‹ Chine du sud et de l'estChapitre 69 sur 131 · PAR LE FLEUVE · texte numérisé non relu

PAR LE FLEUVE

Le voyaiçe a lieu à bord d'un bateau à fond plat, appelé hot'eou « tête do rivière » j il y a des embarcation» de plusieurs tailles et, par conséquent, de différents tirants d'eau. Le prix d'afl'rètement est de 50 à 200 piastres ; les plus grands bateaux ont une douzaine de mariniers. Emporter son matériel de literie et une moustiquaire, aa batterie de cuisine, ses provisions, avoir un cuisinier et un autre boy pouvant interpréter la langue cantonaise.

La langue employée est le cantonais; cependant, dans quelques cités on trouve des bourgeois s'exprimant dans le dialecte du sseutch'ouan (dérivé pékinois). Dans les campagnes on parle, selon les populations, thai ou yao. On rencontre parfois des colonies hac-ka.

Le fleuve sur lequel on navigue est un ])ras du Si-kiang. A Longtoheou, les deux cours d'eau venant du Tonkin, l'un de Cao-bang, l'autre de Lang-son, forment le Long-kiang; ce nom ne se maintient pas longtemps: il devient bientôt le Li-kiang, terme qu'il changera, entre Tai-p'iuget Nan-ning, en Tso-kiang a rivière de gauche », puis au delà Jusqu'au Sl-kiang, ce môme lit prend le nom ae Nan-ho.

Long-tcheou,

Le fleuve étroit et tortueux est peu profond ; de petits rapides le coupent.

A droite, il reçoit le Ming-kiang qui vient de la chaîne de Che-wan-chan ; cette rivière mène à la sous-préfecture de Nin-min,-tcheou (ouSseu-ming-tcheou) et les bateaux chinois remontent jus(jue-Jà.

t'ai-p'ing-pou 57

Le Houa-chan s*éléve à pic sur Je fleuve; ses formes sont tellement bizarres (jue, d'après un dicton pO| ulaire, il représenterait le cheval de bataille de HouangTch'ao, guerrier fameux qui vivait sous los T'ang en 880.

Sur la gauche, le Kou-yong-kiang, dont un des bras occidentaux traverse une fraction du territoire de Cao-bang, au Tonkin.

T'ai-p'ing-fou, 10.000 hnb., sur la rive gauche, est le chef-lieu d'une préfecture frontière habitée par des gens de race thai, appelés par los Chinois T'ou (Tho des Annamites) ; un recensement fait au xviiie siècle donnait 90,000 inscrits (soit env. 400,000 h.) à ce département.

sous los Tcheou, territoire des Po-yuo et, sous les Han, dépendance du kiun de Yii-lin. Kôoccupé par les populations indigènes, après ravènementdesTsin, il devint, sous les f'ang, un lii-ini-tcheou

relevant ae xontr-tciieou. Les Mongols y créèrent le lou de i ai- p ing, ressortissant au Tso-klang-tao. Le premier empereur Ming en ht, en 1309, le fou de T*ai'p'in({, df^pendant de la tr(^soreric du Koiiang-s'. La zone voisine du Tonkin formait autrefois la marche de Tsien-long-t'ong et avait appartenu .'i l'Annam. Les Song en firent un département dont ils conflùrent l'administr.itlon à un rhef thai; mais, vers la (in du xiv* siècle les Ming supprimèrent cette administration et le Tsîcn-long redevint une marche aborigène, régie par des chefs indifrénes dont les arrondissements sont appelés t'outcheou. Ils dirigent encore les districts thai de Sseu-tcheou, de Sseu-ling-tcheou. de Chaug-chc-tcheou, de P'ing-siang-tcheou, de Chang-hia-tong'icheou, de Ngan-pUng-tcheou, eto.

La ville est ceinte d'une muraille de 3 kil. de tour, au delà de laquelle déborde un faubourg, mais les maisons, en briques ou en torchis, sont petites pt basses, les rues étroites, les boutiques peu achalandées.

Les environs de T'ai-p'ing-fou Ont de la verdure ; parmi les cultures, Tarbre & ooton domine ot se distingue de loin k ses fleurs rouges.

Puili les habitatiotis deviennent de plus en plus rares; les coteaux sont dépouillés de leur végétation et laissent voir des roches calcaires.

Sur la rive droi'e, Sin-ning'^toheou, aous-préfecture.

San-kiang-hiu rSam-koog-hu, c.) « village des trois fleuves », likin, à la jonction du Tso kiang et du Yeou^kiang, ce dernioi conduisant au Yun-nan: le cours d'eau porte alors le nom de Si-kiang.

Des briqueteries; puis les hauteurs s'abaissent et, dans une vaste plaine, de nombreuses plantations et des cultures variées. Des villages, d'aspect aisé, disparaissent à demi dans les bouquets de banyans, de noyers et de pins.

Nan-ning-fou, 30,00(1 hab. et chef-lieu de département, est à 122 m. d'alt. ; la ville est située sur la rive gauche du fleuve par 22* 43' 12" de latit. et par 105» 43' de longit. E- Un décret impérial de février 1899 a déclaré cette cité ouverte au commerce étranger.

Siège du vicariat apostolique du Kouang-si depuis 1899 (missions étrangères de Paris). Ecole française (collège Bertholet).

La ville est entourée d'une enceinte murée quadrangulaire, d'une étendue d'un kil. et demi, percée de portes aux quatre points cardinaux. Les maisons, presque toutes en briques, sont assez bien construites. C'est l'une des rares villes qui aient échappé aux dévastations des rebelles T'ai-p'ing, dont le mouvement insurrectionnel commença à ses portes en 1849. L'espace compris entre les murailles et le fleuve est occupé par les faubourgs. Les jonques de commerce sont amarrées le long de la rive, soit en bordure des faubourgs, soit devant Ting-tseu-hiu, grand village étendu sur le rivage opposé. Ici le Si-kiang a cinq mètres de large.

Nan-ning est l'entrepôt général de tous les produits de la partie S.-O. de la province, ses voies principales de communications sont celles vers Long-tcheou et le Tonkin, vers le Yun-nan par Pe-se, vers Wou-tcheou, toutes trois au moyen des cours d'eiu, enftn celle vers Pak-hoi s'effectue par chemin de torre.

Sous les Tcheou, territoire des Po-vue et, sous les Ts'in, dépendance du Kouei-lin-kiun ; forma^ ù rcpoque des Han, deux hiou rattaches au Yu-lin-kiun. Appartint aux Wou, pendant la période des « Trois royaumes », Forma, en IHH de notre ère, lekiunet lehien de Tsing-hing*; la secoudede ces firconscri[)tions fut seule conservée par les Souci et rattachée au kiun de Yu-lin. En 021, les T'ang y fondèrent le Nan-tsin-lchcou, qui devint blentôtrG32) le Yong- tcheou. Transformé en tou-tou-fou (OoC) , puis en Lang-ning-kiun (742), le pays forma, en 755, le Yon^-kouan kin<(-lir»-che, puis (758) de nouveau ^p Yong- tcheou, dépendant du tao de Ling-nan. La dynastie cantonaise des Han méridionaux en fit le kiun-tsie-tsou, ou gouvernement militaire, de Kien-wou. Les Song conservèrent les deux dernières désignations, y ajoutèrent relie de Y'ouK-ning-kiun et formèrent un tou-tou-fou, dépendant du lou Occidental du Kouaug-nan. Les Mongols, en 1324, créèrent le Nan-uing-lou, relevant du Kouang-

YO^G-CttOUfeN-HIÈtî 5Ô

si-tao. C'est à l*avènement des Ming, au milieu du XI Y* siècle, que \ le fou de Nan-ning fut définitivement constitué.

Au-deâsôUâ de Nan-ning, le flôuve continue sa marche imposante, mais la navigation y est difficile par suite des nombreux et dangereux rapides ; on en compte soixante-huit, d'inégale longueur, jusqu'à Wou-tcheou.

Sur la g., une chaîne de collines qui prend un moment l'aspect d'une tête de rhinocéros, d'autant plus que, sur ce qui tient lieu de» naseaux de l'animal, s'élève la tour-pagode de la préfecture, CiU'ôn pourrait, aVec de la bonne volonté, prendre poUr sa COrne.

La rivière de Na-tch'eng Sur la droite; non loin de là, le Lieou-j en-tort 0, C'est une pierre noirâtre, d'environ (juâtre pieds de haut, ressemblant assez au buste d'un homme qui regarderait dans la direction de l'Est; âu-dèâSôus se trouve une caverne.

Tùhang^i'aHçf^hiUy marché, se présente pittoresquemant, Sur la droite, adosié à une colline avec, à ses pieds, une rive encombrée déroches; le fleuve forme là comme une petite baie qui sert de port au marché.

A un coude, le lit du Kiang se reiserre, pràs Lowking* hiUf la hauteur atteint une quinzaine de mètres et forme un mur tapissé de gazon et d'arbustes.

TsHen-îi-fan « Rapide des mille li » ou encore Si-mârVan <L Rapide de l'abreuvoir ».

Une station de likin, puis Yong-chouen-hien, chef-lieu d'arrondissement» et petite vlUe de 6,000 àmea sur la droite du fleuve. La cité est dominée par une pagode à sept étuges^ dont le vieux mur d^enoeinte, pareil aux fortifications du moyen âge, couvert de plantes grimpantes et de buissons, surplombe le Ôi-kiang.

(Jette agglomération sent la ruine et Tabandon ; on y remarque le temple de Oonfuoius, badigeonné en rouge.

dionauXf au milieu du X* siècle. Le nom de bien de Yong^ remonte à l'an 1068> sous la dynastie Song. Pendant longtemps dépendante du Heng^cheou, la sous^pnëfecture ressortit au Tou ae Nan-ning depuis 1377.

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NieoU'kin-4'an « Rapide du Nerf de Bœuf », puis celui du Mo-mien « de la Meule ».

Le pays situé sur la droite est peuplé de Tchouang, race autochtone dont les groupements les plus nombreux habitent le Sud-Ouest du Kouei-tcheou.

Nan-hiang, li-kin et marché, commande une route allant à Pak-hoi sur le golfe du Tonkin.

Le « Rapide des 36 li » est coupé par deux îlots.

Heng-tcheou,cheMieu d'arrondissement du Nan-ning-fou, dans une plaine ondulée, bornée par un amas confus de collines qui s'élèvent peu à peu et se terminent par des hauteurs de mille métrés d'altitude, ici le fleuve a 360 mètres de large. Sur ses bords, un long faubourg est protégé contre les inondations par une digue en pierres sèches. L'aspect de la ville ne parait guère florissant ; cette cité a beaucoup souffert lors des troubles qui accompagnèrent et suivirent la rébellion des T'ai-p'ing.

breuses vicissitudes.

Excursion aux environs, aux sources de Kou-la-chouei^ renommées pour leurs propriétés bienfaisantes ; elles sont parfumées.

Des récifs calcaires apparaissent nombreux, couverts d'une végétation envahissante dans laquelle se nichent quelques pagodes.

Ta-t'an « le Grand Rapide ».

Ts'ai T'ing-lan, un voyageur chinois, décrit ainsi ce dangereux passage :

« L'eau se précipite avec la rapidité d'une flèche, bouillonne, tourbillonne: il est impossible de maintenir le bateau en ligne droite. De l'eau sortent des rochers ai^us comme les dents d'un tigre : le bateau jeté tantôt à droite, tantôt à gauche, dispute sa route à l'onde courroucée et heurte souvent les rochers. Les sifflements, les bruits des eaux, les chocs, tout assourdit l'oreille. »

pie „ . ^ ,,.,

nateliers attribuent leur heureuse navigation. Après avoir monté un haut perron, on se trouve sur une terrasse précédant le temple et

Slante de fort jolis arbres, bauyans, pins, érables, etc. On remarque

appartient „ , ..^„ w^«.^x. «v.^ *«,«!»-

cants de chaises à porteur qui en font des brancards. La pagode

KOUBI-HIEN 61

elle-même se compose de trois rangées de bâtiments en bon état de conservation et très propres. Les inscriptions d'usage recouvrent ses murs et ornent les chambranles des portes. Dans les cours, on remarque des bronzes, brûle-parfums, etc., très anciens et de dimensions colossales. »

proue : on apporte un plateau posées, dans un ordre symétrique, six petites tasses de vin de riz, un paquet de prières imprimées sur papier doré, du thé et du gingembre. Le pilote qui ofticie s'agenouille devant le plateau, se prosterne religieusement à plusieurs reprises, puis.se retournant, prend un coq des mains du capitaine. 11 lui coupe lentement le cou et tient le pauvre volatile de telle façon que quelques gouttes de sang tombent sur le papier doré et dans quelques tasses de vin. Le contenu des tasses est ensuite répandu, goutte à goutte, sur différentes parties du bateau, et quelques plumes du coq sont attachées à la proue.

laquelle l'équipage fait ensuite bombance. Quelquefois .^w ^»...^.^.» vont à terre, au temple, pour remercier l'Esprit du concours favorable qu'il leur a donné (ils brûlent alors sur l'autel des petits bâtonnets d'encens et se prosternent plusieurs fois devant Fimage), ou pour le consulter sur l'issue du passage du rapide. Alors, un des hommes de l'équipage prend un étui de bambou, déposé sur l'autel, q ui contient de longues et fines brindilles de bois, toutes numérotées. 11 s'agenouille sur une natte, joint les mains, frappe trois fois la natte de son front, puis secoue doucement l'étui jusqu'à ce que l'une des brindilles s'en échappe et tombe à terre. Le prêtre constate le numéro sorti et remet au batelier une feuille de papier portant le même numéro, sur laquelle sont imprimés quelques vers. Si,

Sarmi les caractères de ces phrases, peu intelligibles à 1 esprit inculte u marinier, il y a ceux qui signifient <r paix » et « sécurité », l'équipage ne doute pas un seul instant que le présage ne soit favorable, et qu'il ne soit certain de triompher du péril. »

Quelques petits rapides.

Près Hiang-kiang-hiUy la rivière de Pai-che porte des bateaux d'assez fort tonnage et prend ses sources près du fleuve qui descend sur Pak-hoi.

Wa-fang (Nga-t'ang) ; derrière se montrent des collines boisées.

Sur les hauteurs, des « tours à fumée » en pierre, de trois mètres d'élévation ; on les dit très anciennes.

Un rapide, et au confluent d'une petite rivière avec le Kiang, Kouei-hien, (Kouai-yun, c), 12,000 habitants, cheflieu d'arrondissement de la préfecture de Siun-tcheou-fou.

Les Han y établirent le Yulin-Idun et le Pou-chan-hien.En52.'î, les Leang en firent le Nan-ting-tcheou et les T'an^, en 621, le Nan-yin-tcheou, puis le Kouei-tctieou et le Houai-tso-Iiiun. Sous les Mongols, le Kouei-tcheou dépendit du tao du Kouang-si et, en 1370, les Ming fondèrent le Kouei-nien actuel qui n'a cessé, depuis lors, de dépendre du Siun-tcheou-fou.

6d ItOUàKO-Bt

La ville est murée; son faubourg le long du Ûeuve est assez étendu et, sur la rive, ont été élevées des maisons sur pilotis pour échapper à Tinondation.

En amont,la Salle des examens, et le temple deConfucius peint en rouge et que précèdent deux arcs en pierre. En aval, des pagodes parmi lesquelles celle de la n Mère des Dragons B et celle de la « Chaîne orientale » ; sur la rive opposée, deux tours, une & neuf étages aie nom bizarre de «Navet tortu :», Tautre aurait été élevée en reconnaissance du perfectionnement apporté dans la culture intellectuelle des habitants de Tarrondissement et des succès remportés par quelqttes-uns d'entre eux aux examens. «Ces tours et ces pagodes dit Bons d*Anty, sont, d'après les bateliers, d'excellents guides et, en même temps, sont censées « propitiatrices » pour les génies et les diverses influences qui président & la navigation sur le fleuve ».

On cite d'immenses étangs poissonneux que l'on fait remonter & la plus haute antiquité si, comme l'affirment les habitants, ils ont été creusés par Sie-tiao, magistrat du royaume de Wou, un des Lie-kouo, états fédérés, contemporains de la grande dynastie des Tcheou, G51 avant Jésus- Christ.

Des bouquets de pins, puis des collines de grès rouge ; sur la rive gauche et au loin, la chaîne de Pei-che-chan(Pakchek-chan) « monts à pierre blanche ».

Sln ou Siun-tcheou-fou, (Tsam-tchao, c.) préfecture du Kouang-si, relevant de la lieutenance [tao) du Yeou-kiang; c'est également la résidence du sous-préfet du Kouei-pHnghien,

Ge territoire flt partie, sous les Ts'in (2âl à 206 av. J.-C), du kiun de Kouei-lin puis, sous les Han, de celui de Yu-lin ; sous les Leang (502-557), il forma l'arrondissement de Kouei-p'inç-hien, qui devint, au temps des «Cinq dynasties» (907-959) le tcheou ae Siun-tcheou et appartenait aux Han méridionaux. Sous les Yuan, il forma un « lou » , expression qui fut changée en celle de « fou > sous les Ming; le territoire porte, depuis 1370, le nom de Siun-tcheou-fou, et comprend les arrondissements de Kouel-p'ing-hien, de P'ing-nan-hien, de Kooeihien, et de Wou-siuan-hien.

La ville s'appuyait primitivement sur le Sseu-ling-chan; ce fut sous les Song, sur la Un du règne de Jen-tsong-Hoang-ti (1022-1063), que la cité fut reportée dans la plaine. On Tentoura d'une levée de terre qui fut remplacée, en 1467, par une muraille, en briques, haute de ^ngt pieds, épaisse de douze ; son étendue est de 3 kil.; elle est percée de six portes.

SIN-TOHKOD-FOU 68

Sin-tcheou, 30,000 habitants, est bâtie sur un promontoire, au confluent du Hong-chouei-kiang ou Pei-ho (Pak-ho, c.) et du Si-kiang. Elle a deux faubourgs importants, un sur chacun des cours d'eau; celui qui s'étend le long du Si kiang s'élève sur une berge dont le soubassement est formé d*énormes rochers amoncelés les uns sur les autres dans un beau désordre. Quelques constructions se montrent sur le bord du fleuve; un pont jeté sur un torrent devant l'une des portes de la ville ; puis le club des Cantonais.

A droite, une pagode à 8 étages

Le Si-kiang change bientôt de direction, après avoir fait du Nord-Est, il se dirige vers le Sud-Est, une fois après avoir dépassé Ta-kouang-kiang (Dai-wong-kong, c.) et son li-kin.

Le fleuve est encombré de bancs de sable ou de galets. Le principal est celui de Kien-kiang, au bout duquel se trouve une voûte de pierre, appelée Tchang-k'eou « large gueule ».

P'ing-nan-hien, sur la gauche, est un chef-lieu d'arrondissement de 5,000 habitants, dépendant de la préfecture de Sin-tcheou-fou.

Sous les Han, territoire de la sous-prc^fecture de Mon^-ling, dépendant de Ts'ang.wou. Devint, sous les T'ang, le tou-tou-lou de Kong-tcheou ((>;i3), auquel le P'ing-nan-hien fut bientôt substitué ; dépendait, sous les Mongols, du lou de Siun-tcheou et relève, depuis les Ming, du fou ou département de 1" classe du même nom.

Sur les rives, des fours à chaux et à briques.

Wou-lin-hiu où débouche une rivière menant au marché de Tai-wou, à H kilomètres du fleuve.

Les berges s'élèvent ; on arrive au Nan-cho-Can « Rapide du Serpent du Sud », ainsi nommé à cause des replis nombreux du chenal praticable.

Po-ma-7iiUy li-kin. Sur la pente de la montagne et vis-àvis ce bourg, une jolie pagode blottie dans un nid de verdure.

Mong-kiang (Mong-kong, c), li-kin, est placé au confluent d'un petit cours d'eau venant de la sous-préfecture de Yong-ngan-tcheou.

T'eng-hien (Tang-un, c), chef-lieu d'arrondissement dépendant du Wou-tcheou-fou, au débouché du Kien-kiang, permettant aux marchandises de se rendre par eau non loin de Yu-lin-tcheou et delà sur Pakhoi.

64 XOUANO-SI

Sous les Han, territoire du Mong-ling-hien. A lafln du VI*sièlce,

11378), chement à la préfecture de Wou-tcheou.

Murailles reconstruites en U06 et percées de quatre portes.

Le liien de T'eng, principalement au S. du Iciang, s'étend sur 96 li de l'E. à 10' et lao du N. au S. 11 est divisé en 3 siang, <5 hiang, 46 ton, comprenant 1471 villages et 4 marchés.

Plusieurs petits rapides ; le dernier est le Si-ma « Bain des chevaux » ; c*est le 68* depuis Nan-ning-fou.

Sur la dr.,une tour élevée.

Au milieu du fleuve, l'Ile de Tch'ang>tcheou, habitée et bien cultivée.

Dans cette région, les mirages sont fréquents, principalement vers le mont Tong-sl-yen. Les habitants, qui sont très superstitieux, racontent que le fameux guerrier Tchao T'o, prince de Yue, après s'être rendu indépendant sousTs'in Che-houan}j-ti, enterra son epée dans la montagne, et que c'est l'esprit qui s'en échappe sous forme de vapeurs.

Wou-toheou-tou, au confluent du Fou-ho (Wu-chow, des Douanes, Ngeu-chao-fou, c), 40,030 h., est un chef-lieu de préfecture et la résidence du sous-préfet de Ts*angwou-hien. 220 milles de Canton, et à 5 milles de la limite de la province du Kouang-tong.

A l'époque des Tcheou, territoire des Po yue, puis de Toh'ou. Sous les IVin f2il à 207 avant J.-C) dépendait du kiun de Koueilin. Au commencement des Han, appartenait au Nau-yue, et Tchao T'o le donna en apanage à son parent Tchao Kouang comme princi-

Eauté de Ts'ang-wou. En 111 avant l'ère chrétienne, les Han y étalirent le klun ou département de Ts'ang-wou. Devint, en luOav. J.-C ,1e chef-lieu du ts'eu-che, ou gouverneur du Kiao-tche (Tonkin).

Il]

hlen de Ts'ang-wou, le chef-lieu du kiun se trouvant transporté à Fong-tch'ouan. Sous les T'ang apparaît pour la première lois, en 621,16 nom de Wou-tcheou,(|ui,aprèsquelquesvicissitudes,s'est maintenu Jusqu'à nos jours. En 758,1e Wou-tcheou appartenait au tao de Ling-nan. Il fut incorporé, en îk^o, aux domaines de la dynastie cautonaise des Han méridionaux. Sous les Song, le Wou-tcheou Ts'angwou-klun dépendit du lou Occidental du Kouang-nan Les Mongols, en 1277, y établirent un gouvernement ou ngan-fou-sseu, et, en 1279, firent passer le lou de Wou-tcheou sous la dépendance du tao du Kouang-si. L'érection en fou date de l'époque desMing. La dynastie actuelle a distrait de son territoire le tcheou de Yu-lin (1725) et quatre sous-préfectures, situées vers la frontière du Tonkin.

Wou-tcheou fut, de 14C5 à lôOO, la résidence du vice-roi des Deux Kouang (ou de Canton) chargé en même temps des fonctions de gouverneur du Kouang-si.

WOU-TOHBOU-FOU 65

La révolte des T'ai-pUn^ qui prend naissance au Kouang-si n'épargne pas Wou-tcheou ; les rebelles assiègent la ville pendant | cent Jours en automne 1857. La cité a été ouverte au commerce I étranger par la convention du 4 juin 1897. Son commerce est de 7 milnons de taëls environ. Consulat d'Angleterre.

Le T'.sang-wou-hien s'étend sur 93 li de l'E. à l'O. et 470 11 du N. au S. Il est divisé en H hiang avec 1402 villages et 8 marchés.

Wou-tcheou est adossée à une chaîne de* hauteurs et s'élève dans un angle formé à la jonction du J^ou-ho KûUfti:;;kJaû4jr, qui descend de Kouei-lin-fou, avec leSpEîimè^

£n dehors de la ville murée, offlcielle, s'étendent deux faubourgs sur les rives des deux cours d'eau. C'est un fouillis de malsons traversé par des artères populeuses, tortueuses et étroites; c'est là qu'est concentré tout le commerce qui fait de Wou-tcheou la cité la plus commerçante 11 du Kouang-$i.

Parmi les curiosités de la ville, on cite la pagode de Pin-kin-sseu.

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