HAI-MAN
Ile de Hat-man.
L'entrée du détroit de HaUnan est annoncée par deux phares, l'un au cap Garni, depuis 1805» le second dans l'iU de Hai-nan (Lamko Light), élevé en 1894. Du paquebot, on aperçoit par beau temps les deux rivages qui limitent le canal, mais le ciel pur est assez rare et, en hiver, la navigation est rendue très difficile à cause des brouillards épais qui ne se décident pas & se dissiper.
Après le cap Tchen-mai, on entre dans la baie de Hoi» hao ; en face, sur le continent, le petit havre de Hoi-on, c, ou ffai-ngan, p.
Hoi-hao.
Le mouillage est à trois milles de la côte : à cette distance, on n'aperçoit que quelques murs blancs du quartier européen, perdus au milieu d'un océan de dunes ; le paysage est peu engageant 11 ne faut pas moins d'une heure et demie de jonque, a marée basse, pour gagner la terre ferme à travers les méandres du chenal formé par les eaux de la rivière qui vient du centre Insulaire.
Hoi-hao, c, (Hol-how, a., Hai-k'eou, p., Hai-kao, h.)^ 12.000 hab.. est le seul port ouvert de Hai-nan. Par les traités de T'ien-tsin, de juin 1858, les étrangers furent autorisés à y créer des établissements, mais cette clause ne fut exécutée qu'en avril 1876.
La ville est située sur le 20n' de latit. N. et le 108»2* de long. E. de Paris. Son port est fréquenté principalement par des bâtiments français et allemands. De nombreux Hai-nanais émigrent chaque année pour aller tenter la fortune aux Indes néerlandaises et dans les possessions anglaises des Détroits.
Monnaies : la piastre et le taël.
Consulats: de France; d'Angleterre.
Postes : française ; anglaise.
Cultes : Cathouque. Rome a remis, en 1903, File de Hai-nan aux Missions étrangères de Paris, qui l'avaient déjà évangélisée de 1849 à 1875. Les Portugais de Macao ont obtenu en échange de cette cession la grande prélecture de Tchao-k'ing-fou.
Protestant. Templu de TAmerican Presbyterian Mission.
Navigation : de de nav. tonhin. l* pour Haï-phong, tous les 4 jours: 2° pour Pak-hoi, tous les 6 jours; 3' pour Kouang-tcheou- Nvan, tous les 14 jours ; 4" pour Hong-kong, tous les 2 à 3 jours.
Norddeutscïier Ll. i^ pour Kouang-tcheou-wan et Hong-kong, chaque semaine : 2' pour Saigon et Bangkok, service de quinzaine; 3° pour Singapour direct, tous les 15 jours.
Un service français de bateaux à vapeur <le?>ç,^tV Vç^'s» ^^\\\."3» >èç>\\Si de Hai-nan.
^cole française ; Hôpital français.
La ville est pou întéreesante et Tair est empesté par le mauque de propreté des rues. Cependant le commerce de transit est actif, il est annuellement de 4 à 5 millions de taëls. Les congrégations de Chinois de Canton, de Kao tcheou, de Soua-tao et d'Amoy détiennent le commerce de l'ile. TiC quartier européen est dans la partie N. de la cité.
Parmi les industries locales, des Hai-nanais sculptent des noix de coco que les Chinois montent sur des bois ou des boîtes en étain.
ExcuHSioN à la capitale de l'île, K'iong-tcheou-fou, p . , Jïeiwf/, c. Kiïuj, 1)., 50 minutes en palanquin.
Au milieu du trajet, ou traverse une longue suite de tombes ; c'est un cimetière chinois très ancien, dans lequel on a relevé les sépultures de missionnaires jésuites du xvn' siècle : Forget, Torrente, (lalmes.
Derrière cette plaine des tombeaux, les murs de K'iong apparaissent, (iette ville, de 12.000 hab., est la résidence du général de brigade commandant les forces de terre et de mer des deux départements de Lei-tclieou et de K'iong-tcheou, du tao-t'ai du cercle du Lei-K'iong, du tche-fou de la préfecture de K'iong-tcheou-fou, du tche- hien ou sous-préfet du K'iong-clian, etc. ; c'est une cité de fonctionnaires, mais sans mouvement, car tout le commerce est concentré à Hoi-hao.
L'enceinte murée, de 12.530 pieds chinois de périphérie, percée de trois portes, est entourée par un fossé de 48 pieds de largeur. Elle fut construite, pendant les années hong-wou (1368-1398), d'après le tracé des anciens murs de l'époque des Song, mais en leur donnant plus d'étendue. Une extension nouvelle de 3.000 pieds fut effectuée, vers 1490, en dehors de la porte de l'Ouest et trois nouvelles portes furent ouvertes.
Sous les ïlan, en llO av. J.-C.. y furent créés les deux kiun ou départements de Tchou-yai et de Tan-eul, dont le second fut supprimé en l'an 82 avant notre ère. Le Tchou-yai-kiun eut le même sort, en 4(>, et fut incorporé au kiun de ilo-p'ou ; les Won le rétablirent en 2i2 après J.-C. Supprimé de nouveau i)ar les Tsin, il fut rétabli par les Souei. Les T ang créèrent, dans l'île, le Yai-tcheou («22), puis un tou-tou-fou (027) dont on détacha le K'iong-tcheou (631), Pendant les premières années t'ien-pao, le Yai-tcheou fut chanjîé en Tchou-yai-kiun et le K'iong-tcheou en K'ion^ç-chan-kiun ; d'ailleurs, les appellations précédentes furent bientôt reprises et, en 7«9, le chef-lieu du tou-tou-fou fut transféré à K'iong-tcheou. A l'époque des * Cinc^ dynasties », l'ile de Hai-nan lit partie des possessions des JJan méridionaux, qui avaient leur capitale à (Canton. Les Song supprimèrent le Yai-lclieou (912) et, en 1071, y transportèrent le chef-Jieu du K'iong-tcheou, élevé eusmle (\\\\)^\iTA.iv%<ivi'\s\w\î,-