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KOUANG-TCHEOU-WAN

hai-kiun-tsie-tou. Les Mongols en firent, de nouveau, le K'îongtcheou ; puis (1329) le ngan-fou-sseu de K'ien-ning. Forme le fou de K'iong-tcheou depuis les Ming (1308 et, déllnitivement, 1370).

La rivière est dans Test, à dix minutes de là. Ce cours d'eau est navigable jusque vers Deing-an,A, (Ting-on, c.)

Hai-nan ou Sud maritime relève de la province du Kouangtong. Sous les Mongols, l'île était divisée en deux lieulenances, le Hat-pei et le Hai-nan. C'est ce dernier nom qui a prévalu dans les géographies européennes, quoique de nos jours cette expression soit tombée en désuétude chez les Chinois qui, depuis 1370, désignent cette terre insulaire du nom de la prcfeciure, Kiong-tcheoufou, dans la langue de Pékin.

On cite le passage d'une mission franciscaine en 1584 et celui de Purefoy en 1804 ; ces visites furent provoquées par des naufrages ; enfin, au xix' siècle, Mailfalt, Swinhoe, Madrolle, ont laissé des renseignements géographiques sur cette île.

Hai-nan est divisé en dix districts relevant du tao-t'ai et de deux préfets, l'un est le tche-fou de K'iong-tcheou, duquel dépendent 8 sous-prefets : ceux du K'iong-chan-hien, du Tch'eng-mai-hien, du Ting-ngan-hien, du Wen-tch'ang-hien, du llouei-t'ong-hien, du Lohouei-nien, du Lin-kao-hien et du Tan-tcheou ; le second mandarin réside a Yai-tcheou; il exerce une active surveillance sur les poputations aborigènes; sa préfecture porte le nom de Tch'e-Vi et 5 arrondissements relèvent de son pouvoir: ïch'ang-houa-hien, Wan-tcheou. Lin^j-chouei-hien, Yai-tcheou et Kan-ngen.

La partie chinoise comprend la périphérie de l'île ; elle a été colonisée par des gens de Soua-tao et d'Amoy; c'est le hok-lo, ici fortement influencé par la proximité du parler thai, qui est la langue étrangère la plus répandue dans les campagnes ; au contraire, le dialecte cantonais se parle surtout dans les ports.

La région centrale est montagneuse ; c'est là que les anciens propriétaires du sol, les autochtones, de race thai-chan et miao,ont trouvé le salut de leur race et de leur langue devant l'invasion pénible et lente, mais ininterrompue du peuple chinois par les vallées.

La sortie du détroit de Hai-nan est rendue difficile par la présence de plusieurs bancs sur lesquels la mer vient déferler avec bruit.

Les bâtiments changent ensuite de direction pour gagner la haie de Kouang-tcheou-wany située au nord de la presqu'île de Lei.

On laisse sur la gauche l'Ile Nao-tcheou, ou Nao-tsao, c, Nao-tsiou, h. y 20,000 hab., terre française.

L'atterrissage de Nao-tcheou (écrit parfois et à tort Nau-chau est réalisé par un feu de troisième ordre, petit modèle, à éclats équidistants blancs, toutes les cinq secondes; sa portée, par temps moyen, est de 28 milles.

*Ce fut dans cette île ques'arrê\a VexïvpexftWT'YQXi^wA^^Xi^^'aN'îk.wX dernier représentant de la dynastie, de ràCftc\v\\io\^ft,*è>ç>wç,.>\ ^«es-a.^ périr,

Soles (le Koubîlai khan, dans les eaux voisines de Canton et de tacao.

L'île Amphitrite ou Tonghai « mer orientale » (Tongboî, c. ; il est incorfect de dire Tan-hai), apparaît, bordant la grande passe vers le sud, taadis qu'à l'opposé^ la terre de la Rigaudière est la première du groupe des Aigrettes qui ferme la baie de Kouang^cheou et la sépare de la rivière venant de Kao-tcheou-fou. Dès l'entrée du goulet et sur la droite le Monre du Bouquet; c'est à cet endroit qu'un établissement français fut installé lorsque VAmphitritey vaisseau de la Compagnie royale de la Chine (1), vint hiverner dans cette rade, du 16 novembre 1701 au 10 mai 1702. — Le Kouang-tcheou-v^an et les côtes qui mènent jusqu'à Canton furent reconnus et relevés, dès cette époque, par les Français.

L'alignement conduisant à l'entrée du goulet est donné par fie feu d'atterrissage de Nao-tclieou et par un feu Mxe blanc de quatrième erdre, placé au pied de la côte nord de Nao-tcheou et très proche des grands fonds.

L'entrée de la baie de Kouang-tcheou-wan est indiquée par deux feux placés respecUvemcnt à hi pointe S.-O. de la colline Verte et sur un haut fond de 4 mettes, placé à tribord du chenal.

La passe principale constitue un goulet de 2 kil. et demi de large sur 8 env. de long, puis on pénètre dans une vaste baie mesurant 16 kil. de l'O. à l'E. et 8 kil. du S. au N. Au loin sur la gauche, dans TO. de Tong-hai, le Chenal de V Estoc fait encore communiquer la rade avec la pleine mer; sur la droite, plusieurs canaux conduisent au Chenal des Aigrettes qui permet aux jonques de remonter l'important cours d'eau qui mène dans la préfecture de Kao-tcheou.

Sur la côte orientale de Tong-hai, la colline de Yu-ts'oui^ ling « Hauteur à la luxuriante végétation » (Youk-soui-ling, c, ~ que les marins ont francisé d'une façon originale en mont Jâcquelin).

La France s'est fait céder la baie de Kouang-tcheou et les terres voisines par la convention franco-chinoise du 10 avril 1898. La prise de possession eut lieu le 'i± suivant, mais les limites ne furent déterminées qu'en déc. 1899. Lasuperdcic du territoire est de 842 km. q. ; elle contient 809 villages peuplés de 180.000 Chinois, parlant les uns, vers Wou-tchouan-men, un patois cantonais, les autres, vers Leitcheou-fou, un dérivé holc-lo. L'administration est répartie en trois circonscriptions : La première comprend six huona^ 65,100 hab., SSO villages et 3S8 kmq. ; le chef-lieu est Tche-k'an. La seconde est su))dlvisee en deux huong, 60,600 hab., 305 villages ; â3â kmq.]

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choMleu, P'o-tao (l.J. La troisième comprend les îles Tone-hal et Nao-tcheou : 54.200 habit., S84 villages, 288 kmq. ; une résidence administrative a Tan-chouoi (Nao-tcheou).

Les établissements français se sont élevés au N. de la baie sur les deux rives d'un large goulet qui s'étend sur une longueur de 35 kil. à l'intérieur: Hai-t'eou (Hoi-tao, c.) ou Fort-Bayard, à l'O. est déjà une cité avec ses nombreux casernements et ion église ilanquée de tours de 25 mètres de haut ; Kouang-tcheou-p'ou, ou Port-Doumer, sur la rive E. est la ville commerçante et le chef-lieu de la colonie : c'est là que doit être construit le port et qu'aboutira le chemin de fer du Si-kiang.

Le trafic maritime de la colonie représente déjà 18 millions de francs, mais le commerce est encore entre les mains des Chinois et se fait principalement à TcfCe-Kan (Tcbekhom, c), près de la frontière N. du territoire concédé.

Excursions: De Hoi-tao, c, à Tche-kan, bonne route. 14 kil. — Au lac de la Surprise, 4 h. à l'aller. Le palanquin 50 cents à 1 piastre pour la journée. — De Port-Doumer à Po-tao, c, 10 kil., bonne route.

Navigation : Cie de nav. tonkin.. Sur Hong-kong, ou sur Hoihao et Haï-phong, tous les 14 jours.

Les maisons Sculfort et Lemaire ont des services sur Hongkong, Macao et Canton.

Norddeutscher TA. Sur Hong-kong ou Hol-hao, service hebdomadaire.

Maisons françaises : Glialx : Baudet.

En quittant la baie de Kouang-tcheou, le vapeur marche parallèlement à la côte. Avant d'atteindre les chenaux qui conduisent à Canton, les Iles St-Jean dont les deux principales sont Cheong-tchuHj c, ou Sawcian, et Ha-tchun^ c. Ces terres, de formation volcanique, sont élevées et couvertes de bois.

Sancian est la plus importante; elle possède un mouillage^ que les Portugais utilisaient dès 1521. En 1551, François Xavier, revenant du Japon, fit escale dans la baie septentrionale que des Portugais appelaient Tamao; l'apôtre des Indes y revint, à la fin de 1552, dans l'espoir de pénétrer en Chine et faire des conversions ; malheurflusement, il n'eut pas le

(1) (if. Cl. Mahrolle: Les Premiers voyaqes français à la Chine. La Compagnie de la Chine, 1698-1719. Paris, 1901, chez Challamel.

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temps de mettre ses projets à exécution ; il mourut le 17 février 1553 dans la petite baie de Nim-iu, c, après un séjour de deux mois et demi à Sancian.

Une chapelle, — pothiquc k l'oxlôrieur. mais mi'îlaugé d'art grec à rintériour, — fut Ml(l^;e sur la tombe do St-François-\avier ; elle fut inaugurée le 25 avril 1809. Derrière, sur un piédestal de 10 met, la statue de Xavier.

Les approches de H ong-kon g sont semées d'îles rocheuses: à gauche, les Ladrones par le travers de l'embouchure du Tchou-kiang qui descend de Canton; à droite, le chapelet des Tai-pong et des Le-ma.

Après avoir laissé dans l'E. la grande Lan-tao, on pénètre dans la rade de Hongkong ; sur le continent, la cité de Kaolong, c. (Kowloon, a.); dans Tî'e, la ville de Victoria, dont les maisons s'échelonnent sur le flanc du rocher, au sommet duquel est le sanatorium du Peak.

S.DeKouang-tcheou-'wan à Kao-tcheou-fou

418 kil. Le trajet se fait en palanquin. De Kouang-tcheou à Wong-po, 30 kil. Moui-lok, 17. Fa-tchao, 33. Nam-tchang, 15. Kao tcheou-fou, 23.

En quittant Kouang-tcheou-oian^ on traverse d'immenses plaines. P'o-Ceou (Po-tao, c), chef-lieu d'une circonscription française. On quitte le territoire français, puis on arrive à Wang-p'ou (Wong-po, c), port fluvial important sur la rivière descendant de Kao-tcheOu-fou.

Au S. de ce bourg et sur la rive g., la sous préfecture de Wou-tch'ouan-hien (Nge-tchuu, c), ville close de mur? de 5.800 pieds d'étendue, percés de quatre portes et construits sous le règne du premier empereur Ming (1368 à 139H). ,

Sous les Hau, territoire du bien de Kao-leaiig. Les Souci lui donnèrent son nom actuel, qui a toujours été maintenu, quoique la sous-préfecture fût rattachée sucessivementauKao-leang-kiun,puis au Lo-tcheou (sous les T'ang) et au Iloua-tclieou (dynasties Song et Yuan). Depuis 1375, elle ressortit au fou de Kao-tcheou.

Les plaines sont cultivées en rizières, le fleuve se couvre de jonques qui remontent jusqu'à Moui-lok, c, grand marché au confluent d'un cours d*ea\i venant de TE.

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En remontant le fleuve, qui descend de la région montagneuse de Sin-yi-hien, Houa-toheou (Fa-tohao, c), sous-preture, entourée de murailles de 5.630 pieds de long, pourvues de deux portes et édifiées sous les Song, pendant les années chao^bing (1181 à 1162).

Sous les Han, hien de Kao-leaug, dépendant du kiun de Ho-

Ç'ou: sous les Leang, Lo-tcheou et Che-long; de même sous les ang ; puis (6â3) Nau-clie-tcheou. puis (((35) Pien-tcheou, puis Lingchouei-Kiun et lliun-tcheou (905). A l'époque des v Cinq dynasties », ttt partie des domaines des Han méridionaux, sous le nom de Pientcbeou. En 980, les Song inaugurèrent Tappelation de Houa-tcheou,

aui devint celle d'un lou sous les Mongols (1378). Les Ming(i370) en rent le Houa-tcheou-fou, abaissé au rang de tcheou, cinq ans plus tard, puis, à celui de hien (1376). Rétabli comme tcbeou, en 1381; n'a pas cessé depuis de dépendre, comme tel, du fou de Kao-tcheou.

La vallée, toujours bien cultivée, est peuplée.

Nam-tchanÇj gros village.

Kao-tcheou-fou (Ko-tchao-fou, c), est la résidence d'un tao-t*ai, d'uii préfet et du sous-préfet du Mao-ming-hien. La ville, située sur la rive gauche du cours d*eau, est entourée d*une muraille, construite au commencement du rèj^ne hongwou (1368-1398), ayant une longueur de plus de 3 Ji ; cinq portes.

Sous les Ts'ln, faisait partie du Nan-hai-kiun et, sous les Han, du Ho-p'ou-kiun (Kao-leang-hien Le nom de Kao-tcbeau apparaît sous les Leang (50i-557) ; abandoimé, puis repris par les "Tanç, il ne désigna généralement qu'une partie du département actuel. A l'époque des « Cinq dynasties », dépendance des Han méridionaux. Sous les Song : Kao- leang- kiun. Les Mongols y établirent (1278). le lou de Kao-tcheou, relevant de la province du Hou-kouang. Devenu Kao-tcheoQ-fou sous les Ming, a toujours été rattaché depuis à la province de Canton.

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