1939, la malade a présenté une chute de température ; le lendemain, les douleurs s’amendent.

À l'examen, l’utérus est diminué de volume, non douloureux. |

Les culs-de-sac sont libres.

Le 12 février 1939, amélioration persistante.

O8s. N° 26. — Nev... Raymonde, 18 ans.

Vient consulter le 16 janvier 1939 pour des douleurs abdominales violentes.

— Température très élevée.

— Très mauvais état général.

— Pertes verdâtres très épaisses.

— La malade voudrait être hospitalisée.

Antécédents : 1 enfant de 8 mois bien portant.

Appendicectomie il y a 2 ans.

A l'examen, annexite gauche ; culs-de-sac tendus.

Grosse masse gauche, et, dans le Douglas, grosses. masses molles et douloureuses.

Prélèvement : gonocoque en abondance.

LS Opeer.

Le 25 janvier 1939, la malade n’a pas été hospitalisée. Son état général est bien meilleur.

Etat local amélioré.

Le 2 février 1939, guérison apparente : ne souftre plus. Un prélèvement est négatif.

Au point de vue local les culs-de-sac sont libres, non

- douloureux ; plus de masse.

Os. N° 33. — Del... Claire, 30 ans.

Première crise de salpingite.

Annexite bilatérale (grosse masse à droite) (petite masse à gauche).

Périmétrite.

Endométrite ulcérée bourgeonnante (température à 3895). Un prélèvement montre des gonocoques.

Le traitement est commencé le 23 février 1939. Le 4 mars 1939 va beaucoup mieux au point de vue local et général.

Pas de température.

Les masses ont disparu.

Le 12 mars 1939 amélioration persistante.

Os. N° 27. — Turp... Raymonde, 25 ans.

Première crise de salpingite.

Grosses masses bilatérales bloquant l'utérus (mari soigné pour blennorragie).

Prélèvement montrant du gonocoque intra et extracellulaire. |

Le 27 avril 1939 traitement chimiothérapique par le 693 ; n’a pas été supporté (vomissements le deuxième jour du traitement, selles décolorées, ictère léger).

Le traitement a été suspendu, n’a pas été repris.

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Os. N° 10. — Doul... Marie, 23 ans.

Vient consulter le 14 janvier 1939 pour des douleurs très violentes siégeant dans les deux fosses iliaques. Température à 38,2.

A eu 2 enfants de 4 et3 ans.

A fait le 6 janvier une fausse couche après un retard d’un mois qui n’a pas nécessité de curettage.

À ce moment elle n’a pas fait de température.

A l'examen, l’utérus est légèrement augmenté de volume. De chaque côté deux masses horriblement douloureuses, bombant dans les culs-de-sac.

Pertes abondantes verdâtres ; exocervicite.

Un prélèvement montre des gonocoques extra et intracellulaires.

Le 27 janvier 1939 pas d'amélioration.

Les douleurs ont disparu mais les masses n’ont pas diminué.

Le 10 février 1939 une légère température persiste.

Pas d'amélioration locale.

Ogs. N° 47. — Einh... Jeanne, 20 ans.

Vient consulter pour des pertes abondantes et des' douleurs abdominales.

A l’examen, salpingite gauche.

C’est la première crise. Prélèvement positif.

Revue au bout de huit jours après traitement.

Les pertes ont cessé, mais la masse gauche persiste.

Au bout de trois semaines, aucune amélioration locale.

Les gonocoques ont cependant disparu dans les pertes.

Os. N° 40. — Blan... Geneviève, 21 ans.

Première crise, le 13 mars 1939.

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