HAN-YANG-FOU
capitale de la province du Hou-kouans (comme fou, depuis les Min^), puis (1664) de celle du Hou-peiet de la vice-royauté des Deux Hou.
En 1822 et en 1838 des missionnaires français, les P. P. Clet et Perboyre furent martyrisés sur la place de la ville, l'un mourut étranglé, l'autre succomba sous le sabre.
Han-yang-fou, 80.000 hab., est située sur la rive droite de la rivière Han. C'est le chef-lieu d'une préfecture, divisée en cinq arrondissements et la résidence du sous-préfet du Han-yang-hien.
La ville est close d'une muraille de plus de 4 li de tour, escaladant, au nord, la colline Fong-si-chan et datant du début de la dynastie Ming. Trois portes.
A l'époque des «Tributs de Yu », région du King-tcheou. Dépendit, sous les Tcheou, de la principauté de Tch'ou et, sous les Ts'in, du Nan-kiun; sous les Han, dn kiun de Kiang-hia, dont le chef-lieu y fut transféré vers l'an 200 de l'ère chrétienne. Les Souei V établirent le Han-yang-hien et les T'ang le Mien-tcheou (621) et le Kiun de Han kyane (vers 742). Les Mongols en firent le fou du même nom, rattaché à la province de Ilou-kouang. Supprimé sous les Ming (1376), fut rétabli quatre ans plus tard et dépend, depuis 1664, de la province de Hou-pei.
Sur le bord du Han, rive droite, l'Arsenal. Cet important établissement, élevé en 1803, comprend une fabrique de fusils Mauser (1888) à chargeur, une autre de canons à tir japide, système Gruson, du calibre 37 ™/"" et 57 "/"", enfin une cartoucherie. Une poudrerie, installée à quelques kilomètres plus au N., donne une poudre sans fumée.