‹ Chine du sud et de l'estChapitre 60 sur 131 · MACAO · texte numérisé non relu

MACAO

maDdarins de Gantoa, elle est celle aussi de la Véritable indépendance portugaise à Macao.

Au delà, les Chinois avaient élevé en 1573, une barrière, aujourd'hui disparue, pour fermer la presqu'île et retenir les Portugais chez eux.

En revenant sur la ville, par la Estraçla do Coelho do Amaral : une longue digue mène à Vile Verte (Ilha Verde), où a été élevée une fabrique de ciment. A la naissance de ce remblai, la Pagoda das Portas do Gerco.

On rejoint le faubourg industriel où sont installées une filature de soie, et une manufacture de tabac.

La gloire de Macao est Camoéns. ^

Un buste en bronze du poète a été posé sur un socle de flfranit entre d'énormes blocs de rochers, dans le parc de Tcc Inspection du matériel de guerre ».

Camoëns, né en 1524, fut exilé de Portugal pour s'être épris d'une dame d'honneur de la cour de Jean III. En 1553 il partit pour les Indes où il se fit remarquer par une satire sur le vice-soi de Goa qui l'envoya aux Moluques ; enfin il obtint un emploi à Macao, On dit que pendant une traversée, son navire fit naufrage à l'embouchure du Mé-kong, et que le poète dut gagner la côte a la nage, tenant dans la main droite le manuscrit des Lusiades, et nageant de l'autre, il mourut à Lisbonne en 1580.

Des étrangers ont tenu à chanter les louanges du poète, et ont placé des inscriptions en diverses langues. Des vers français s'y remarquent entre tous. Ils portent la date du 30 mars 1817 :

Patané, lieu charmant et si cher au Poète,

Je n'oublierai jamais ton illustre retraite :

Ici Gamoès, au- bruit du flot retentissant,

Mêla l'accord plaintif de son luth gémiss;mt.

Au flambeau d'Apollon, allumant son génie,

11 chanta les héros de laLusitanie.

Du Tage à l'urne d'or, loin des bords paternels,

De Bellone il cueillit les lauriers immortels.

Malheureux exilé, cet émule d'Homère,

Acheta son génie au prix de sa misère.

11 posséda, du moins, pour charmer ses douleurs.

Les baisers de l'Amour et les chants des neuf Sœurs,

Lusus et les Chinois honorent sa mémoire ;

Le temps qui détruit tout, agrandira sa gloire.

Moi qui chéris ses vers, qui pleurais ses malheurs,

J'aimais à saluer ces bois inspirateurs;

Je visitai cent fois cet humble et noble asyh».

Dans ta grotte, ô Louis, mon cœur fut plus tranquille.

Ajçité plus que toi, je fuyais dans les champs

Et le monde et mon cœur, l'envie el V^^ V^vv\.w«>.

B2 macâo

Au grand Louis de Câmoés, portugais, d'origine castillane,

Voyageur religieux. Soldat et Poète exilé,

L'humble Louis de Rienzl français, d'origine romaine,

Voyageur religieux, Soldat et Poète expatrié.

De ce jardin, silencieux, planté de grands banians et de frêles bambous, on aperçoit, à travers la feuillée, Tlle Verte et le vaste Océan, mais si Ton s'avance jusqu'à la terrasse, on voit avec regret, au pied du rempart rocheux, un quartier populeux aux toits toujours gris, aux murs sombres, dans lequel vit tout un monde de Chinois.

Ce lieu paisible fut la retraite de Louis de Camoëns ; c'est là qull termina les LusiadeSf poème où il chante les gloires de son pays.

San Paulo, dont il ne reste plus que le portail, est précédé d'un vaste escalier de pierre, qui, autrefois, conduisait la foule recueillie à l'ancienne cathédrale. Saint-Paul, fut bâtie de 1594 à 1602 par des ouvriers japonais dirigés par des jésuites portugais.

On découvre encore cette inscription :

ViRGiNi Mâgnab Matri GivrrAS Magaensis LiBENS Posurr an 1602.

Ce monument fut brûlé par des Chinois fanatiques dans la nuit du 27 janvier 1835. Le feu détruisit l'ancien couvent, puis l'intérieur de la basilique, enfin quelques habitations voisines, cependant il laissa presque intacte la façade en granit de l'église avec ses statues, ainsi que les murs latéraux qu'on abattit en 1838.

Les restes de l'église sont du style gi*ec ; trois portes sont percées sur la façade; elles sont entourées* de piliers d'ordre ionique, continués par autant de colonnes du style corinthien, entre lesquelles ont été ménagées cinq niches. Au-dessus de la porte principale la Mater Dei, dont on lit encore l'inscription.

Une statue du Christ, la figure mutilée. A gauche, un navire du xvr siècle, et la Vierge le protégeant. A droite, une Vierge triom-

g hante ayant a ses pieds le dragon. Vers le sommet, la statue de AiNT Paul, au-dessus duquel la colombe déploie ses ailes.

Une jolie route, bien entretenue, traverse la presqu'île dans son milieu, c'est l'ancienne « Estrada da Flora », appelée aujourd'hui Avenida Vasco da Gama.

Excursion aux soui-ces thermales de Yo-raak ; 1(J milles par steam-launch.

SAN-CBfOUEI 33

S. De Canton à Won-tcheou-fou

Services de bateaux, voir p. 14 Canton.

Les bateaux font escale à Kan-t^heou (Kam-tchok, c.),70 milles de Canton, — à San-chouei (Sam-soui, c), — à Tchao-k'ing (Gliiouliing, c), 125 m., — à To-k'ing (Tak-hiug, c), 175 în., — avant d'arriver k Wou-tcheou.

Fo-olian-t'mg (Fat-chan, c), chef lieu d'arrondissement de la préfecture de Ganlon, dans une région très riche et pittoresque.

Fo-chan forme, entre les sous-préfectures de Nan-hai (Nam-hoi, c, Canton) et de San-chouei, un f ing, de création récente, administré par un t'ong-tche ou préfet secondaire.

San-chouei-hien (Sam-soui-un, c; Sam-shoui, des Douanos.) « Les Trois cours d'eau ». Cette sous-préfecture est située à la tête du delta de Canton, à la jonction du Sl-kiang « Fleuve occidental » et du Pei-kiang t Fleuve septentrional ». Ici les eaux forment de nombreuses ramifications h travers un pays d'alluvions ; le principal s*infléchit vers le S. et va se perdre dans la mer à l'O. de Macao, d'autres canaux se dirigent vers Canton.

s la dynastie Han (i02 av. J.-C à 220 ap. J.-C), territoire des us-prefectures (bien) de P'au-yu et de Sseu-houei, dépen-

sons deux sous-

dant du kiùn ou département de Nan-hai. A fait partie, depuis les T'ang et les Song, du territoire des deux sous-préfectures de Nanhai (dépendant de Kouang-tclicou) et de Kao-jrao (dépendant de Tchao-k'inK). Les Ming y établirent une sou s- préfecture, entre les années 1567 et 1572, et celle-ci a été maintenue par la dynastie actuelle dans la dépendance du Kouang-tcheou-fou (Canton).

Les murailles de San-chouei ont été construites sous les Ming, en 1527, et réparées au milieu du xvir siècle. Elles ont quatre portes et plus de 2 kilom. de développement.

Le port fluvial fut ouvert au comnicrc<» étranger, le 4juin 1897, par la convention sino-anglaise, à ])roi)os des frontières de Birmanie. Le commerce de cette place est de 3 millions de taMs environ. Consulat d'Angleterre.

On pénètre dan3 le Si-kiang. Sur la rive g., un canal de 000 à 800 m , creusé de main d*homme sert de déversoir au lleuve et, lors des grandes crues d'été, jette dans le Pei-kiang le trop plein de ses eaux.

L'aspect du pays se mod\^e -, a VYvoYVT^citv ^^^^ix^\^^^^"^

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des hauteurs ; on entre bientôt dans le petit défilé d*A'pok*eou.

Le fleuve B'étale ensuite dans un lit de plus d*un kilom. de largeur; à distance de la rive dr., parallèlement, une chaîne de hauteurs; sur la rive opposée et à quelques kilom. dans le N., on remarque un amoncellement de collines et 4e montagnes qui de loin paraissent être superposées les unes au-dessus des autres, mais quî, en réalisé, sont séparées par des vallons. Dominant l'amas montagneux, s'élève le pic de Ting-hou- chan «montagne du lac du sommet» 'd*une altit. de 1,400 m. D'après les auteurs chinois, il y avait jadis au sommet un petit lac qui n'était jamais h sec : aujourd'hui, on n'y voit plus qu'un tombeau.

Dans un joli bois sombre, étendu le long de la croupe d'une de ces collines, véritable oasis au centre d'une nature dénudée, aride et abrupte, se trouve caché, sous un voile de verdure, le temple appelé ICing-yun-sseu « Temple des nuages fortunés. »

l. Huart ( Si-hiang) dit ; « En quittant le rivage pour se rendre au temple, on côtoie d'abord un petit cours d'eau Bien ombragé par des arbres antiques. Après une certaine distance, il se termine par un torrent, ancienne ligne d'érosion, dont on suit les bords. Un sentier rustique circule en méandres au milieu des champs de riz, serpente sur les flancs des collines ou dans les vallons, traverse le torrent où des rocs aplatis, disposés à dessein, servent à poser les pieds sans se mouiller, puis enfin gravit un escalier de marches de granit, humide, glissant, sous un dôme de feuillage ; c'est l'entrée au bois qui entoure le temple : on y pénètre ; là, les arbres, diverses essences, sont si serrés et si feuillus, qu'on se trouve dans une demi-obscurité. Sous la feuillée, le sentier s'élève en tournant, puis se divise : à e., il mène au a Temple des nuages fortunés» ; a dr., au « Bassin ae l'eau qui vole », c'est-à-dire à une cascade. Ici et là, des kiosques où le pèlerin et le voyageur fatigués peuvent se reposer un instant.

« ICing-yun-sseu. — Après avoir gravi une série d'escaliers en

granit, et deux terrasses d'où l'on jouit d'une vue splendide sur le ois et le pays avoisinant, on franchit la grande porte et, en face, on voit le corps principal du temple, très propre, bien entretenu, orné de statues de la trinité bouddhique : à g., la salle de réception où les bonzes offrent au visiteur du thé, des fruits frais, secs ou confits. Deux larges peintures représentant des sîtes de la localité y sont appendues. Inscription chmoise : « La source limpide coule sur les rochers ; la lune éclataute brille à travers les pins. » — En face, le réfectoire des bonzes (ils sont une centaine). — Au-dessus du bâtiment central, l'autel de la déesse Kouan-yin (voir R 4, de Mong-tseu à Che-p'ing) ; des petits temples annexes, les cellules des bonzes, des cuisines : c'est un dédale de couloirs, d'escaliers étroits et sombres, un labyrinthe de constructions. Le temple, dans toutes ses parties, est aamirablement entretenu : les bonzes ont

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des revenus considérables ; ils possèdent presque tous les cliamps voisins, qu'ils font cultiver par des fermiers.

« l.a Cascade, — Par le chemin de droite, on arrive à la cascade annoncée par le fracas des eaux, semblable, disent les Chinois, au rugissement du tigre. A Tépoque des pluies, elle offre un spectacle grandiose et magnifique. Par un seul vomitoire, élevé de 60 m. environ, les ondes se précipitent, s'élancent, tombent en écumant sur des rochers noirâtres qu'elles ont polis, puis rebondissent sur d'autres en longues gerbes et, de gradins en gradins, viennent mourir au pied dans unbassin naturel, nappe de crisial. En s'épanouissant, les gerbes impétueuses lancent des flocons légers, diaphanes, qui voltigent, forment un nuage de vapeur — un « store d'eau » (chouei-lien), dit le poète chinois. 11 faut voir la cascade le matin, avant que le soleil ne projette sur elle l'ombre de la montagne. Sa draperie humide se présente alors revêtue de liant en bas des brillantes couleurs de l'arc-en-ciel. C'est devant elle que, eu temps de grande sécheresse, on vient invoquer le Dragon, dispensateur de la pluie, habitant, dit-on, le bassin inférieur. Un mandarin, délégué des autorités de Canton, tue alors un chien noir, dont le cadavre encore chaud est jeté dans l'eau en même temps (|u'un gros poisson apporté de la capitale de la province : on y plonge aussitôt un soc de charrue rougi au feu, et, pendant que des bonzes récitent les prières de circonstance, l'envoyé remplit un vase de porcelaine avec de l'eau prise dans la source. A Canton, les mandarins viennent recevoir cette eau en cérémonie, et la portent processionnellement au temple du Roidragon. Là, le vase est déposé devant l'image de cette divinité, puis Peau est mise dans de petites cruches et répandue à terre. Des enfants aspergent le sol au moyen de branches vertes plongées dans Peau sacrée. Ces gouttes sont les germes de pluie, si ardemmenl désirée par les champs altérés. »

Heoii'liy li-kin, commande les Gorges de Tchao-k*ing, fractionnées en deux ou trois défilés en aval et en amont de ïchao-k'ing.

On pénètre dans ces gorges par \QLong-men «Bouche du Dragon ». Le fleuve resserré n|a bientôt plus que 250 m. de Urgeur, mais le courant est rapide et les eaux profondes. De chaque côté sont d'immenses rochers, en muraille taillée à pic, ayant une hauteur de 200 à 500 m., dénudés, amoncelés les uns au-dessus des autres. Ce premier défilé a une longueur de quatre milles ; il est appelé Ling-yang-hia (Ling-yong-hap, c.) « Gorge du Chamois », parce que la tradition prétend qu*un chamois y fut jadis métamorphosé en rocher.

Un récif aux formes bizarres, au sommet d'une colline, est connu sous le nom de la « Femme qui attend son mari ». Vue du fleuve, cette masse rocheuse présente, en effet, une certaine ressemblance avec une figure de femme dont la tête serait légèrement inclinée.

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% KÔUANG-TO^ÎG

« On raconte, dit 1. Huart,qu'il y a plusieurs siècles, une femme, épouse fidèle et dévouée, attendit vainement son mari, qui s'était rendu pour aflTaires dans la province voisine du Kouang-si. C'était, à cette époque, un long et périlleux voyage. On crut que le voyageur était tombé dans quelque embuscade. A dire vrai, il s'était laissé séduire par les charmes d'une jeune fée qui, après l'avoir ensorcelé, le transforma en pierre pour l'empêcher de retourner dans son pays. La femme attendit vainement son retour et, brisée par le chaygrin, elle flnit par être transformée en pierre. »

Tchao-k'ing-fou (Chao-k'ing, des Douanes ; Chiouhing ea cantoaais, que les Anglais écrivent Sbiu-hing), 25,00J h , chef-lieu de département, résidence d'un tao-fai, ou lieutenant gouverneur, d'un préfet duquel dépendent 12 arrondissements, et du sous-préfet du Kao-yao-hien.

A l'époque des « Tributs de Yu » (2200 av. l'ère chrét.), frontière méridionale du Yang-tcheou. A celle des « Royaumes combattants » (iir siècle av. J.-C), territoire des Po-yue. Sous les Ts'in, dépendance des trois kiun ou départements de Ts'ang-wou, de Nanhal et de Ho-])*ou. Pendant la période des « Trois royaumes » CHi à 280), le pays appartenait aux Wou, qui le partagèrent entre le Kouang-tclieou et le Kiao-tcheou (Tonlân). Cet état de choses fut maintenu par les Tsin (28d à 449). Eii 4^i, les Song rattachèrent cette région au Nan-hai-kiun. Au début du vi* siècle, les Leang y créèrent le Kao-yao-kiun, qui fut supprimé par les Souei et remplacé par le Touan-tcheou (589). Celui-ci nt place, vers l'an 605, au Sin-ngankiun. Sous les T'ang, en 621, le nom de Touan-tcheou fut remis en vigueur; abandonné en 742 pour celui de kiun de Kao-yao, il fut repris en 758. En 862, eut lieu le rattachement au tao ou cercle Oriental de Ling-nan. La dynastie cantonaise des Han du Sud posséda le pays à 1 époque des « Cinq dynasties » (907 à 959). Sous les Song, le Touan-tcneou dépendit du Ibu Oriental de Kouang-nan. En 4100, on y établit le kiun-tsie-tou. ou territoire militaire de Hingk*ing, qui devint, «n 4418, le département (fou) de Tchao-k*ing. Les iMongols Yuan en firent le lou du même nom, dépendant du Kouang-si (4279), puis du Kouang-tong-tao (4280). Le fondateur de la dynastie Ming lui rendit son appellation de fou, ressortissant au pou-tchen^-cne-sseu du Kouang-tong. La dynastie actuelle agrandit .son territoire et le nombre de ses sous-préfectures.

Jusqu'en 4664. Tcliao-k'ing fut la résidence du vice-roi des Leang- Kouang « Deux Kouang » ; à cette date, le gouvernement alla s'installer a Canton.

Ce fut à Tchao-k'ing que le P. Matteo Ricci, jésuite, un des plus célèbres pionniers du christianisme en Chine, fonda une des plus anciennes missions catholiques du Céleste Empire. Ricci (4552-4640), débarqué à Macao en juillet 4579, obtint des magistrats chinois de venir habiter Tchao-k'ing, en 4582, où il éleva une maison et une chapelle en dehors des murs, sur le bord du fleuve, mais il n'y demeura que quelques années, avant de se rendre à Chao-tcheou-fou sur le Pei-kiang.

Tchao-k'ing est situé sur la rive gauche et entre les deux gorges du ^i-kiang, dans une petite plaine 1 mitée au N. par une ligne de hauteurs dénudées, d'une altitude d'eur \ircn mille mènes.

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en son honneur, et font éclater des pétirds ; c'est

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N. par une ligne de baateure dénudées, d*ane- alUtude d'en? \ircn inilld iiioîics.

StN-HING-HlEN 37

La cité est ceinte d'un mur de deux kilom. de développement, construit au début du xii* siècle, mais la ville est bien d<,chuede son ancienne splendeur et malgré ses nombreux ya-men et ses rues dallées, une grande partie de la « cité officielle » est inhabitée, couverte de ruines et de décombres au milieu de terres en friche.

Le long du fleuve s'étend, par contre, un faubourg animé) populeux, où se concentre tout le commerce.

Excursion aux TsH-sing-yen c Collines des sept étoiles », appe- . lées par les résidents de Canton Marble Rocks.

« Derrière la ville, dit Imbault-Huart <le Si-kiany\ à 2 h. \li de marche à travers des rizières, se dressent dans la plaine, sept récifs calcaires isolés, les Ts'i-sing-yen. Ils ont environ 60 m. de hauteur. Des buissons et des arbustes croissent dans les crevasses et les interstices des roches sombres. Sur les parois presque à pic sont perchés de pittoresques petits temples. On y monte, non sans difficulté par des gradins taillés dans le roc. L'une de ces masses rocheuses renferme une vaste grotte, nommée Hei-twg « Caverne noire >> par les indigènes, ornée de superbes stalactites produites

§ar la llltration de l'eau à travers la voûte calcaire. Là se trouvent eux rochers, la « Cloche de pierre » et le a Tambour de pierre », qui, lorsqu'on les frappe, resonnent, l'un comme une cloche, l'autre comme un tambour. Un autre a la forme d'un dragon, animal fantastique. Les parois de la grotte étaient jndis couverts de Soésies et d'inscriptions, vanlant les beautés du lieu, gravées par 'illustres poètes cninois. La main du temps les a presque toutes etïacées. Des ligures de Bouddha sont sculptées dans les rochers. La grotte, se rétrécissant, s'enfonce dans le roc : elle a, dit-on, cent mètres de longueur. »

Dans l'E., le pic de Ting-hou-chan où est le K'ing-yun-sseu (voir p. 35). On peut s'y rendre après l'excursion aux Marble Rocks.

Sur la rive droite, une rivière débouche dans le Si-kiang. Cet affluent devient navigable pour les sam-pan à Sin-hing-hien, sous-préfecture à 53 kil. il"! dans le S-S.-O. de Tchao-k'ing-fou. La ville est ceinte d'une muraille, percée de cinq portes, et construite en 4130, sous les Song, sur une longueur de 14.800 pieds.

Les Han y établirent le Lin-yun-hien. En 351, furent créés, par les Tsin orientaux, le Sin-ning-kiun et le Sin-hing-hien. Ce dernier devint, sous les Leang, le Sin-tcheou, supprimé, puis rétabli en «)2l

Sar les T'ang, et de nouveau par les Song. Sous les Mongols : lou e Sin-tcheou (1271)), puis simple tcheou, dont les Ming tirent un bien de Sin-hing, qui a dépendu, depuis, du fou de Tchao-king.

A 16 milles au-dessus de Tchao-k'ing, le bourg de Louk-po, C'y puis, 10 milles plus loin, You-tching^ c, où a été élevé, à la sortie de la dernière gorge, le temple dédié ù la « Mère des Dragons ». Les bateliers brûlent du papier en son honneur, et font éclater des pfe\,'\Tà."à *, çI^^V ^i^\<i,

âô kOÙANQ-TONâ

pagode célèbre, et Ton y vient de très loin en pèlerinage, le 5 de la huitième lune.

Dans cette région, on récolte un thé assez estimé.

En amont," on traverse encore un assez beau paysage; sur la rive dr. les collines sont dénudées, mais sur celle de g. on longe de nombreux massifs calcaires.

Sur la rive droite, un affluent descend de la préfecture de Lo-ting-tcheou.

Dans ce petit bassin secondaire se trouve la petite sous-préfecture de Tong-ngan-hioD, dont les murs, percés de trois portos, furent construits en 1577 sur un périmètre de 3.840 pieds ctiinois.

Sous les Han, territoire du Touan-k'i-hien. et sous les Tsi», du Tsin-k'ang-kiun. Sous les T'ang (624): Nan-kien-tcheou et (634) Yaotcheou. Dépendit, sous les Song méridionaux, sous les Mongols et sous les Ming jusqu'en 4577, du fou, du lou ou du tcheou de Tok'ing. A cette dernière date fut constitué le Tong-ngan-hien, qui rélève du Lo-ting-tcheou.

Plus loin, vers le S.-O., dans une région montagneuse, la préfecture de Lo-ting-tcheou, aux murailles ayant 6.600 pieds de tour, coQ&truites en 1453, modiilées en 1600 et augmentées en 165$. Trois portes.

Sous les Han, territoire du Touan-ki-liien, dépendant du kiun da Ts'anj(-wou. Sous les Tsin: Tsin-k'ang-kiun ; sous les Ts'i : Kouang-hi-kiun : sous les Leang : P'ing-yuan-kiun ; sous les Souei: Long-cnouei (598), puis Yong-hi-kiun. Les T'ang y établissent le Long-tcheo». Possession des Han méridionanx pendant la période dite des « Cinq dynasties ». En 1576, est constitué le Lo-ting-tcheou, qui a toujours relevé depuis directement du Kouang-tong.

To-k'ing-tcheou (Tak-hing-tchao, c), chef-lieu [d'arron ■ dissement.

La muraiHe de la ville a plus de 3 kilomètres de longueur et 5 portes. Elle remonte à l'an 1050 environ ; revêtue de pierre au commencement des Ming, elle a été plusieurs fois réparée sous la dynastie actuelle.

Les Han y établirent le Touan-k'i-bien, dépendant du Ts*anfr-woukiun. En 351, partage pour la création du Tsin-k'ang-kiun. En 523 nouveau partage et formation du kiun de Leang-sin. A l'avènement de la dynastie Souei (581), ce département fut supprimé et rattaché au Touan- tcheou. Les T'ang, en 6:21, rétablirent, au Touan-k'i-hien, un tcheou de Nan-k'ang, ainsi qu'un lou-tou-fou. En 626, suppression du tcheou et rétablissement, l'année suivante, sous le" nom de K'ang-tcheou. En 742, cette appellation est abandonnée pour celle de Tsin-k'ang-kiun ; puis celle de K'ang-tcheou est reprise en 758, et la circonscription est placée sous la dépendance du Lmg-nan-tao. A Tépoque des « Cinq dynasties ». elle appartient à la dynastie cantonaise Û9S Han méndionaux (milieu du x* siècle). En 972, les Song suppriment le tcheou et le font dépendre, comme sous- préfecture,

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