‹ Chine du sud et de l'estChapitre 66 sur 131 · Kouei-lin-fou · texte numérisé non relu

Kouei-lin-fou

d'après le P. Renault.

C'est la capitale du Kouang-si, la résidence du gouverneur de la province (Kouei-lin-cheng), du trésorier général, du grand juge, d'un lieutenant-gouverneur (lao-t*ai), du préfet du département du Kouei-lin-fou et du sous-préfet de Tarrondissement du Lin-kouei-hien. Dans ses murs, on a recensé 74.935 hab., dont 15.531 familles, représentant 44.452 hommes et 30.483 femmes. Si Ton ajoute à ces citadins les gens sur les barques, les nombreux mendiants et les individus de passage, on peut admettre que près de 80.000 âmes séjournent dans cette cité; les deux tiers sont originaires du Hounan.

Kouei-lin est située è 4.629 li de Pékin, par 25*13' de latitude N. et 6* 13 de longit. O. de Pékin.

Sous les Tcheou, territoire des Po-yue et, sous les Ts'in (221 à 207 av. J.-C), du kiun, ou département, de Kouei-lin. Sous les Han, dépendance du Ling-lin-kiun. Les Wou, en 265 ap. J.-C, y créèrent le Che-ngan-kiun, maintenu par les Tsin et remplacé, sous l'empereur Minff-ti des Song (465-472), par le « royaume » de Che-kien. L'appellation de Che-ngan-kiun fut rétablie sous les Ts'i ; celle de Kouei-tcheou lui succède en 540, sous les Leang, et est conservée par les Tch'en. La dynastie Souei crée au tcheou un tsong-kouanlou, supprimai en 005. Peu de temps après, le Che-ngan-Kiun est

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ville se développent en terrain plat dans la partie S., tandis que la partie septentrionale est occupée par une pyramide rocheuse surmontée d*une pagode qui domine la ville comme un belvédère. Aux pieds du ce récif s'étend un vaste établissement couvert, destiné aux concours littéraires des aspirants aux grades universitaires, c'est le Kong-yuan, compris dans deux enceintes percé s de quatre portes chacune dans cet enclos, on remarque la colline Tou-sieou-chan.

Dans le quartier S. sont les ya-men des mandarins, la mission catholique, installée en 1899, d» nombreux étangs et, plus au midi, le Siang-pi-chan ; dans le N., le prétoire du grand juge, le bureau du télégraphe et la pagode de Fou-po sur un rocher tombant à pic sur le fleuve.

Au S. de ce temple et dans le prolongement de la Porte de l'E., un pont de bateaux est ieté sur le fleuve et met en communication le faubourg oriental de la ville: c'e^t là que sont entreposés les bois de bambous descendus de la haute région et les riz.

De Kouei-lin-fou à Yong-tcheou-fou et à Han-k*eou

En amont de Kouei-lin, le fleuve, obstrué par de nombreux rapides, n'est accessible qu'aux petites jonques. On passe devant Lingtch'ouan-hien et Hing-ngan-liien ; cest près de celle ville que le Kouei-kiang communir|ue avec le Fleuvu HIeu parle Siang-kian;; ; les sources de ces cours d'eau sont communes, elles sortent du mont Hal-yang. à la limite de l'arrondissement du Lin{^-tch*ouanhien. Malheureusement, les cours supérieurs de ces rivières manquent d'eau pendant la saison sèche et on ne peut y naviguer que pendant la saison des pluies.

Le Siang-kiang est barré également par des rapides ; on voit Ts'iuan-tcheou, puis, après Chan-kio-sseu, on pénètre dans la province du Hou-nan où Ton atteint Yong-tcheou-fou où, dans de meilleures barques, on peut gagner llan-k'eou sur le Yang-tseu.

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Le fleuve, appelé tantôt par les Chinois Fou-ho, Koueikiang et T'an-ho, fait un coude vers TE., puis, bientôt, un second pour diriger son cours vers le S.

Ki-yu-VanÇy dans la préfecture de P'ing-lo, hien du môme nom.

Lûp'oU'kiang-h'eou et Lteou-hong-hiu-fanç ; ce dernier vis-à-vis Tembouchure d'un cours d*eau baignant les arrondissements de Sieou-jen et de Li-p'ou.

P*ing-lo-fou, au confluent d'une rivière venant de K'ong-tch'eng-hien. Cette cité est la résidence d'un préfet et d'un sous-préfet.

Sous les Tcheou, territoire des Po-yue. Sous les Ts'in, territoire du Kouei-lin-kiun et, sous les Han, du Ts'ang-wou-kiun. Les Wou y fondèrent le P'ing-lo-hien, dépendant du Che-ngan-kiun. Fit partie, sous les Song, au « royaume » de Ghe-kien. Fut ensuite rattaché au Che-ngan-kiun. En 621, les T'ang y créèrent le Lo-tcheou, qui devint, en 634, le Tchao-tcheou. Vers 742 : Ping-io-kiun ; bientôt redevenu Tchao-tcheou, dépendant du tao de Ling-nan. Au commencement des « Cinq dynasties », dépendance du Hou-nan. puis de la dynastie cantonaise des Han méridionaux. Sous les Som? : Tchao-tcheou P'jng-lo-kiun, dépendant du lou Occidental du Kouangnan. Sous la période ta-to, (1297 à 1307), époque des Mongols, devient le P'ing-lo-fou, relevant du tao du Kouang-si. Dépend, depuis les Ming, de la province du même nom.

Les murs franchissent, au N.-E., la montagne du Phénix ou Fong-houang-chan. Ils ont quatre portes et datent originairement de Tannée 625 ap. J,G-

A partir de ce district, le fleuve change d'aspect. A Tsengning le Fou-ho s'encaisse peu à peu entre de hautes mon» tagnes. Le courant, qui va toujours croissant depuis la veille, vient se briser sur les bancs de sable do Ma-t'an, en produisant un tourbillon violent-

Les bourgs sont principalement placés sur la rive g, Tchao-p'ing-hien, dans un coude du fleuve et au confluent d'une petite rivière. Cet arrondissement dépend de P'ing-lo-fou.

kiang-kiun ; sous les Song, sous préfecture gui, vers 1120, reçut le nom de Tchao-p'inff-hien; supprimée, puis rétablie (157C) et dépendant, depuis lors , du fou de P'Ing-lo.

Murailles datant de 1475 environ, percées de trois portes.

Sur les deux rives débouchent de nombreux cours d'eau et» sur les bords, sont élevés des bourgs importants.

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