De Han-k'eou à Yi-tch'ang
Le Yang-tseu-kiang traverse un pays de plaines où, de temps à autre, quelques mamelons surgissent.
A Mei'tao^choueij le fleuve termine un coude très prononcé.
Kia-yu-hien, sur la berge méridionale. Une enceinte
murée de 4 li de tour, construite pendant les années wan-li
(1573-1619) entoure la ville ; quatre portes y donnent accès.
Sous les Han, territoire du hieu de Ciia-yi. dont les Tsin détachèrent le Cha-yang-hien. Les T'si en llrent le chef-lieu du kiun de Kiang-hia et les Leang le Cha-tcheou, bientôt supprimé. N'eut plus d'importanceadministrative jusqu'à l'époque des « Cinq dynasties » : les T'ang méridionaux en firent alors le hien de Kia-yu, qui a été maintenu jusqu'à présent et dépend de Wou-tch'ang-fou.
LoU'kH-JCeou (Lu-k'i-kow, a), sur la rive droite, est un port d'escale desservant la vallée du Lou-kiang; il est situé sur le 29«27' de latit. N., et le 113^13' de longit. E. de Paris.
La rive droite du fleuve Bleu sert de limite & la province du llou-nan (cap. Tchang-to-fou). La première sous-préfecture est Lin- siang- hien, dont l'enceinte fortifiée, de 5 11 de de développement, percée de quatre portes, fut construite sous les Ming en 1475.
Sous les Uan, territoire du hien de Hia-souei, puis, à partir des Tsin, de celui de Pa-liug. Pendant la période des « Cinq dynasties », Wang-tch'ao-tch'ang, dont les Song firent le hien de Wang-tch'ao (094), dépendant de Yo-tcheou. Devmt, deux ans plus tard, le Linsiaug-tiien, dont le nom et le status administratif n'ont plus subi de changement-
Le lac Tong-t'ing, formé des eaux des fleuves Siang, Tseu et Yuan, se déverse dans le Kiang en aval de Yotcheou-fou (Yo-chow, a). Cette cité, de 18.000 hab., est une préfecture du llou-nan. Ses remparts ont une longueur de 7 li et furent cjnsti'uits, à l'époque des premiers Song, sur d'anciennes fondations, pendant les années yuan-kia (424r-453), puis rebâtis vers l'an 750 et agrandis sous le règne hong-wou (1368-13^8).
KING-TCHBOU-FOU 133
Tcheou, de la principauté de Tcli'ou, dont la capitale, Ying, était voisine de la ville actuelle. Sous les T'sin et les Han: Nan-kum e; Lin-kiang-kouo, puis King-tcheou. Capitale des Leang, sous le nom de Kiang-ling. L'appellation de King-lcheou fut reprise sous les Souei (COU) et, de nouveau, sous les rang, en 631. Devint Ki.ing-lingfou (;ii 760,puisrovaumedeNan-p'ing,àl'épo(iuédes« Cinq dynasties». Sous les Song: Kiang-ling-foa ; sous les Mongols, depuis 1329, lot
Hou-pei.
Sur la rive sud, débouche le canal T'ai-p'ing,quiest navigable en avril pour les jonques et conduit en cinq jours au Tong-t'ing-hou.
Song-tseù-hien, sur la berge méridionale, est close d'une muraille de 5 li de longueur, percée de quatre portes. Construite en terre entre 15()6 et 1521, puis en briques à la fin des Ming et détruite, fut réédifiée en 1667.
Les Han^ établirent le hien de Kao-tch'eng et les Tsin celui de Song-tseu, puis, en 338 après J.-C, le Nan-no-tonc-kun. Le kiun fut supprime sous les Souei, mais la sous-préfecture s est maintenue jusqu'à nos jours sous le nom de Song-tseu et dépend du fou de King-tcheou.
En face, débouche un cours d'eau où, au confluent, s'est élevé le bourg de Kiang-k'eou,
La région se mamelonné.
Tche-kiang-hien, à un coude du fleuve, dominée par une tour-pagode, a une enceinte fortifiée de plus de 5 li de développement, construite en terre (1389', puis en brique (1468). Cinq portes.
Dans l'antiquité, faisait partie du rojraume de Lo. Les Han y établirent un hien qui n'a pas cessé, depuis vingt siècles, de porter le nom de Tche-kiang ; la sous- préfecture relève du fou de Kingtcheou.
Yi-tou-hien est sur la rive droite du fleuve et au confluent du Ts'ing-kiang qui vient de TO. Lft mur de la souspréfecture a plus de 3 li de longueur et cinq portes. Reconstruit en 1470, sur un ancien tracé, et détruit à la fin des Ming, il fut réédiûé en 1662.
Les Han y créèrent le hien de Yi-tao, dépendant du Nan-kinn. En 208 après. J.-C, le célèbre Ss'ao Ts'ao, fondateur de la dynastie des Wei. y joignit le kiun de Lin-kiang ou de Yi-tou (210). Après de nombreuses vicissitudes, ce nom de Yi-tou passa, au vi* siècle, du kiun qui fui supprimé, à la sous- préfecture qui, devenue un moment (sous le Souei) Yi-tch'ang-hien, n'a plus cessé de le porter. Elle relève aujourd'hui, depuis i4735, du fou de Yi-tch'ang.
B. CHINE, \i.
13^i BAS /LKUVE BLEO
Après Ilofifj'houa-tao conimencB la petite Gorge des Denis du Tigre.
De chaque côté, leâ rives deviennent hautes et escarpées, avec des falaises de cuiiglomérat et de gros. A l'O., le paya est complètement montagneux ; il s'étend au N., au delà de Yi-tch*ang, derrière laquelle se trouvent des plateaux et des chaînes de montagnes eu amphithéâtre, interrompus par des vallées étroites, mais cultivées.
A 4 milles en aval de Yi-tch'ang et à un mille du fleuve, s'élève un monastère sur une hauteur d'environ 380 met.
Ti-tch*aiig-fou (I-chang, a.), 30.000 hab., sur la rive gauche du lleuve, en aval des gorges, fut ouverte au^c étrangers en avril 1S77, i\ la suite de la convention de Tche-fou du 13 septembre 187G. La ville est située sur le 31*42' de latit. N., et le lOS'iyiU" de longit. E. de Paris. Yi-tch'ang est à la limite de 1% navigation pratic^ae du Yang-tseu-lûang ; c'est là que s'arrêtent les vapeurs venus de lIan-k*eou (355 milles) ou de Chang-hai ('^i>5 milles); les m irchandises sont alors placées sur des jonques qui doivent affronter les rapides pour gagner le Sseu-tch'ouan. Le commerce du port fluvial est de 30 à 33.000.000 de taëls.
Yi-tch'ang esl la résidence d'un préfet, duquel dépendent sept arrondissements, et du sous-prafet de Tong-hou-hien. Les murailles de la cité ont plus de 5 li de circuit et une vingtaine de pieds ctiinois de hauteur; construites sur d'anciennes fondations en 137J, elles furent détruites, à la chute de la dynastie Ming, et reb&ties en 1656.
A l'époque des v Tributs de Yu », région du King-tcheou et,
sous les Tcbeou, dépendance de la principauté de Tch'oa, Ut partie, sous le» Han, du Naa-kiuu, puis (2u8 avant J.-C.) du klun de Linkiang. Dépendit ensuite de celui de Vi-tou. Des Leang j établirent le Yi-tcheou, dont, après plusieurs mutations, les rang tirent le Hia-tcheou iClu; et le Yi-ling-kiun (environ lia). Ces dernières appellations furent cuuservées par les Song. Les Mongols les remplacèrent par celle de lou de Hia-tcheou (I3ô7). Le premier empereur Ming eu flt uu (ou, i)uis le changea en Yi-ling-icheuu il37Uy, qui resta sous la dépendance tlu King-tcheou-lou, jusqu'en 1735. A cette époque, fat érige lu luu de Yi-tcn*ang.
HAN-K-EQU 135