‹ Chine du sud et de l'estChapitre 57 sur 131 · Macao. (MacaiO · texte numérisé non relu

Macao. (MacaiO

Hôtsls : Boa Visia^ domiuaiil lu ville, 1 rua do Tanquc do Mainato, depuis 8 p. — Hing-kee, 05 Praïa Grande, den. p., petit déj. à 7 h., breakfast à 9 h.^ luucli à 1 1/2, thé à 4 h., dîner â 7 i/i.

Cercles : Civil ; militaire.

Pousse (djinricksha) : l'heure ou fraction d'h., 10 cents (en ville), et 15 c. (tour de la colonie).

Clialse (chair) à â porteurs : la course, 15 c ; G heures, 50 cents: la journée l p.

Poste, télégraphe, câble.

Consulats : de France (Caicada da Paz), d'Angleterre, des Etats-Unis, de Hollande, d'Espagne, de Siain.

Cult3S : Catholique : Cathédrale Se; s. José au séminaire; S. Lawenzo ; etc.

Maisons de jeu : Etablissements principaux : Won^-hang, et Wong-wo. Le gagnant touche au faiitan deux fois sa mise, moins 8 0/0. S'y renoire le soir.

Navigation : Sur Hong-kong. Par H. C. and M. S. C, départ de Macao chaque matin (excepté le dimanche), à 8 heures ; arrivée à 11 h. 1/4 du m. Prix 4 p.

Par la China Merchant, service journalier, dép. à i h. du s. ; pix 3 p.

Par Wingon S. p., dép. chaque jour à 2 h. du s. ; traversée eu 3 h. 1/2 ; prix 2 p.

Sur Canton : Par H. C. and M. S. C, départ de Macao le lundi, le mercredi, le vendredi, à 7 h. 30 le matin ; arrivée à Canton à 3 h. du soir. Prix 5 piast. — Le repas, 1 p. 1/2, servi à 8 h. i/i le m., à 2 h. le s.

Par la China Merchant C*: le mardi, le jeudi, le samedi matin. Prix 4 piast.

Chemin de fer. Le Gouvernement chinois a accordé, en 1003, au Portugal l'autorisation de construire une voie ferrée de Macao a Canton.

Industrie : Bouillerie d'opium. Filature de soie. Manufacture de tabac. Brasserie française.

Curiosités ; Promenade Praia Grande, Aveiiue Vasco de Gama. Tour de la Colonie (3/4 d'h. en pousse). Jardin et Grotte de Cartioëns. Portail de Véglise ruinée de San Paulo. — Le soir ; Maisons de jeu.

Historique. I>s- Portugais, venus aux indes (1497) et à Malaca i 1511) font leur apparition a Canton, en 1514. Ces navigateurs restent ^longtemps les seuls Européens fréquentant les côtes de l'Asie orientale. Ils créent des établissements passagers dans les îles voisines de l'embouchure du Si-kiang, et en 1521, on les sait installés à Sancfan. Les autorités de Canton s'effrayent de ce voisinage, et l'année suivante, malgré les ambassades portugaises chargées de présents, les Chinois refusent à ces « Occidentaux » l'autorisation d'établir des campements dans l'île de Sancian.

Les Portugais se dirigent alors vers le nord, et fondent des colonies à Liampo (Ning-po-iou), puis à Chincheu (Ts'iuan-tcheou-fou), mais ces comptoirs, devenus prospères, sont pillés et les habitants Ç massacrés, à une date non déterminée, entre 1540 et 1548. Ils reviennent sur les côtes du Kouang-tong et s'installent à Lampacao (1550) près des eaux da Si-kiang.

MAOA.Ô âu

La fondation de Macao remonterait à cette époque, mais l'origine et la date de l'établissement portugais varient selon les auteurs.

Si l'on s'en tient aux « Chroniques du Hiang-chan-hien », ce serait en 4553 (d'autres disent 1552 et 1557), que des vaisseaux portugais poussés par un typhon arrivèrent à Macao ; les autorités voulurent les chasser, mais les marchands chinois, dans l'espoir d'un gain facile, obtinrent l'admission de ces étrangers sur le terriloire de l'Empire.

Ljungstedt, dans son « Histoire de l'établissement des Portugais en Chine » adopte cette version et, contrairement aux chroniques de Macao, il considère la suppression des pirates par les Portugais comme une légende.

Cette colonie, créée sans le concours du Kouvernement de Lisbonne, s'administra d'abord elle-même sous la présidence d'un (( Capitao de terra ï> choisi par elle : mais, en 1503, la cour de Portugal nomme gouverneur de Macao lé commandant de la flotte royale qui, périodiquement, vint mouiller dans les eaux chinoises ; le conseil colonial qu'il préside se compose du « Capitaô de terra » et de quatre marchands. Macao est devenue une colonie de la couronne, et en 1580, le pape Grégoire XI il crée pour elle un diocèse.

La fortune croissante de Macao attire les Chinois et avec eux l'intervention des mandarins. 11 faut, à la colonie, pour éviter les incidents graves, faire des cadeaux à ces fonctionnaires qui bientôt les exigent plus nombreux et les transforment en impôt; en 1582, le

gouverneur chinois de la province veut se mêler du gouvernement e Macao, et l'on doit, pour arrêter ses prétentions, lui envoyer de riches présents.

Philippe II, roi d'Espagne, agrandit ses états du royaume de Portugal (1580) et reconnaît a Macao une large indépendance administrative et llnancière.

Les Hollandais, révoltés contre le pouvoir de Philippe 11 et auxquels il est défendu de commercer avec les colonies espagnoles, arment une flotte qui, en ICOl et en 1603, se montre dans les eaux de Macao. Ces actes d'hostilité forcent la cité portugaise à élever des fortillcations qui excitent aussitôt la méfiance des Chinois. Les Macaîstes font de nouveaux présents aux mandarins et olfrent, en 1621, de fournir des troupes à l'Empire aux prises avec les Tartares.

Les Hollandais envoyent une nouvelle escadre, sous Kornelis Reyersz van Derzton, et, du 22 au 24 juin 1622, tentent vainement une attaque de Macao et perdent au moment du débarquement un grand nombre des leurs qui demeurent prisonniers des Portugais.

Peu après, des troubles intérieurs agitent la cité à l'occasion de mesures impopulaires prises par un nouveau gouverneur, Francisco Hascarenhas, qui, dans une rixe, fut, ditH)n, assassiné.

Profitant de ces discordes politiques, les Hollandais se présentent une quatrième fois devant Macao, mais ils sont complètement défaits le 27 août 1627.

Ces attaques contraignent la métropole à augmenter les forces militaires de la colonie ({ui reçoit, en 1628, un a capitaine général. »

La Chine est bientôt ébranlée par les luttes intérieures qui font disparaître la dynastie des Ming et amènent les Tartares au pouvoir ; le commerce diminue et un édit impérial, qui ordonne aux populations maritimes de se retirer dans l'intérieur des terres, met Macao à deux doigts de sa perte. Mais de^ jésuites sont à la cour de Pékin et plaident en faveur de la colonie portugaise,

La situation demeure cependant \aavx\a.\%fe \ \fe ç.vi\sv\svvi\tfe xsi-ïkxV time est à peu près ruiné et les exvftondes <i^ \sxa.\!idA.xN»îè» ^xk^jBû&v^

Page 1