jour de la 3* lune. Fête
DE LA MÉBB DES INFANTS, TseU-SUn-
niang-niang. Les Chinois qui n’ont pas d’enfants et qui en désirent, lui offrent des sacrifices.
4. — 23' jour de la S* lune. Fête db la seine du ciel. Comme elle est originaire du F6-kien , son culte s’est affermi dans cette province, où la reine du ciel a beaucoup de temples. Elle est devenue la dresse des matelots.
19. — 8* jour de la 4* lune. Fête dü Bouddha Çakya-mouni (*).
25. — 14e jour de la 2» lune. Fête de Lio-THONG-piir. (Vovex plus haut, pages 427-431, l’analyse du drame taosse intitulé : le Songe de Llu-thonqpin.)
28. — 17* jour de la 4* lune. Naissance de Kin-hoa-fou-jin. C’est une sainte que les femmes invoquent avec beaucoup de foi et de piété, quand leurs enfants se trouvent atteints de la petite vérole.
29 — 18' jour de la 4* lune. Fête de Hoa-to, médecin fameux, dont il est parlé dans le roman intitulé : Sankoue-tchi (Histoire des trois royaumes). Hoa-to reçut les honneurs divins, peu de temps après sa mort. Il est invoqué par les malades.
SI. — 20* jour de la 4* lune. C’est un jour consacré à la patronne des
(*) Voycx l'intéressant ouvrage intitulé : Rgya-tcb er-rol|ia , ou Développement des jeux, eoutenant l'histoire du Bouddha Cakya- Mouni, traduit sur la version tibétaine ,' et revu sur l’original sanscrit, par Ph. Ed. Foucaux; Pari», 1848, 1 vol. in-4».
aveugles, que les Chinois appellent Yen-kouang-ching-mou (la sainte mère aux yeux brillants et pleins de feu).
On sait que les maladies des yeux sont très-communes à la Chine. La patronne des aveugles est invoquée par les malades.
nnr.
4. — 28* jour de la 4* lune. Fête de yô-wang ou du dieu de la médecine.
C’est l’Esculape de la mylhologie chinoise. On croit qu’il rendit la vie à un mort.
14. — 5' jour delà 5* lune. Joutes sua l’eau. C’est un grand divertissement dans les provinces maritimes. On y voit des bateaux d’une forme singulière, très-longs, très-étroits et qu’on appelle long-tchouen , à cause de la ressemblance qu’ils ont avec les dragons (long). Ces barques sont conduites par quarante, soixante et quelquefois quatre-vingts matelots qui rivalisent avec les autres bateliers. Les fêtes nautiques sont presque toujours troublées par des accidents funestes.