Han-k'eou. Wou-tch'ang. Han-yang
Autour du confluent du Han avec le fleuve Bleu se sont groupées trois cités importantes : Wou-tch'anff sur la berge droite du grand fleuve, Han-yang sur la rive droite du Han, Han-k'eou sur la rive gauche de ce dernier grand cours d'eau qui draine les produits d'une partie du Chàn-si et du Ilo-nan.
Han-k'eou (Han-kow a), 300.000 hab., est située sur la rive gauche et au confluent du Han avec le Fleuve Bleu. Celte cité est à 960 kil. de la mer sur le 30» 34' 58" do latit. N., et le 111' 56' 37" de longit. E. de Paris.
llan-k'eou a été ouvert par le Règlement du 2 septembre ISGl ; les étrangers s'y sont établis en janvier 1862. Les Anglais ont délimité leur concession dès 1861, mais les Français, qui obtinrent la leur à la même époque, ne prirent possession de leur terrain qu'en 1!^96. Le mouvement du port est annuellement de 90 i\ 93 millions de taëls.
Hôtels : Grand Hôtel, sur le quai. — Terminus H. près la gare.
Club : llankow C. — Gaulois. — Belge. — Russe. — Hankow Hace G. and Récréation ground.
Consulats : de France, d'Angleterre, de Relfrique, d Allemagne, du Japon, de Hollande, de Russie, dos Etats-Unis.
Banques : B. de V Indo-Chine. — Russo-chinoise. — Hongkong and Slianghai B.
Magasins ; Hall and Holtz, concess. franc.
Négociants : Ravier. — Bouchard. — Grosjean. — Mondon. — Laglaize. — Racine, Ackermann. — Vrard. — Belgo-Ghine. — Belgian Trading Gy. — Arnhold Karberg. — Behrend, Stern and Adolph.— Brandt. - Butterlleld and Swire.— Garlowitz.— Theerkofl". — Cliild. — Dodwel. — Encarnaçao. - Evans, Pugh. — .Gardiner.— Gordon Bros. — (îreaves. — Grunbcrg, Reilly. — King. — Rober. — Lee. — Melchers. - Kamsay. - Siemssen. — Popofl". — TokmakolT. Molchanofl", PechatnolT. Meyer. — Watson (pharmacie^.
Missions : des Franciscains italiens. — Etablissements protestants. St John's G.
Postes : française; anglaise; japonaise; chinoise; allemande.
Ecoles : française ; anjîlaise.
Han-k'eou « et ses faubourgs occupent le centre d'une immense plaine d'alluvions où pointent, ça et là, comme des récifs sur l'Océan,
lae
HOU-PKT
niielqnps cîmes rocheuses. De l'une de ces hauteurs, la colline de n.in-yanp, on découvre un panorama tn^s étendu, la ville ontû're où, plus exactement, trois villes qui, sons des noms différents n'en forment en fait (nfiine seule et dont la situation respective rappelle d'assez près le tno lljïuré à l'enihoucliure de IMudson.
« Les rjiiuois, pMis très pratiqu«*s, mais aiissi, comme eliaciin sait, très «'xperts en jréomancie. attriliuent la prospérité do Ifaiik'eou, non pas précisément ii sa situ.-ition exceptionnelle au centre d'une des plus- vast«'S «ît d«*s plus fjTtiles vallées du monde, sur les hords d'un fleuve acressiijle aux [dus jjrands navires, mais surtout à la conllpuratiiu) de sou sol dont les rares reliefs, parait-il, reproduiraient a miracle les trois emldèmes dont la conjonction est considérée comme indispensable pour un îong-chouei de première qualité, autrement dit pour présa^çer un heureux sort : le dragon personnifiant la force, le serj)ent emblème de la longévité et la tortue qui symbolise la stabilité dans la puissance. Le coteau de llan yan{,r forme la carapace de la tortue; la tète serait renrésentêe par une petite roche à fleur d'eau, au noint de réunion de la rivière et du Yang-tseu. Sur ce rocher a été Mtie une mignonne piigode, aujourd'hui fort dégradée, qui devait avoir pour effet d'immobiliser le précieux animal. Sur l'autre rive, la ligne sinueuse des collines (|ue couronnent les remparts crénelés de Wou-tch'ang, ne serait autre que le dragon couché. Quant au ser[)ent, sa tète apparaît, parfaitement reconnalssable pour les initiés, à l'extrémité d'un promontoire escarpé sur Icnuel, au temps des Ming. il fut jugé à propos de construire une grande pagode à quatre étages dont le poids s'opposerait à la fuite du reptde. Hélas! la pagode fut, il y a dix ans v4886), complètement détniite par un incendie. Mais, par bonheur, rien n'a été troublé dans le fong-ch(uiei, le serpent est demeuré à son poste. Affaire d'habitude ». (Mahcel Moxmer, L'Empire du Milieu.)
Woutch'ang-fou,] '^0.000 liab., résidence du vice-roi des Deux II ou ou du IIou-kouang,(lu gouverneur de la province du Ilou-pei, du préfet du Wou-lch'ang-fou, duquel dépendent dix arrondissements, du sous-préfet du Kiang-hia-hien, etc. Ji» ville s'élend sur la rive droite du Yang-tseu-kiang, en face le confluent du Han ; une colline se tient au centre de la ville.
Les murs de Wou-lch'ang ont plus de 20 li de tour et comptent neuf portes. Construits primitivement, sous la domioation des Wou, entre les années 238 et 250 de notre ère, ils furent revêtus de grandes l)riques sous les ï'ang et augmentés en 1871.
A l'époque des « Tributs de Yu », région du King-tcheou. Soi les Tcheou, dépendance de la principauté de Tch'ou, sous les Ts'... du Nan-kiun (ît, sous les Han, du Kiang-hia-kiun. Pendant la période
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