‹ Chimiothérapie sulfamidée de la blennorragie féminineChapitre 15 sur 19 · PUS RE · texte numérisé non relu

PUS RE

Douleurs sourdes, continuelles dans la fosse iliaque droite.

Température à 3708.

Le 8 mars 1939, petite masse annexielle droite de la grosseur d’une noix avec petit cordon induré douloureux gros utérus congestionné.

Le 10 avril 1939, pas d'amélioration locale.

Les douleurs cependant sont beaucoup moins fortes.

OBs. N° 7. — Qu... Louise, 38 ans.

A déjà fait 4 crises de salpingite.

Conserve depuisla dernière crise des douleurs pelviennes sourdes dans la fosse iliaque gauche.

Température à 3707 le soir.

Les examens de laboratoire sont négatifs, un traitement chimiothérapique amène une légère amélioration locale, mais la malade conserve à gauche un petit cordon induré,

douloureux.

En résumé : deux cas d’annexite subaiguë,

deux résultats discutables.

Exocervicites.

Nous appellerons exocervicitesles lésions de l'exocol, érosions œufs de Naboth, kystes, lésions ulcéro-bourgeonnantes.

Ces lésions sont le plus souvent associées à des lésions de l’endocol, mais apparaissent de façon prédominante.

La chimiothérapie n'a presque jamais d'action sur

GO

les œufs de Naboth, les végétations de l’exocol, les granulations chorio-glandulaires.

Mais sur les érosions du col son action s’est montrée beaucoup plus nette.

L’érosion du col prise au sens objectif du mot correspond en fait à des modalités différentes que l’on

peut schématiser suivant Durel en trois groupes :

19 la cervicite érythémateuse, lésions congestives de l’épithélium ;

20 la cervicite érosive simple et parfois érosive ponctuée s’accompagnant d’une perte de substance ;

30 la cervicite ulcérobourgeonnante, ulcération de l’épithélium avec participation importante du chorion qui s’hypertrophie, fait saillie en bourgeons charnus donnant au col un aspect gra-

nuleux.

Nous classerons les exocervicites comme les endo-cervicites.

Erosions du col dans les cervicites blennorragiques.

Trois malades ont été traitées :

O8s. N° 12. — Gos... Henriette, 39 ans.

Vient consulter pour une métrite blennorragique le 16 janvier 1939. Cette métrite est apparue en août 1938 et a été traitée par des cautérisations au Neo filhos.

Antécédents, 2 enfants il y a huit et dix ans.

Une fausse couche il y a six ans.

Jamais de salpingite.

A l'examen, le col est ulcéré dans toute son étendue,un prélèvement et une gonoréaction sont fortement positifs.

Après traitement, le 25 janvier 1939 l’état du col est amélioré les pertes se sont arrêtées.

Un nouveau prélèvement est négatif.

Une gonoréaction est négative.

Deux semaines plus tard l’amélioration persiste, le col

prend un aspect normal.

OBs. N° 39. — Dele... Germaine, 39 ans.

Hystérectomie subtotale il y a trois ans.

Vient consulter le 12° mars 1939, pour des pertes très abondantes.

À l’examen, le col est ulcéro bourgeonneant, violacé, très gros.

Vaginite granuleuse.

Un prélèvement montre des gonocoques très abondants.

Le 17 mars 1939, les pertes ont complètement disparu.

elles sont muqueuses, le col est amélioré.

Nouveau prélèvement négatif.

Os. N° 44. — Ker.….. Jeanne, 36 ans.

Vient consulter le 17 mars 1939, pour des pertes fétides depuis plus de six mois.

À l'examen : gros col mou ulcéro-végétant, pertes purulentes légèrement hémorragiques.

Un prélèvement est très fortement positif le 11 avril 1939, après traitement les pertes ont cessé.

Le col est en voie de réparation, ne saigne plus. La muqueuse reste très rouge, revue une semaine plus tard, amé-

lioration persistante.

ER pure

En résumé : 3 cas, d’exocervicite blennorragique,

trois bons résultats durables.

Cervicites d’origine gonococcique douteuse.

Trois malades ont été traitées.

Ogs. N° 30. — Mes... Suzanne.

Pertes abondantes verdâtres. Col présentant une petite ulcération sur sa lèvre antérieure.

Prélèvement. Présence de rares gonocoques extracellulaires.

Gonoréaction négative, le 25 janvier 1939.

Un mois après le col est dans le même état.

Os. N° 37. — Lilien..… Hilda, 33 ans.

Pertes jaunes depuis longtemps.

Petite érosion du col quiest gros et mou, et présente un aspect granuleux. |

Prélèvement négatif.

Gonoréaction faiblement positif le 20 février 1939.

Revue trois semaines après, pas d'amélioration locale.

O8s. N° 35. — Le... Suzanne.

Depuis trois mois présente des pertes, le col est violacé, ulcéré sur la lèvre antérieure.

Un prélèvement est douteux.

Une gonoréaction faiblement positive.

Le traitement est commencé le 23 février 1939.

Revue en mars, la muqueuse du col est réparée. Pas de pertes.

Gonoréaction négative.

Re

En résumé : sur 3 malades, une seule a bénéficié du traitement :

2 échecs.

3° Cervicites à germes banaux.

Enfin nous avons soumis à la chimiothérapie 4 ma-

lades présentant une cervicite à germes banaux :

OS NAT tBen:-hRente,/27ans:

Vient consulter pour des douleurs abdominales et des pertes très abondantes le 18 janvier 1939.

À déjà présenté une métrite il y a quatre ans.

Aucune cautérisation.

À l’examen, ulcération du col.

Gros utérus dévié à droite.

Culs-de-sac libres non douloureux.

Prélèvement vaginal : présence de nombreux polynucléaires non altérés et de microbes cocci et bâtonnets, gram +. Absence de gonocoques.

Traitement bien supporté.

Le 10 mars 1939, les pertes ont diminué.

Le col présente toujours une ulcération.

Le 11 avril 1939, aucune amélioration.

Ogs. N° 9. — Ba... Louise, 45 ans.

Vient consulter pour des pertes abondantes d'apparition récente. Utérus normal mais le col présente une large ulcération sur toute sa surface.

Le prélèvement montre la présence de pus et de nombreux bâtonnets, gram +.

Traitement assez mal supporté (gastralgies, céphalée).

MU /7 et

10 gr. seulement ont été pris, les pertes ont complètement disparu.

Le col vu trois semaines après est nettement amélioré.

À refait un nouveau traitement par Dagenan.

O8s. N° 15. — Bar... Edith, 45 ans.

Vient consulter le 10 janvier 1939 pour des douleurs abdominales et des pertes abondantes.

Le col est rouge, tuméfié, sans ulcération.

Un prélèvement montre la présence de grandes cellules épithéliales et de bâtonnets, gram +. Absence de pus, absence de gono.

Traitement chimiothérapique (10 gr. en tout).

A constaté une amélioration énorme, les douleurs ont disparu.

Grosse amélioration locale.

Un mois après l’amélioration persiste.

Os. N° 20. — Sa... Hélène, 35 ans.

Vient consulter pour des douleurs sourdes pelviennes, le 10 janvier 1939 et pour des pertes très abondantes.

Gros col ulcéro-bourgeonnant.

Prélèvement : présence de leucocytes peu altérées et de nombreux microbes. Absence de gono-typiques.

Gono-réaction négative.

Traitement chimiothérapique.

Au bout de dix jours les pertes s'arrêtent.

Le 23 octobre 1939, col amélioré.

Le 17 février 1939, amélioration persistante.

Le 6 mars 1939, guérison ; le col a repris un aspect

normal.

En résume :

sur À cas, 3 bons résultats durables.

1 échec.

Nous avons eu l’occasion de traiter par la chimiothérapie une des complications les plus redoutables. de la blennorragie : le rhumatisme blennorragique.

Nous avons traité 4 malades. Nous avons obtenu :

2 bons résultats durables.

1 bon résultat.

1 échec.

OBs. N° 3. — Mat... Louise, 39 ans.

Vient consulter pour une arthralgie du genou droit, le 10 juillet 1938. Le début remonte à 1937. La malade a présenté diverses localisations rhumatismales, pied, articulation temporo-maxillaire, doigt) et enfin au genou droit qui est devenu gros et tuméfié.

Un examen des pertes a été fait à ce moment, une gonoréaction aussi. Les deux examens étant positifs, la malade a été traitée par des piqûres de vaccin antigonococcique Pasteur (12 piqûres du 16 mai au 22 juin) et des pointes de feu.

Amélioration.

Puis l’arthralgie se renouvelle en mai 1938, après un

nouveau traumatisme. Elle vient consulter à ce moment. A l'examen, gros genou, choc rotulien léger. Pas de craquements à la flexion.

Radio négative.

Un examen des pertes vaginales montre du gonocoque

intra et extracellulaire.

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