Amoy
En mer, on laisse dans le N. l'île de Que-moi et la Petite Que* moi, puis l'on passe à travers un groupe cTilots dont deux sont surmontés de feux.
Amoy, qui n'a que l'importance d'un t*ing, gouverné par un t'ong-tche dépendant du préfet de Ts'iuan-tcheou-fou, est la résidence de l'amiral chinois qui commande à toutes les forces navales de la province du Fou-kien et aussi celle du tao-t'aî, ou intendant du cercle formé par les trois préfectures de Hing-houa-fou, de Ts'iuan-tcheou-fou et de Yongtch*ouen-tcheou.
La viUe est située sur le 21» 27' de latit. N. et le 115» 44' de longit. E. de Paris, dans l'ile Kia-ho-sin, au débouché du Longkiang c rivière du Dragon », à 50 11 au S.-O. de la sous -préfecture continentale de T'ong-ngan.
I*lfiX£re8§iûja.--4-ffkii^est .oaoto^n au contraire, on dit
ja-men à Pékin^^et E-moui en hok-lo, parler particulier de cette région du Fou-kien. Le traité anglais de Nankin du 29 août 1842 ouvrit ce port au commerce étranger; cependant le service des douanes n'y fut installé qu'en avril 1862. En dehors de la concession étrangère installée sur la petite île de Kou-lang-siu. les Japonais ont obtenu, par le traité de SMmonoseki, un établissement spécial de 33 acres, à Tiger
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Hill, qui fut délimité le 24 octobi*e 1899. Le mouvement com^ mercial de la place est de 14 à 16 millions de taëls.
Hôtel : Cosmopolitan H.
\ Consuls : de France, d'Angleterre, des Etats-Unis, d'Alle-
i magne, du Japon.
CAoles : français, anglais, danois.
Postes : française, anglaise, allemande, japonaise, ctiinoise.
Dès le XYi« siècle, les Portugais avaient créé des établissements à Amoy; plus tard les Hollandais, puis les Anglais fréquentèrent le port jusqu'en 1730 ; enfin les Espagnols de Manille vinrent y commercer. Les étrangers se sont installés, depuis 1862, dans Tile de K j^u-lapjg -siu qui fait face à la ville d'A-moi.
Kou-lang-siu est séparée de la cité chinoise par un canal de 500 met. de largeur formant le port.
/ L'ile a trois mille de tour. Les habitations s*étagent sur
i les collines granitiques, nichées dans la verdure. Dans le S., un sommet élevé de 92 met. est visible de loin; c'est dans son voisinage qu'atterrissent les cftbles français, rattaché à Tourane, et anglais, venant de Hong-kong.
La ville d'Amoy est close d'un mur de 4.250 pieds chinois de développement, construit pour la première fois sous la dynastie Ming, en 1394. Hia-men fut un so depuis lors, jusqu'en 1657, époque où il devint le siège d'un t'ing. L'enceinte, percée de quatre portes, se trouve en arrière du faubourg maritime dont les maisons arrivent jusqu'à la plage où s'échouent les jonques de commerce. Ce quartier est resserré par une chaîne de hauteurs escarpées; arides, couvertes d'un grand nombre de blocs de granit, dont l'altitude ne dépasse pas 180 met. Les émigrants s'embarquent nombreux dans ce port pour aller tenter la fortune en Indochine, au Siam et surtout dans les Détroits et aux Indes hollandaises. En dehors des murs, sur une route allant à A-ming-kan, grand village à 1 kil. 1/2 au S. d'Amoy, le tombeau (prétend-on) de Kozinga, que précède une allée de statues de pierre.
Koxinga (Tcheng Tcheng-kong en mandarin. Kouo Sing-yé et ^ Tin Kok-seng, comme prononcent les gens d'Amoy) naquit au xvn* siècle au village de Che-king « Puits de pierre », près Nganbai, dans la préfecture de Ts'iuan-tcheou-fou. 11 devint un clief
Eirate redoutable, guerroya sur les cotes, pénétra dans le fleuve leu, s'attatiuaaux iloUandais à Formose, et conquit un moment l'empire des mers de Cliine.