‹ Chimiothérapie sulfamidée de la blennorragie féminineChapitre 9 sur 19 · EAU · texte numérisé non relu

EAU

Le 1162 F ayantété interrompu principalement pour céphalée et asthénie.

Le 1399 F ayant été interrompu 15 fois pour cyanose.

C’est pour cette raison que l’on a recherché d’autres corps moins toxiques, capables d’avoir une action analogue.

Généralités.

En juin 1938, un nouveau corps sulfamidé fut étudié par le DT Durel : le

a(para-amino-phénylsulfamido) pyridine

Ce corps diffère du para-amino-phénylsulfamide par la présence dans sa molécule du noyau pyridine. La formule des deux corps est la suivante :

NHSO2 CS NH:

N € DNHSO®<T > NH:

C’est un produit blanc, pratiquement insoluble

dans l’eau, s’employant per os sous forme de comprimés à o gr. 60 (Dagénan).

Pharmacologie.

Au laboratoire, le 693 s’est montré d’une toxicité extrêmement faible. On peut en donner, sans que les animaux présentent de troubles, des doses supé-

rieures à 200 mgr. par 20 gr. chez la souris

NEA 3 CSS

(R. Mayer), à 3 gr. par kilogramme chez le lapin, et des doses supérieures à 1 gr. répétées pendant sept jours chez le chien (Witby).

Presque aussitôt après l’administration, le 693 peut être retrouvé dans le sang et dans le liquide céphalorachidien. L’élimination se fait par les voies urinaires. Cette élimination est rapide, ce qui conduit à donner le corps par prises fractionnées au cours de la journée. Donné à doses rapprochées, le taux dans le sang augmente et l'élimination persiste pendant plusieurs jours. Ceci amène à penser qu'il vaut mieux donner une dose forte dès le début et entretenir ensuite le taux de concentration par des doses modérées. Quant au mécanisme d’action de ce produit, de nombreuses hypothèses ont été faites. Ce qui paraît certain d’après les constatations cliniques sur les foyers extra-urétraux de la blennorragie, c’est que ce corps agit par voie sanguine.

Posologie.

Elle diffère suivant la gravité des lésions, pourra être plus forte chez les malades hospitalisées, alors qu'elle devra être relativement faible chez les malades sans surveillance médicale.

Chez les malades hospitalisées ou pouvant être observées avec soin, P. Durel donne la posologie moyenne suivante par jour :

3 gr. pendant 3 jours ) 2 gr. pendant 3 jours | soit 18 gr. en 9 jours. 1 gr. pendant 3 jours

Chez les malades non surveillées médicalement, traitées à la consultation de gynécologie, nous avons donné une posologie moindre :

3 gr. par jour pendant 2 jours 2 gr. par jour pendant 2 jours | 1 gr. par jour pendant 2 jours

soit 13 gr. en 8 jours.

0 gr. 5 par jour pendant 2 jours

Le médicament a été donné par doses fractionnées: o gr. 90, un comprimé, par prise, en répartissant la dose totale dans les vingt-quatre heures.

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