PARTIR OCCIDENTALE DE I.A VILLE INTÉRIKCRE
Les lieux les plus remarquables de cette |>artie de Pé-king sont :
( 143. Tou-tcha youan. } Comité, des procureurs ou censeurs impériaux. On y reçoit les requêtes ou suppliques adressées à l’empereur. Chacun des membres de ce comité porte I e titre de Yu-sse, Historiographe impérial. Leur devoir est de signaler à l'empereur tout ce qui se passe de scandaleux, non-seulement dans Pé-king , mais dans tout l’empire Ils ont également le droit de s’enrniérir de toute exaction, prévarication, déni de justice, abus et infraction faite aux lois. Ils peuvent aller siéger on personne dans plusieurs tribunaux et cours de justice, mais uniquement comme inspecteurs , et non comme juges. Ils exercent aussi leur surveillance dans les provinces par leurs agents.
( 144. Hingpou.) Ministère de la justice. Près de ce bâtiment sont les prisons du nord cl du sud.
(145. Hoei-tseu-yng.) Casernes des hom-
mes du Turkestan. Au centre de ces casernes est une mosquée d’un aspect magnifique. Les casernes ont cent quarante-sept entrc-culonnements. Les hommes du TurkesUn forment un corps d’artisans appartenant à la cour. Ils furent amenés à Pé-king t b la suite delà dernière conquête du Turkestan oriental, faite en I7ô8.
( 146. Thian-fchou-thang.) Monastère catholique du seigneur du ciel , appartenant aux missionnaires portugais. Il lut fondé en 1600. Cet édifice, tant par sou étendue que par sa magnificence, l’emporte sur tous ceux des autres communautés religieuses.
L'église, el plus particulièrement la halle de réception, est décorée de belles peintures.
(147. Siouan-wou-mcu). Porte du sud vers l’ouest.
(148. Siang-fang. ) Demeure des éléphants. Elle fut construite vers l’an 1500 de notre ère. On y entietint primitivement un nombre considérable d’éléphants; il n’y en a pins aujourd’hui que dix-huit. Ces animaux sont employés dans les cérémonies solennelles oii assiste l’empereur. On leur apprend a faire des exercices oadresse.