‹ Chine du sud et de l'estChapitre 58 sur 131 · D. CHI.VE · texte numérisé non relu

D. CHI.VE

2B MÂCAÔ

tenrsans cesse. Macao décide d'envoyer une ambassade à l^ckin, mais elle n'amône aucun changement favorable.

K'ang-hi permet, en 4685, aux vaisseaux étrangers de venir trallquer dans les ports de l'Empire, mais sous prétexte de ^surveiller ces bâtiments, une douane chinoise, vexatoire, est établie à Macao.

La maison de Bragance a recouvré le trône de Portugal au xvii" siècle et confirme la charte accordée à la colonie sous la domination espagnole ; un décret publié, en 47ii, par le vice-roi portugais des Indes confère au « Sénat » des pouvoirs si étendus t|u il est en perpétuel conflit avec le gouverneur ou « cai)itaine général. »

I^a lutte devient si aiguë que le vice-roi de Goa doit dofllce nommer un Sénat en 1748; enfin, en 1784, le gouvernement d»' Lisbonne revise la constitution locale.

Les pouvoirs du gouverneur sont étendus au détriment de ceux de 1 Assemblée locale.

Les Chinois ne veulent pas reconnaître ces changements et continuent à s'adresser au Sénat qui doit constamment mtervenir pour juger les cas litigieux de plus en plus nombreux depuis que, vers 1750, les mandanns chinois prétendent se réserver le droit déjuger les criminels portugais.

En 1762, les jésuites ]>ortugais sont expulsés.

En 1802; lord Wellesley, gouverneur général des Indes, envoie du Bengale une expédition a Macao ; les Anglais occupent la colonie jusqu'à la paix d'Amiens (180i) pour protéger la ville d'une attaque;

Ï possible des Français. Maisallnd'éviterune nouvelle garnison anglaise, e Sénat conclut avec le Gouvernement chinois une convention d'après laquelle l'Empire doit défendre Macao en cas d'attaque.

Le 11 septembre 1808, l'amiral anglais Drury se présente devant Macao, jjorteur d'une lettre du Gouverneur des Indes au capitaine général Lemos Faria. Cette visite a pour but l'occupation de la colonie par la marine anglaise. Lemos Faria rappelle la convention de 1802 avec la Chine et fait observer que la présence des Anglais causerait une source de difficultés avec les Chinois, mais ses observations sont vaines et sur les démonstrations agressives de Drur> , Faria doit céder.

Les Chinois apparaissent sur la scène et, le 18 décembre, par l'entremise du sous-préfet de Hiang-chan-hien, signifient aux Anglais d'avoir à quitter le p.avs. Drury se retire.

Les mandarms dépossèdent la colonie de plusieurs points où se; trouvaient des établissements religieux, Oiteng, Ribeira grande, Hibeirinha, Bugio, Taipa, et continuent à empiéter sur les droits de juridiction des Portugais; ils délèguent même un magistrat, t.vt>- Vang, en 1800,qui vient s'installer dans Macao et qui est cause d'unie multitude de conflits ; son pouvoir s'étend, ses exigences augmentent, il arrive à interdire l'importation du soufre et du salpêtre, à empêcher la construction d'une églùse et à défendre aux Chinois de porter les chrétiens en chaises.

La révolution de 1820, qui établit en Portugal un gouvernement constitutionnel, eut son contre-coup à Macao ; il s'y forma deux partis, un constitutionnel et un conservateur ; il y eut au Sénat d»; violentes discussions. Ces luttes politiques provoquèrent des désordres, amenèrent au pouvoir Silva Barbosa et un Sénat constitutionnel (19 août 1822), mais les conservateurs reprennent le dessus et, U\ 23 septembre 1823, ils établissent un gouvernement provisoire qui dure jusqu'en 1825.

Le Sénat, dont les pouvoirs sont réduits à ceux des conseils municipaux, est dissous, le 22 février 1835 par le gouverneur Soares Andréa et n'est pas rétabli.

Pendant la « Guerre de l'Opium >, les Chinois exigent l'expulsion de$ Anglais de Macao, c'est alors que \q C9ip\\;».m« dCxm^ <^c^xn^xv6

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britannique, JQeorge Elliot, propose à lord Palmerston de négocier ( la cession de Macao pour sauver le commerce anglais. Le traîité de f Nankin (29 août 1842) cède à l'Angleterre une station autrement ' avantageuse, nie de Hong-kong (Hiang-kiang.jo.J, qui enlève bientôt à Macao son importance politique et commerciale.

Le cabinet de Lisbonne tente de relever sa colonie asiatique, il libère Macao de la tutelle de Goa ^1844) et crée pour elle et Timor un gouvernement particulier. Un décret du 20 novembre 1845 déclare Macao, port franc, et nomme Ferreira do Amaral, gouverneur. Ce dernier arrive en Extrême-Orient (avril 1846), déterminé à supprimer l'intervention des mandarins et à créer de nouvelles ressources k la colonie. En octobre 1846, une émeute éclate à l'occasion d'impôts établis en remplacement des taxes supprimées, et le Sénat est dissous en 1847.

Amaral calme l'agitation, mais il se heurte contre l'hostilité des mandarins. L'un d'entre eux qui, dans une visite, se permet de critiquer l'administration portugaise, est mis brutalement à la porte du palais, et quelques autres, qui exigent des taxes injustes, sont expulsés de la colonie.

D'autres difflcultés surgissent à propos de tombes chinoises qui sont déplacées pour le tracé d'une route en dehors de la ville ; enfin la suppression de la douane (5 mars 1849) et l'expulsion de ses mandarins (43 mars), provoquent le mécontentement des autorités de Canton et le soulèvement des Chinois. Les Célestes quittent la ville. Macao est mis en interdit par les mandarins et le gouverneur est assassiné, le 22 août 1859, dans une promenade à cheval. C'est le signal de la révolution, les Chinois s'emparent du fort Pak-saleang et bombardent la cité ; tout était perdu sans l'héroïsme d'un jeune officier, Mesquita, qui, avec une poignée d'hommes, reprend la forteresse. Tous les fonctionnaires chinois quittent alors Macao. Cette date, du 22 août 1859, marque l'indépendance véritable de Macao, autonomie qui sera reconnue par la Chine en 1887 seulement.

Le 22 septembre 1874, un typhon cause de grands ravages dans la ville. En 1877, Lisbonne supprime le trafic des coulis, qui s'y faisait depuis 1851, mais cette mesure humanitaire diminue encore les ressources de la malheureuse colonie qui, de plus en plus, doit chercher dans des trafics spéciaux les recettes nécessaires à son budget, c'est ainsi qu'on autorise les jeux, les loteries, la bouillerie d opium, etc.

En 1886, on parle de céder Macao à la France en échanjçc du Congo français, mais l'Angleterre ne se soucie pas de ce voismage et presse l'entente qui doit faire reconnaître par la Chine les droits territoriaux du Portugal sur Macao et sur quelques îles voisines. Le traité du 1" déc. 1887 donne satisfaction à la Cour de Lisbonne.

Gouvernement. Budget. Armée. Clergé. La colonie de Macao, de laquelle dépendent les îlots Tai-pa et Ko-lo-an, Coloane. est administrée par un Gouverneur « Governador », qu'assistent un « Conselho do Governo », et le « Leal Senado da Camara ».

Le budget de 10'ii-02 prévoyait en recette 908.522 piastres ot on dé|>enses 6G6.159 p., soit un boni de 314.342 p.

, Parmi les recettes on voit figurer les loteries de la Miséricorde (60.000 p.), du Vae-seng (60.000 p.), et du Pîicapio (74.900 p.), portées eh 1903 à 145.200 p.); do jogo do Fantan (347.917 p., portées a 375.000 p. on 1903), ; la fabrication de l'opium (130.000 p., portées a 200.000 p. en 1903), la vente du sel (30.600 p.).

Parmi les dépenses : 00.000 p. étaient données eu subventloiv iv Timor, 6.000 p. comme subvention à \\\\ "îvViYN'vç,«È tv. nvia^w^x ^tsvXx^ Macao, Hong-kong et Timor. Le c\ev»^ osV YèU\>ûv\ê v^\ X-^ ^A^\<^>^\\<eL^

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