‹ Chine moderne, ou Description historique, géographique et littéraire de ce vaste empire, d'après des documents chinoisChapitre 5 sur 292 · I. Ville bouge interdite [Tseu-kin-tching · texte numérisé non relu

I. Ville bouge interdite [Tseu-kin-tching

Cette partie intérieure àe.Pê-kingi"), essentiellement destinée à la résidence de l'empereur et de sa cour, a quatre portes, une de chaque côté de son enceinte carrée. A voir la distribution intérieure de celte enceinte fortifiée , la beauté, la grandeur et le nombre des édifices symétriquement isolés qu'elle renferme, on la prendrait pour une ville de palais construite par la baguette magique d'une fée enchanteresse.

On ne trouverait pas, dans aucune ville du monde, un ensemble aussi vaste, aussi imposant, aussi merveilleux d'édifices royaux et d’un aspect aussi pittoresque. Un coup d’œil jeté sur le plan pris à vol d’oiseau en donnera une idée (•”**>.

des lieux démis, nous figurons ici les diverses enceintes de Pc-king propremcnl dit :

King-sse.

Honug-tching.

Kin-tching,

ville

interdite.

Ville impériale.

Ville proprement dite.

(*j Té-tksing-i-thoung-tchi, K. I., f, a. (”) Voy. le Plan, pl. i, Section /.

{”*) Vov. la traduction citée du I*. Hyacinthe nittlionrin.

Toute la partie extérieure est entourée d’un large canal, dont les bords sont relevés perpendiculairement en granit.

Sur la rive opposée, située entre la forteresse et les eaux du canal, a été bâti de trois côtés, à l’exclusion du côté sud, un corps prolongé de bôtiinent qui s'élève jusqu’à la moitié de la hauteur du mur. l.es terrasses, les glacis et les esplanades de la forteresse sont couverts d’une aire de briques dites briques de ville, taudis.que le chemin qui conduit droit aux grandes salles est formé

Car de gros morceaux de pierre grise et lanche. L’intérieur de la ville sacrée se divise en trois partiesT : orientale, moyenne et occidentale. La - partie moyenne occupe tout l’espace qui s’étend de la porte sud à la porte nord, et renferme un palais nomme Palais impérial, subdivisé en plusieurs vastes palais distincts, dont chacun a un nom et une destination particulière. Il règne une symétrie parfaite parmi les édifices grands et petits, soit dans les palais, soit dans les parties ou quartiers d'orient et d’occident ; et, quant à la hauteur respective des bâtiments, on y remarque encore un plan régulier et harmonieux. Pour éviter des longueurs, nous diviserons chacune des trois parties de la Pille interdite en deux subdivisions : le nord et le sud. Le sud de la partie orientale renferme diverses chamlyes de justice et autres hôtels d’un genre analogue; le nord n’offre aux yeux que des palais pour l'héritier présomptif et pour le séjour passager de l’empereur, ainsi que des temples.

Le sud de la partie occidentale renferme aussi les hôtels de différents ministères et autres administrations, parmi lesquelles est celle de l’intendance de la cour avec tous les bâtiments qui en dépendent. Le nord de cette partie ne renferme que des bâtiments pour les femmes, ou des sérails pour les plaisirs de l'empereur, puis des pavillons pour le séjour momentané qu'il lui plaît d’y faire, et enfin des temples. Nous commencerons donc l’examen de l'intérieur de la Pille interdite ou sacrée par la partie sud du quartier central; voici ce qu’il y a de plus remarquable (*) :

(*) Toute fimceinle intérieure carrée figu-

L’UNIVERS

( 1*. Wou-men ) Porte méridionale. Elle a trois entrées , et est surmontée d'une tour à deux Mages sur neuf spirales. Devant cette porte sont du côté de l’est un cadran lunaire, et du côté de l'ouest un cadran solaire. Sur les liants de cette tour, dans des galeries ouvertes à l’ouest, se trouve une timbale, et aux angles sont de hautes tours à jour. Les fonctionnaires publics appartenant soit à l’ordre civil , soit a l’ordre militaire, se rendent an palais et en reviennent par le passage de l’est : il n'y a que les princes du sang impérial qui aient droit de passer par le assagede l’ouest. Chaque jour la cloche et i timbale retentissent durant la marche de l’emi>errur se rendant au conseil • à sa sortie et lorsqu'il passe par la jtor/e au midi , la cloche tinte , et lorsqu'on offre le sacrifice dans le grand temple, on tait retentir la timbale. Lorsque les troupes, après une expédition heureuse, rentrent en triomphe et vont au palais présenter les prisonniers , l'empereur se rend sous la porte méridionale pour achever la cérémonie de la réception desdits prisonniers. C’est près de celte même porte qu’annueUement , le premier jour de la dixième lune, sont distribues des calendriers pour l’année suivante. C’est aussi sur la place qui s’étend an delà de cette norte, que sont distribués les présents que l'empereur fait aux priuces étrangers et à leurs ambassadeurs, ainsi qu’à ses vassaux.

( 2. Taï-ho-men. ) Porte de la souveraine Concorde. Cette |K>rte a neuf cnlre-colonncments (**). Elle consiste proprement en trois nortails L’escalier de devant , de même que l’escalier «le derrière, offre trois sorties dans le portail du milieu ; les deux portails latéraux n’ont , à leur escalier , (prune sortie chacun.

Au nord de cette porte et dans la même direction est situé :

(3. Le Taï-hoètian) ou la salle du trône (***) de la souveraine Concorde. Pavillon destiné aux ass4iubli*e.s impor taules et aux jours d’apparat. Le soubassement est haut de vingt

rée sur le plan n° i avec i’imlicalion I , nommée en chinois Tseu-km-tcUing , ville rouge interdite, est ce que les Européens nomment indistinctement Palais impérial.

f*) N” du plan.pt. I; voyez Tu-thshui-i-thoung têtu, K l, f. t . cl la Description lie Pc-kiuq citée. 7 (**> on Juge, en Clone, de la grandeur de» edi • flcc.s d’après le nombre des entrc-colonnrmeuts.

f***) l.e tonne chinois fin», que nous traduisons par salir du troue, sigmlic proprement une salle rush i et élevée., où se trouer placé un trône pour recevoir l'empereur dans tel Jour de cérémonie. Ce terme s'applique aussi à l'é Mire rntier ou pavillon dans lequel se trouve la salle tiau. Une telle Mlle lie sert Jamais que pour donner audience peinant une heure ou deux, dans telle ou telle circonstance spécifiée. On appelle au vu Han quelques temples, par la raison que les idoles de Ko ou BimnuHA y sont vues assises sur un trrtnc. h tare tourner au sud. comme le sont les empereurs mêmes lorsqu'ils douucnt audience.

pieds, et tout l’édifice a cent dix pieds de hauteur Il a orne en tre -colon nemeuts de longueur, sur cinq de largeur avec une double avance et avec des proues ou patins aux angles. l«e perron qui conduit à cette salle d’audience est bordé de balustrades en marbre blanc ; il se divise en cinq escaliers , chacun desquels a trois rampes et trois paliers, où sont dix-huit trépieds, deux grandes écailles de tortue et deux ibis, tous eu bronze et servant à brûler «les parfums ; enfin deux cadrans, l’un solaire, l'autre lunaire.

L’empereur se rend à cet édifice au premier jour de l'an pour recevoir les félicitations d’usage ; puis au solstice d'hiver, puis an jour anniversaire «le sa naissance et pour les audiences solennelles (*). Il y vient encore lorsque tons les grands «le sa cour y donnent un festin , lorsque le généralissime «le ses troujms doit prendre congé de lui , lorsqu’on examine les //andin ou docteurs «le Y instant impérial , et pour entendre l’ex près* sion «le la reconnaissance des fonctionnaires «pii lui sout présentes après avoir été nommés a «ptelqtic nouvel emploi.

Devant la salle , sur la terrasse , est un lieu oit les officiers civils et militaires font la cérémonie «les génuflexions , cérémonie pour laquelle ont été dispo.se> , sous la forme de tel ti cs, «les espèce-* do piédestaux en brou/o, où est gravée l’indication du degré «pii convient a cliaoue rang depuis le premier jusqu'au neuvième. Il «mi a été fait par ligne pour chaque rang à l’est <*t à l'ouest de la voie im|K’riale , ou de la chaussée de pierre ; à l’est, pour les officiers civils ; à l’ouest, pour les chefs militaires, chacune de ces lignes est faite pour dix personnes.

(4. Tchouny-ho-lian .) Salle du trône tic la moyenne Concorde. En sortant de la salle précédente ou arrive dans celle-ci en suivant

(*) C.’cst a «mi dans cette salle du trône que l'empereur de In Chine reçoit les ambassadeurs des pohfm nees étrangères, qui se rendent à Pé-king. Iji plus ancienne vue que l'on en ail publiée en Europe est relie qui se Ironie dans la Pria lion de l'ambassade de la ( omputmie hollandaise vers l'em/rreur de la Chine, en ic.t publiée par Niilhoff; Paris. i«iu, in C*. Nous in reproduisons ici 'pt. *), co observant que cette vue a etc trouvée très-exacte Ho ans plus tard par l'historien de la dernière ambassade nid! mdn.se vers l’empereur de la Chine, en UH et I7»i, par VAN Braam HOUCKOFMT. Philadelphie, i7*»7. ’i ud. In-V' avec pl., I 1 , P nw. Cette vue de Mmmok» représente X» façade intérieure du palais impérial. One autre vue «le la salle du Irôue ou d'audience du même palais { pl.« 1 a éle publiée dans la Krlation du rotftuje de Ysbkants lors, umhassadeur du czar <le Moscovie en Chine , en os». Celte vi «b diffère tellement de la precédrnte, que l’on peut supposer que ce n’c«t pas la meute salle d'audience et les menu** bâtiments qui y sont repràtctib*. Dans 11 sixième planche, on’ volt Apurer sur le premier plan . au milieu de la cour «lu palais, k cortège de t’IntroducJLiou de l'ambassadeur moscovite dans la salle «l'audience. „ftr

1/* voitures, ru forme de palanquin, que l’un volt dans la gravure n* 6 et traînées on portées par des éléphants, des chevaux ou des mulets, sent encore en usage. Ce sont de pareilles voitures qui tranportefll an palais Impérial les auih.iviadcurs étrangers et autres personnes de distinction.

toujours la direction du nord ; elle a trois entre-çolonnemcnts de longueur sur autant de largeur ; c'est-à-dire que c’est un pavillon carré, surmonté a la corniche d’une avance quadrangtiluire, au-dessus de. laquelle s'élève ou toit rond. Les perrons an nord et au sud ont chacun trois issues; ceux de l'ouest , une seule. A l’est et à l’ouest se trouvent deux ailes contiguës, chacune de deux cntre-colonnements et qui servent de garde-meubles pour les objets en bronze.

L’empereur vient dans cette salle examiner les prières conrernaul les Sacrifices , les blés et les instruments aratoires préparés pour la cérémonie du labourage. L’est là aussi qu’on lui présente le tableau des généalogies de sa famille.

(;>. P no- ho- finit.) Halle du trdne de la Concorde protectrice. C’est , toujours dans la même direction au nord, une troisième salle du trône de neuf entre-colonneinents, avec une double avance, terminée aux anles par des proues ou patins. Le perron e la façade est aussi à trois rampes et en parfaite symétrie avec le perron de lu salle ou du pavillon de la souveraine Concorde; le perron tourné au nord a trois rampes avec trois repos.

L’empereur se rend tous les ans dans ce pavillon la v eilli* du nomel an pour J fêter les étrangers; il s’y rend aussi pour l'examen ries licenciés aspirant an grade de docteur. C’est encore là qne les biographes des ancêtres de l’empereur se rendent en pompeuse cérémonie pour lui présenter letu ouvrage.

Voici comment Van Braam décrit l'édifice impérial dans lequel fut reçu l’ambassadeur de la compagnie hollandaise et sa suite , le 20 janvier I79à (*) :

- A, sept heures (du 20 janvier 179.*), on nous a conduits vers les bâtiments impériaux par une porte comme toutes celles dont j’ai déjà parlé, et placée sur la môme ligne. En dedans dO cette porte noos avons trouvé une f/nir très-spacieuse , pavée, en pierres de taille et environnée de bâtiments , dont les principaux sont situés au midi et sur une élévation vers laquelle nous nous sommes dirigés par son centre, au moyen d’un escalier de quarante-cinq marches.

« Cette hauteur de quarante-cinq marches est interrompue par une première terrasse (voy. la PI y) de dix pieds de profondeur; puis l’on trouve une seconde portion d'escalier que suit aussi une seconde terrasse de la même dimension. Ces deux terrasses Tonnent des galeries au moyen d'une lialustrade en pierre qui règne sur leur longueur , et dont

(*) Cet auteur, qui était le second de l'ambassade hoRandalte, a*aJl r.osnuble une collection trés-precleijfce «te dcMinli chinois de toutes sortes, dont il n’.i maih.tircuvrineiit tait graver qu'un lrê*-petit nombre pour accompagner *..n Voyage. Nous reproduisons ici qu'il a public, de la salle

d'audience da paLis de l'empereur.

les pilastres , placés à environ douze pied* d’intervalle , portent des figures de lions ou d’autres animaux. Ces deux terrasses placées ainsi ruue au-dessus de l’autre offrent, avec la balustrade qui les décoré , un coup d’u-il très-pittoresque.

« L’escalier étant monte, nous nous sommes trouvés sur une surface entièrement pavée en pierres de taille , ayant au sud un escalier et lies terrasses égales à celles que je viens de décrire. Sur la surface unie se trouvent placés trois édifices, dont deux, semblables entre eux , situés à l’est et à l’ouest , ont la forme d’un carré long et deux étages, tandis que le troisième forme au milieu un pavillon carré , dont le toit en pointe se termine par une boule dorée.

« Ce pavillon correspond aux escaliers entre lesquels il est nlacé, et il a , selon le goût chinois, une galerie extérieure supportée de chaque côté par six colonnes.

« Les deux grands bâtiments placés entre les deux escaliers, ont , au rez-de-chaussée , de larges salons ouverts , et au-devant desquels régnent des galeries où l’on arrive par ues marches placées dans trois points différents. L’extrémité des toits de ces galeries est soutenue pardix fortes colonnes. An reste, ces bâtiments sont construits, ornés, dorés, vernissés et couverts comme tous ceux dont j’ai déjà parle. Le salon de l’est, appelé /V/uau-tien (Pao-ho-lian) était'préparé pour l’audience et le déjeuner.

«< Au milieu de cette salle (voy. PI. f» et 7) est le trône impérial, sur une plaie-forme élevée de six pieds. On y arrive par trois gradins placés, l’un au milieu, et les deux autres sur les côtés. La plate-forme , couverte d’un tapis , est bordée d’une balustrade qui est sculptée ainsi que le fauteuil impérial et la rampe dontchaqne gradin est accompagné : toutes ces parties sont en outre entièrement dorées. Derrière le trône |>endait une tapisserie jaune, et sur les côtés de. la plate-forme on avait placé quelques vases remplis de fleurs naturelles, aux suaves émanations desquelles deux autres vases de métal , où brûlaient des parfums, mêlaient l’odpiirdu santal . et d’autres substances asiatiques.

« Le< deux extrémités de la galerie , en dehors du salon , sont pavées entièrement avec des pierres d’une surface très-polie. I Ji sont ranges les volumineux instruments de musique, tels que celui composé de «eize petites cloches ; celui formé de seize pièces de mêlai, le grand tambour, et plusieurs instruments du même genre. Une riche dorure couvre tous les objets ainsi que les piédestaux qui les portent (*). #

Un peu plus loin au nord si; présente aux regards la porte |»ar où l’empereur rentre dans son propre palais.

(*) Voyage en Chine, vol. i , p. I74-»,

L’UNIVERS

Monuments remarquables dans la partie orientale du quartier sud :

(f>. Xci-khc.) Édifier du conseil privé. C’est là où se réunissent les membres du conseil privé de l'empereur. Cet édifice est situé prés de la muraille même du sud, et sa façade est exposée au midi. Vers le nord se trouvent le département inférieur des équipages de la cour et le département intérieur des finances.

(7. Wen-hoa-dan.) Salle du trône des /leurs littéraires. Sa façade est exposée au sud. L’escalier a neuf marches. C'est là que l’empereur, dans la seconde lune, se rend une fois l’année pour interpréter les livres sacrés.

(8. Tchouan-sin-tian.) Antre salle du trône où l’on porte «les offrandes et où l’on oITre des sacrifices au feu instituteur des princes et des souverains ( le grand philosophe Knot ng-Tsep), aux savants et aux maitres qui ne sont plus. A l’est de cette salle est un puits couvert, dont l’eau, après celle de la source appelée de jaspe, est réputée la meilleure.

(9. Wcn-youun-khc.) Ilibliof h tque impériale. Ce bâtiment, qui est derrière le précédent, consiste on trois corps de logis de six cntre-colonnemcnts chacun, couverts de tuile d’un \erl sombre. Devant la salle du trône se trouve une citerne carrée revêtue en pierres et traversée par un pont de pierre. L’eau y est amenée par le canal lu- no. ou conserve dans cette salle du trône un exemplaire de la grande collection intitulée : Livres complets des quatre magasins : Ssckhou-thsiouan-c/iou (*), collection la plus

(•' Cette collection, que l'empereur Khlan-lonng fit commencer en 1777. . et qui . ne Ion son «-«pression , devait composer cent soixante mille volumes , n'eat pas encore achever, ou continue a l'imprimer; nous avons eu un Instant entre les mains le catalogne, en quatre volumes publiés à Pe-hing par ordre «le l'rrapereur, des livres qui composeront celle collection. M. N'-nmann a donné, d’apres le Tii-thsing-hoei-tien, ou Recueil îles statuts administratifs dé tu dynastie ramante en Chine (liv. I.XXX .1°» h liste

suivante des livres qui composent déjà celte collection:

I" XIKG.

Ouvrages classiques ou regardes comme sacrés, avec tous les commentaires qui y sont relatifs.

volumes.

1 je Livre des changements ( Y-king). . . . i,r« Le Livre des Annales (< huu-klng). ...

!* IÀrre des I ’ ers { Chl-klng ' imi

I je IÀrre des tûtes fTcheou-li . NI , Ll-kl ) . u.isa Le IÀrre des Annales de Uni lie Printemps

et l'Autotune. Tchun-thsleou ) t.eot

Le IÀrre de la Pieté liliale f Hlao-king ). . *7

Table de* matières , ligures sur bois , etc. . ao »° SS H-CHOU.

Les quatre livres de philosophie morale et politique.

l a Grande Ftuae . V Invariabilité dans le milieu, les Entretiens philosophiques , et

Meng-tseu

Ouvrages sur 1a musique ( ïo) «a

Livres scolastiques et élémentaires (Siao-

Ouvrages historiques.

Recueil des histoires de toutes les dynas-

vaste et la plus complète de livres qui ait jamais été ent reprise en aucun pays do monde* C’est dans cet édifice qu'atijotird'lmi, après l’inlerprélation des livres sacrés, l’empereur fait servir du thé aux interprètes.

(10. Ko-chi-Kouan.) Maison de la Société historique.

Obs. Au nord et il l'est se rencontrent en differents endroits le Bureau des écuries de la cour, I» Magasins aux vivres de la cour, et le Dépôt impérial des substances médicinales.

(Il Toung-hoa-men.) Porte- fleurie orientale ite la ville inlerdile.

(12. Wouing-fian.) Salle du trdne »

l'ouest de la porte de la Concorde occidentale. Elle a un haut escalier de neuf marches et des portes de trois entre-eolonnenients ; sa façade est tournée au sud. Ce pav illon est entoure d'un fossé sur lequel on a jeté trois

S onts de pierre. Il consiste en deux corps c logis où l'on conserve les planches en Uns qni servent h l'impression îles livres, comme le* clichés dans les imprimeries européennes. Derrière ces eorps de logis, au nord, sc I1011vent les ateliers des relieurs ( Yu-te-thang), ou plntotdes brocheurs do l'imprimerie impériale qui est établie dans cet édifice.

A l'ouest de ces liAtlmeuts on trouve :

(13. Chang-i-hian.) U département des vêtements impériaux. Us y sont confectionnés selon les rites et conservés en garderobe. Dans l’intérieur se trouve une salle du trône divisée en deux corps de logis, où sc réunit la commission chargée de traduire les livres sacrés de Bouddha (•).

Annale* *

Histoire* générale* l.ïon

Histoire* particulière* l.tu

Histoire# mêlée* 1175

Recueil des ordonnance* et des décision*

Impériale* Mil

Biographie* • •«*

Hoeiitiienta historique* t*

N ut Ire* de district* particulier* sa»

< taronàloirte **

Géographie el rein t Km* de voyage* , descriptions de najs étrangers t.7«a

Administration et gouvernement s**

Institution* politique* . loi* , édit* J.7U

Bibliographie et Inscriptions 7<*

Critique* d’histoire* particulière* an

Heligion , philosophie* autres sciences.

Reoie de Contacta» *.»»

Srlencc militaire •»

Jurisprudence •«

Economie politique . • * IM

Médecine

Agronomie et arithmétique. ....... «a

Physique*, physiognomonie, astrologie et

autre* art* magiques.

Peintures , note* ( de uiu*lquc ) , Imprimerie

et danse. . . •>*<*•

Science* naturelles, dlété.tlque et ustensile*, en figure*

Mélange* • •.*ü0

Moindres écrits ( Siao-chout ) , comme histoire* mervplllrnses, etc •»*•*

Ecrit* bouddhique* **

Ecrits de la secte de Lao-tscu M

PoBroes de divers genre* el tonte* sotie* de

recueil» littéraire* • • •

Total général 7», rat

{*) Le P. Hyacinthe dit que cette commission a tlé

CHINE MOUEUNF.

(14. Sian-an-koung.) 'Le Palais de la tranquillité générale. C’est une école ou colley.- pour les enfants des olliciers supérieurs servant dans les huit bannières.

Oiw. Au nt>rd de ce palatA se trouvent les écoles du Tur testait et û Ava elle département des arU.

(tà. Neïwou-fou.) L'Intendance de la cour. Ce bâtiment se trouve au nord de la Porte de / leurs occidentales (Sl-hoa-men, n" 18.) La façade est tournée du eète de l’orient Cette administration consiste en trois cours et sept bureaux; elle a dans ses attribulions le règlement des recettes et des dépenses de la cour, les sacrifices, les banquets, les récompenses, les amendes, et tout ce qui tient aux arts, aux métiers et à l'industrie.

( if. . Kauang-tchou-sse.) Com mlssarial des rn res, sur la même ligne que l'intendance de la cour, à l’extrémité nord. C’ost le priucipal magasin de la couronne. On y déposé tous les objets appartenant aux six dépôts de l'intendance de la cour : l’argent, les fourrures, les étoffes de soie, les habita, le thé et la porcelaine.

(17. Nan hiun-tian.) Salle du trône, située contre la muraille du sud. On y voit réunis h-s portraits des souverains des précédentes dynasties.

Non loin de cette salle on trouve au nord :

(18. Si -haa-men.) La Porte fleurie de r Occident, de la Ville rouge interdite, ayant trois ouvertures fermées par des portos de luis ronge, ou peintes en rouge, garnies de lions dorés; celle du milieu, comme dans les autres portes, ne s’ouvre que pour l’empereur (*).

(19. hhian-t/ising mrn.) Lu Porte de la pureté céleste. Elle a cinq entre-colonnemruts, trois issues, et l’escalier qui est en as ant, le même nombre de rampes, chacune de neuf marches. Devant l’escalier sont placés deux lion» de grandeur colossale. L'empereur s’y rend or.iiuairement pour se faire, rapporter et pour décider les affaires de l’Etat.

(2(). Khianthsing-koung.) Palais de la pureté céleste. Il a neufentre-eoloimements en longueur et cinq en largeur. L’empereur s'y rend lorsqu’il veut délibérer sur un objet quelconque avec les grands de sa cour, ou voir les fonctionnaires présentes soit pour des places, soit pour de l’avancement. C’est lâ que, iliaque année, ail jour de l'an, l'empereur reçoit et traite les princes. C’est U que dans la cinquantième aimée du règne nomme Khang-hi (en 1711 ), l’empereur aomia un festin solennel auquel furent invi-

JJjVlwUDSe , et qu'à u pince, il fut créé, en Mil .

1 î*100 <"ll,r e.nnpovT in blosMplii.- Se

OuîEïï" V ” ' V'.soültG JOC I-TI . mort en irao. tVmm BpCOOBA ils «on! depuis lonp-

en et -t l ue chlnolj et

,uc “c “ue

tés bius les vieillards Ue soixante ans et plus, soit fonctionnaires, soit simples particutiera. L’empereur Khian-loung donna aussi une hHe semblable dam le même palais, en 1785, mais le nombre des convies fut deux fois plus grand. Les nonagénaires furent admis a la table même de l’empereur, où ils mangèrent eu se tenant debout. L’empereur leur |>arla avec bienveillance et leur lit des présents magnifiques.

(21. Kiao-lhai-tian.) Salle du Irônr, située au nord du palais précédent. Elle est construite sur le modèle de la Suite du trône de ta Concorde moyenne. On y conserve les sceaux de l’empereur, au nombre de vingt-cinq.

Au nord de cette salle est situé :

(22. Kiun-ning-kmtng.) Le Palais de l impératrice, de neuf entre-colonnements de longueur.

(23. Kmn-ning-men.) La Porte du jmlais de l'impératrice, derrière laquelle est le jardin impérial.

Obs. C. est dans le p.ils « précèdent que réside rtmperalrfcc , et le Jardin est destine à ses promenades, (.c Jardin c*t lotit rempli de pavillon» élégant*. rie (empira ft de bn«qtict*. lieux de ce* bouquet* tunt pbteris au milieu de deux lacs, cl un autre est formé wr l.i rime d'une montagne artificielle en rocher*, montagne dans laquelle a été pratiquée une grotte e la main if 1

ou caverne portant Inscrit* tic 1

i impériale ce*

mot* : Source de* nuaoti ( Ytin-yottan). A l'eat rie ce dernier bosquet . dam l’un de* édifice* du Jardin. cm une collection complète de* livre* publié* .ian* 1 empire, (.e Jardin c*t fermé au nord par une gr tilde porte â pavillon, derrière laquelle on trouve :

(24. Chin-wou-men.) La Porte du guerrier divin , qui ferme l’entrée de la forteresse sacrée.

A l’est de cette porte se trouve une longue rue (26) qui mène «à différents palais (27, 28, 2Î>, 30, 31, 32). C’est dans l’un de ces palais (n° 32) que l’on conserve les ma* nuscrits du Livre des Vers, copiés de la main même des empereurs Kao-lsoung et Kiao-l&oung , de la dynastie des Sou tin (1127 et 1163 de notre ère), et douie rouleaux de dessins pour ce même livre sacré, exécutes par le peintre Ma-ho.

Tous ces palais, jmrtant leurs dénominations diverses inscrites au-dessus de leurs grandes portes d’entrée, sont séparés l'un de l’autre par des rues, et tous ont la façade tournée au sud. Ils servent de résidence à l'héritier du trône et aux autres princes.

A l’est de ces palais on trouve une longue rue étroite (33), a l'est de laquelle on a construit le bâtiment du Trésor impérial (34. Nakhôu). C’est dans l'intérieur de la porte Khinhaomen (35) que se trouve le temple dans lequel on sacrifie au ciel suprême ou souverain maître.

A l’extrémité méridionale de la première longue nie (26) est le Palais de ta purification (37. Tchaï-koung) ou du jeûne.

L’empereur, avant chaque grand sacrifice, s’y retire pour faire alwtinence. On y voit

L’UNIVERS

deux appartements chauds, fun à l’ouest de l’autre, et derrière ces deux divisions est la salle du trône, aussi divisée en deux parties, dont l'une, celle qui est située à l’ouest, est disposée pour servir de duunbre à coucher.

A l'est, au delà d’une autre longue rue, se trouve le palais de la pureté de jade (38. Yn-thsing-koung), et au midi de ce dernier une salle du trône. Ces deux édifices sont donnés pour habitation à des princes du sang impérial. A IVst au delà de la Porte des nuages purs ( T/iswg-yun-mên ) se trouve le temple, où l’empereur va bénir la mémoire de ses parents décédés (39. Foung-sian • tian)\ la façade en est tournée au sud. I.es deux corps de bâtiments, celui de devant et celui de derrière, ont chacun sept entre-colonnements.

Dans l’intérieur du temple sont placées des tablettes encadrées, sur lesquelles sont ins^ crits les noms des aïeux de l’empereur, qui se rend dans ce lieu avant toutes les grandes cérémonies, c'est-à-dire, avant les jours où l’on offre des sacrifices ; puis lorsqu’il sort de sa capitale et qu’il y rentre. Dans les quatre saisons de l'année, et même le 1er et le 15 de chaque mois, il y dépose des offrandes, renouvelées par trois fois dans les vingt-quatre heures.

A l’est de ce temple, de l’autre côté de la nie, on rencontre un palais (40. ISlng-cheou • Itoung ), dont les murailles ont de l'est à l'ouest 8f> mètres de longueur, et 423 du nord au sud. Il a six portes, dont la principale est au sud et se nomme Jloang-tsi-mcn.

Derrière cette porte est la salle du trône nommée Hoang-si-tian ; puis au nord est le palais même, derrière lequel est une rue que l’on doit traverser pour entrer dans une antre salle du trône (41), au nord de laquelle est une cour (42) à la disposition des princes impériaux.

Dans la partie occidentale, se trouve une longue rue, parallèle à celle de la partie orientale, et à l’ouest de laquelle sont construits plusieurs palais ( 44, 45, 40, 48, 49, 50), séparés par une autre rue (47). Tous ces palais, placés dans une symétrie parfaite avec ceux de la partie orientale, ont aussi leurs dénominations inscrites sur leurs grandes portes d’entrée, et sont séparés l’un de l’autre par des rues; tous ont leur façade tournée vers le sud. Ils sont habités par les femmes de l’empereur. L’impératrice, comme nous l’avons dit plus haut, habite son propre palais.

A l’extrémité nord de la seconde grande rue est un édifice (51 ) dont on n’indique pas la destination , et à l’extrémité méridionale de la première grande rue orientale, se trotive une Salle du trône (52), où l'empereur va quelquefois chercher le repos après avoir vaqué aux affaires de l’État. Ce ftalais est composé d’une fouis d’édifices de structure variée.

A l’ouest, on volt deux palais (53, 54) , le premier ayant trois portes, l’une exposée à l est, une autre à l'ouest, et la troisième au sud. iwvant la porte du sud sont deux superbes lions dorés. O palais compte aussi un grand nombre de bâtiments, et il a un jardin. Le second de ces palais est celui où l’empereur, accompagné de tous les grands dignitaires , vient complimenter l’impératrice douairière le jour anniversaire de sa naissance.

Au nord de ce dernier nalais, se trouve encore un autre palais (55), au milieu duquel est une Salle du trône , et dans la même enceinte une triple scène (*).

Derrière ces édifices est une montagne artificielle formée de rochers entassés.

Au nord de ce palais , s’en trouve un autre avec nn temple d'architecture thibetaine (5®. Yng-hna-fian). On v remarque un arbre, précieux de l’Inde que les Chinois nomment photi-thi [**). Il a été plante* |»ar l’impératrice veuve, mère de Chin-tsoung , empereur de la dynastie des Mina. Cet arbre a aujourd’hui plus de deux siècles d’existence.

Au nord île ce palais, est situé le temple du dieu protecteur de la vHle ( 57. Tching * hoang-miao ), construit aux dépens du trésor en 172fi. A l’est de ce temple, est la porté de la ville interdite , nommée Porte du guerrier divin , au nord de laquelle se trouve un long bâtiment (58), situé entre le mur d’enceinte et le canal. Le mur de derrière de cet immense bâtiment s’élève sur l'extrémité même du quai. Il ceint la ville, interdite de trois côtés: à l’est, à l’ouest et au nord. C’est dans ce bâtiment que l’on tient en magasin, dans la partie du sud, le ri? fait de blé sarrasin destiné à la subsistance des eunuques, et dans la partie du nord , de la vaisselle de divers genres.

Au delà de ce bâtiment est le eanal de ta cour (59. Tchhi-tseu) , qui environne des quatre côtés les murs de la Ville sacrée. Il est large , profond et bordé perpendiculaire-

("■) En Chine , «Joule le P. Hyacinthe, le* théâtres privés sont mobiles et consistent en une scène ou verte ac trois côté», sur l«* derrière de laquelle est une chamhrr réservée aux comédien». Celte chambre se trouve séparée de la scène par nn rideau , et une porte pratiquée S droite sert pour la sortir; une autre . à gauche , pour Centrée des arteurs O» Issu- s ont aussi des rideaux. Les musiciens se tiennent au bas du grand rideau et Jouent de mémoire. Ail théâtre de la cour, la scène est double et triple, c csl-adlrr à deux et trois étages où les acteurs, réparlt* d'après le sujet représenté , Jouent une seule et même pièce , dans le même temps , arec un t- 1 accord de musique et de paroles , qu’ils ne pourraient mettre plus d'ensemble sur une seule avantscéne.

(•*!En sanskrit bùdhi . L'est Ic.itcw» reliniosa arbre sacré . employé dans les eéréinonles religieuses, et dont il est souvent lait mention dans les poéines religieux de l'Inde. Voir à ce sujet la traduction que nous avons faite de kuDefrri;>fion de l'Inde par des vovageurs chinois, p. s*, sous le titre de Examen méthodique des faits qui concernent le ThUmu h u «u l'Inde.

ment sur les deux rive* d'énormes pierres de granit soigneusement taillées. Le fond de ce canal est comme tapissé de némipliar, et il reçoit ses eaux du grand canal.

H. HOAM’.-TClUKfi.— TIU.K IKI'KRIAI.E.

Cette ville se trouve renfermée dans la Ville intérieure, et environne de toutes parts la ville précédemment décrite. Elle a dix-huit li de circonférence , un 3î,î50 pieds rliinnis (*). Ses murs ont dix-huit pieds de hauteur, six et demi de largeur à la iiase, et cinq pieds deux pouces à la |>arlie supérieure. Ils sont construits arec des briques de ville, maçonnés it bain de mortier et teints en rouge ; de là vient que les Russes la nomment quelquefois la Ville rouge; les toits sont couverts rie tuiles jaunes.

l a Ville impériale a huit portes, dont une à l’est , une à l'ouest, et une au nord ; les cinq autres sont du râlé du sud, dont trois grandes et deux petites. La porte placée le plus directement au sud se nomme la Porte de la grande pureté ( Tai-thsing-men ) comme la dynastie régnante ; celle opposée à la première, et tournée directement au nord, se nomme Porte du repos celeste ( Thian- ’an-men). Cette dernière a sur scs côté, deux portes latérales, savoir, à l’est . la Porterie droite du long repos ( Tchang-’an-tsomen ), et a l'ouest, la i>orte de gauche du long relias t.Tchang’an-yeou-men). Il y a encore plusieurs autres portes que nous ne mentionnerons pas ici.

Cette ville a été construite S|iérialement pour loger les nombreux serviteurs et employés clé la cour. C'est ce qui a valu à cette vaste division de Pé-king le nom de Ville impériale. Néanmoins, une grande partie de celle ville est peuples; aujourd'hui de Chinois qui y ont formé de nombreux établissements de commerce. Elle est divisée sur le pian en deux arrondissements : la partie orientale et la partie occidentale.

PAimr. oait-sTAi.F..— Les édifices et les lieux Ici plus remarquables de ce quartier, en commençant par le sud , sont :

(#0 Tai-thsing-men.) La Porte de la grande pureté: elle a trois entrées. Devant cette porte est une place qiiadrangulaire environnée d'une balustrade de pierres grises. En dehors de celte porte sont deux lions île granit, et un peu plus loin deux larges pierres élevées, où l'on doit descendre de cheval; c’est pourquoi on les nomme Hia-ma-phai.

Il n'est permis qu'aux piétons de traverser la place A droite et à gauche s’étendent deux longues ailes de bâtiments , dont chacune a cent dix enlrwnlonnements du sud an nord, et après avoir doublé l'angle, on trouve que chaque aile a encore trente-quatre entre-co- Innnement* faisant face au nord. C’est dans ces corps de logis que se rassemblent les em-

f> Ta-ttuine-i-tSoung-tchi . K. I , folio t.

J* Livraison. (Chinb modbbnb.)

ptoyés desdifférentes administrations : savoir, les employés des cours héraldique et militaire , tant ceux qni sont déjà en fonctiou que ceux qu’on doit élire ; les employés de la cour de justice pour assister au grand Jugement d’automne; enfin les employés delà cour des cérémonie* pour examiner les compositions de* élèves aspirant au grade de baclielier et de licencié.

Directement en face, et au nord de la porte précédente , on trouve :

(«I. Thian-'nn-men) , la Porte du repos céleste, ayant cinq issues Au-dessus de relie porte s'élève une tour à deux étages, qui a neuf entre-colonnemcnts de longueur, c’est proprement la porte de la Ville impériale; devant celle porte a été creusé un canal sur lequel sont jetés sept ponts de marbre , dont cinci vis-à-vis des cinq issues de la porte, et les deux autres à droite et à gauche des premiers, à une distance moyenne.

En avant des ponts s'élèvent deux hautes colonnes , et denx aulres semblables au delà de la porte à droite et à gauche; chacune d’un seul bloc de marbre blanc , mais d’un travail grœsier. Ces colonnes sont indiquées sur le plan par des poinls. La porte que l'on trouve ensuite cl que l’on nomme Porte des principes (flî. Touan-mrn), a été construite sur le même plan que la precedente.

(03. Taï-miao.) Le Grand temple que l'on remarque à droite est dédié aux ancêtres de la famille régnante. Il est couvert de tuiles jaunes et entouré d’une haute muraille. Il a trois grandes portes dans sa partie intérieure, et deux autres du côté de la façade , qui sont indiquées sur le plan. I.es portes de l'intérieur, construites sur des soubassements élevés, ont cinq entre-colonnemeuts avec un double toit, fontes les colonnes y sont de bois d'aigle ( aquilea arbor ) ; l'escalier a trois rampes, bordées chacune d'une balustrade en marbre; celui qui est tourné directement au sud et les deux escaliers latéraux ont chacun ciuq rampes. La première compte quatre marches , la seconde cinq, et la troisième onze ; les rampe* latérales neuf.

A la fin de l'année, au jour du grand sacrifice, les deux plus âgés d’entre les princes, en accompagnant ceux de la maison impériale , offrent dans ce temple le sacrifice prescrit devant les tablettes sacrées des ancêtres des empereurs et des impératrices , c'està-dire, au |>ère, à l’aïeul et au bisaïeul de l’empereur régnant. Au tempe des oblations qui se font pour les quatre saisons de l'année, on ne rend les honneurs que dans le palais du milieu. Les souverains maîtres (c'est ainsi que l'on nomme les tablettes portant les noms des aurélres décédés) des ancêtres exclus du grand temple uout aucune part aux oblations.

Le palais du milieu a neuf entre-colonnements comme le palais de devant. La salle

L’UNIVERS

cd est commune pour tous les souverains, et, cependant, un a établi entre, eux des divisions suivant lesquelles iis sont séparés, on trouve à part les empereurs et impératrices, ancêtres dus anciens que le bisaïeul. Les saintes toilettes sont tournées vers le midi.

(niant au palais de derrière, il est construit sur le modèle de celui du milieu; les portraits des ancêtres exclus y sont également tournés la face au sud. Devant la saUe anterieure, et sur les côtés , s’étendent deux ailes ou pavillons de quinze entre-colonuements de longueur. Dans l’aile orientale, on sacrifie aux princes, et dans le pavillon occidental , aux grands qui uni bien mérité de l'État. Devant chacune de ces ailes est un trépied où l’on brûle des parfums. A droite et à gauche des salles sont encore deux pavillons ayant neuf entre-colonncments; ces pavillons servent au dépôt «les vases sacrés. Aux deux côtés de la principale porte se trouvent deux puits couverts, l’un ù l'est, l’autre à l’ouest; au delà de ces puits, cinq ponts de pierre, au sud desquels sont, du côté de l'est, le ItâtinH-nt contenant les ustensiles sacriticatoires, et du côté de l'ouest, celui ou l’on prépare les victimes. Au sud-est des portes «lu grand temple est le lieu où l’on égorge les victimes , et un puits couvert. la muraille extérieure du grand temple a un développement de deux mille neuf cent dix-sept pieds chinois (environ 972 mètres).

(04. Che-tsi-than.) Autel où l’on adore les esprits Che et Tsi, situe à l’ouest de la porte des principes ( Touan-men ). Il y a là un autel quadrangulaire, dont le devant regarde le nord; il présente deux carrés l’un sur l’autre, ayant chacun cinq pieds de haut. La partie supérieure a cinquante pieds et la partie inférieure cinquante trois pieds «le diamètre. (.es perrons ont quatre rainpéà , chacune de quatre niai t lu s, le tout en marbre blanc. Le pavé de l’autel est formé «le terres battues de cinq couleurs représentant symboliquement les cinq contrées du monde (*). La muraille formant l’enceinte intérieure a sept cent soixante-quatre pieds de circonférence, quatre pieds de haut et deux de large. Elle est revêtue de briques vernissées da quatre couleurs, dont chacune répond à une couleur d’une contrée; et le dessus est également couvert «le tuiles de quatre couleurs. Le mur d’enceinte a quatre portes avec deux cobmncs chacune. Ces colonnes, les linteaux et les seuils, sont de marbre blanc ; les battants sont en bois et peints avec «lu cinabre. Au nord-ouest de cette muraille intérieure sont

«•) l.’an vu* avant J C., la dynastie des Tchetm fil ériger dans la mpltalc un temple en l'honneur des illustres personnages Che et Tti. L’rnceinle de ce temple eult couverte , du côte de l’ouest , d’une terre verdâtre; au sud. de terre rouge; à l'ouest, de terre blanche ; au nord, de terre noire , et le centre liait couvert de lcrrr jaune. Cet usage est resté en vigueur jusqu'aujourd'hui , comme pi opriété »pcciale du temple dédie aux «prit» Ctuet Tsi.

deux fossés pour brûler les victimes. Derrière 'l'autel, au nord, est un temple où l'on va faire ses adorations. LM principales portes intérieures ont chacune cinq en Ire-colon nemenls; elles sont couvertes de tuiles jaunes ; la porte de la façadt* et celle qui lui est opposée ont un perron à trois rampes. Au sudouest de la muraille intérieure se trouvent le conservatoire et la cuisine sacrilicatoire , chacun de cinq cntre-colounemenU , et un puits. La muraille qui environne tout cela a «leux mille six cent quatre-vingt-quatre pieds «le tour; clfa est leialeen rouge et couverte «le tuiles jaunes. Elle a trois portes au nord, une à l’est, une à l'ouest cl une au sud. Mois de la porte occidentale est l'endroit où l’on tue les victimes, et un puits. En dehors de la porte du nord, h l’angle nord-ouest, est une grande porte avec ses deux entrées latérales Ci: ti’inple fut fondé eu 1410 de notre ère, et restauré eu tfldû.

( Gô. Hoang-tchi-lching.) A la partie sudest de la Ville impériale «•! du grand temple on trouve le Dépôt des biographies de la dynastie régnante. On y conservait h» biographies «les souverains sous la dynastie de» Ming, «pii le fit construire pour cette destination en 1538. Au nord on rencontre :

( GG. Phou-tou-sse ) , le. Monastère de Bncnniu , qui, sous la dynastio des Mina, était l'un des palais de la ville inérnlionaie. Cet édifice, sous le règne de khang-hi, a été changé en couvent en faveur «les Lamas de la Mongolie qui pratiquent la religion de Fo ou BotmuiA.

(G7. Thoung-an-men.) Porte de la tranquillité orientale. Cette porte est placée dans l’axe de la Porte de la Jleur orientale, de la Ville interdite , près de laquelle on tronfre :

( G8. Wou-pei-youan ) , le Dépôt militaire. L’administration de ce dépôt étend sa juridiction sur l'arsenal, la foulciïe. , la tannerie, la sellerie, etc. Tous les atelier» appartenant au dépôt sont disposés dans un bâtiment prolongé près de la muraille.

( 69. O-lo-sse-ven-kouan.) École russe.

Celle école est située au nord «lu bâtiment précédent ; on y enseigne à traduire du mandchou en russe, et réciproquement. Le complet de l’école <‘st de vingt-quatre élèves; chaque bannière en fournit trois. Les maîtres sont choisis parmi les anciens élèves et ne savent pas plus «le russe (1) que le dernier venu de l'école. Ces jeunes gens sont i>our la plupart des fils d'employés.

(7o. Siouan-jin-miao.) Temple élevé au génie clés vents.

(71. Mng-ho-miao.) Temple élevé au génie de la foudre.

(72. Somiy-tctuM-sse.) Monastère tliibétain , situé dans bipartie nord-est «le la Ville impériale, près de la muraille orientale et (*} C'est le I'. Hyacinthe qui parle.

sur le canal. Dans le principal (empli* de ce couvent, «‘levé en l'honneur de Ko ou Bouddha , on conserve le portrait de IVm K/uan-loung. Il y a dans la meme enceinte trois couvents , qui peuvent être considérés comme ne Tonnant qu’un seul monastère , quoique séparés par «les murailles. On voit par des inscriptions qui se trouvent sur d’anciennes cloches, que, sous la dynastie de Mmg, on y traduisait et ou y imprimait les livret sacrés du Tbibct- Ce monastère a encore aujourd'hui une imprimerie thibélainc.

( 73. htng-chan.) C'est la montagne de la capitale , autrement nommée : montagne des dix mille anmes ( IV an-sou i c han Elle est située à la sortie de la porte septentrionale de la ville interdite. Elle commande le pal iis impérial et lui sert en même tempsdo point de vue et d'abri contre les vents du nord. Le mur qui entoure celle colline a deux li de circonférence. En passant par la porte qui Tait face a celle de la ville sacrée (tour gagner la colline, on trouve un édifice magnifique , et d’une architecture admirable; c’est derrière ce bâtiment que s’élève la colline avec ses cinq sommets symétriquement disposés de l’est à l’ouest, et sur lesquels ont été placés autant de |>a%illons, dont quatre out un toit à double et âge, et celui du milieu à triple avance. Ces papillons sont pleins d'idoles, comme le sont les temples. |.a montagne est r ouverte de divers arbres et bordée au pied d’allées «le cyprès. On y entre par deux portes situées h l’est et à l’ouest; et il existe daus la partie du nord de celle vaste euc«*into , un lieu particulier où s’élève une foule d’edifices , parmi lesquels on distingue plusieurs salles du trône.

Cette montagne s’appelle encor e Montagne de charbons de pierre ( Mei-chan ) ; elle est couverte de bois, priuci|>ali'nient à sa base. On dit qu’elle est tonnée de charfion fossile pour servir d’approvisionnements en tait de combustibles dans le cas où la ville serait assiégée. D’après une opération géométrique fai le en octobre 1734, cette montagne a 70 métrés du sommet à la base, et 49 mèlresde bailleur perpendiculaire. Par la disposition sy métrique «le scs sommets, elle est un ornement peu commun , et attire les regards des différents points «le la ville. C’est dans cette uioitlagne que le dernier cnqiereur de la dynastie des Ming alla terminer misérablement sa vie (*).

(74. Ta-kao-siiruan-tian.) A l’ouest de la colline précédente on trouve tm édifice construit avec tout l’art imaginable. Les jeunes pemonnes qui veubml remplir des fonctions * la cour , doivent auparavant venir en ce ••eu apprendre l étiquette et les différents ouvrage» propres a leur sexe Tous les ans ,

H Voter. 1. 1 , o. 410-Mo, et la pl » du nrevnt volume emprunter à h Délation de l'nmbassad'de lord Macartnty.

le sept de la septième lune , elles présentent à l'empereur des échantillons de leur savoir.

75. Non loin de la por/e fleurie de l’occident (18) de la Ville sainte , se trouve un édifice qui contient une imprimerie à caractères mobiles (*). Ce fut Tempereur Khanghi qui le premier fit fondre en cuivre «lus caractères chinois mobiles pour l'impression des livres. On imprima ainsi sous son règne une collection de livres anciens et modernes qui formaient en tout 10,000 cahiers ou volumes chinois. Cette collection se partageait en deux divisions, regardées comme composant une encyclopédie , et chaque division se partageait encore en un certain nombre de chapitres : ce qui formait eu tout 6,109 chapitres et 520 volumes, cl «leux autres volum»^ d'introduction. Plus de la moitié de ces caractères mobiles ont été détruits. En 1773, on fut obligé d en graver en bois , pour les suppléer, et c’est avec ces caractères en bois que l’on a réimprimé toute la collection. Cette édition est appelée Tsm-tchin.

(76. Tcha&sian-mido.) temple où l’on saeritie an dieu de la foudre, et «tout la fa«;ade est tournée au sud. Il fut construit aux frais du trésor en 1732.

partie occidentale. Dans cette partie de la ville impériale le lieu le plus remarquable e*t le jardin de V ouest ( Si-youan ). Il s'éteinl du côté occidental «b* la forteresse, dans toute, la longueur de la ville impériale, et il fut établi sous la dvnastie desifiM. Olhs des Mongols et des Afmg qui lui succédèrent (1260-1573) l’embellirent On temps des Afin, ce jardin n’était qu’une dépendance du palais Li-koung. Les souverains «le la dynastie des Ming transportèrent leur palais plus à l’est.

Les cliost's qui , dans ce jardin, attirent plus particulièrement l’attention, sont:

(77. Thaii-tchi.) Grand lue qui se trouve ail centre même du jardiu. Il s’appelait autrefois lac de l’ouest, lac d’or. Ce lac est coupé par des chaînes de fer atlacliet* à des pieux, et un |>ont de marbre favorise la communication d’une rive à l’autre. Sur les riv«*s les plus éloignées «le ce lac s’élèvent en groupes des ormes touffus, des tilleuls et d’anti- (pKi hoai ou arbn-.N du genre de- OCÛCttU ,

et au soin de hw Timbre verdure brihent I«js toits élevés «les temples, des hôtels et «les pavillons. Pendant les jours «lu solstice et «le la canicule , le lac se couvre de ll«*urs de châtaigniers dYau (tribulus) et de nénuphar, dont le parfum se répand dans tout le jardiu. En un mot , la variété infinie des sites que présente n lac de tous lis côtes en fait un des lieux les plus enchanteurs qui soient au monde.

(78. Ing-thai.) Jardin particulier sur le bord oriental de la partie sud du lac H y a là une salle du trône à cinq entre-colonnements,

fî /roN-inç tian-ho-tsen-pan-tchaiL

L’UNIVERS

et à l'extrémité d'une chaussée de pierre une quantité d'édifice» que Ton nomme Ing-thai , entouré d'eau de trois côté». Là, des rocs élevé» transportés de main d'homme <*ga- Irnt eu hauteur les plus hauts arbre», dont la plupart, lorsqu'ils sont en fleur, parfument au loin les airs; les bois sont disposés par la nature même de la façon la (dus pittoresque. L'empereur se rend souvent en ce lieu pour s’occuper d'affaires ou pour s’y livrer au re|»os.

(79. Tseu-knuang-ke.) Edifice construit sur la rive occidentale du lac et entoure d'un grand nombre d’autres bâtiments. L'empereur sy rend pour voir s’exercer à cheval les licenciés militaires au tir de l’arc ; et le jour du nouvel an, il y régale les étrangers des mets de sa table. C’est dans cet édifice qu'en 1761, après la conquête de la Dzoungane et du Tourkestan oriental , on admit les por* traits de cent généraux et officiers dont la moitié s’etaient distingués par des faits d’armes glorieux, et dont l’autre moitié ayant déployé une activité extraordinaire dans l’exécution des différents ordres, contribuèrent particulièrement au succès de» armée». De. plus, on a suspendu aux murailles des tableaux représentant sous différents aspects les batailles «le l’armée de l’ouest en 1776. Après la fin de la guerre , les plus habiles peintres d’entre les missionnaires européens firent encore les portraits de cent généraux et officiers, dont cinquante avaient brillé par d'édatants faits d’arme» et chiquante par d’actifs et importants services.

( 80 J'siao-youan ) Jardin des bananiers sur la rive orientale «lu lac moyen au nord, près du pont de marbre. Il ne reste plus de ce jardin que la partie inférieure. Cet endroit est couvert d’arbres fruitiers et d'arbuste» odoriférants. Parmi les batiments qui l’environnent on remarque un pavillon qui passe pour l’une «les huit beautés de la capitale, et

3 ni se nomme le pavillon du petit vent ’ automne . Ce pavillon ou plutôt les quatre parties dont il se compose sont entourées «l’eau , tant en dc«lans qu’en dehors. En été la surface de ces eaux est couverte comme «l’un tapis de nénuphar et «le châtaigniers «l’eau. Quelquefois l’empereur dans ses moments de loisir vient s’y promener en bateau, et en hiver il s’y rend pour voir patiner les soldat», qu’il récompense selon le uegré d’habileté qu’ils ont déployée. Il y a même en hiver un jour désigné pour cet exercice (*).

(•) Voyez pi. 10. Celte planche est tir«‘e du Voyage à rc-Uag a»- M. DernlgMt UK Voici comment H raconte là «cène de l’exercice du patin dont il fut témoin : « Ranimé* dan* Ir Jardin où était tempe- « reur, nous y trouvâmes beaucoup de personne»,

« mal* toute* appartenant au palais. I.e* rang*

« étaient confondus; mandarin*, coulis. esclave*.

• tpu» se poussnlrnl à l’envl pour nous considérer.

• Nous vîmes pour la première fois des Chinois pati- « ner; U* son acquittent fort bien; mais leurs pallns « ne valent pas ceux d’Europe, et le fer étant trop

(81. Kin-ao-iu-toung.) Pont en marbre blanc «instruit sur le lac , ayant seize pieds de largeur et environ «leux cents pas de longueur. Il a neuf arches et est borné de gardefous également en marbre. A chaque entrée «le ce |xmt s'élève une porte triomphale dont les forts battants en bois sont peint» en cinabre.

(82. Tching-kouang-lian ) Salle du trône située près de ce même pont. Elle est entourée «l’une haute muraille circulaire à créneaux , et au-dessus de laquelle elle s’élève en forme de coupole, comme pour figurer la voûte céleste. Ou dit que du temps de» A in («le 1 1 28 à 1 260) il se trouvait en ce lieu troi» cèdres blanc»; il n'en reste plus nu'uu aujourd’hui ; il est très-haut et se» branche» sont très-étendues.

(83. Young-an-sse. ) Monastère du repos éternel. Il est situé au sommet d’une Ile co-

" en dessous du talon . Ils ont de la peine A s'arrêter. « 1.a forme et la monture du paUn est A peu prés la m même que la nôtre, excepté que le fer *c relève " carrément à l’avant L’épaisseur du fer est d une « liane , et la largeur, de six à sept; Il est mal irem-

• né. On attache fortement ces patins au pied r| A « la Jambe avec des rubans ; ce sont 1rs Russes qui « 1rs ont Introduits il y a environ cent au*. Les sol-

• dais de l'empereur 'peuvent seuls patiner; nous « n'avons Jamais vu d'autres Chinois le faire.

" Nos mandarins, sachant que les Hollandais savalent patina, invitèrent l'ambassadeur à le faire; « il s'en excusa; M'I. Van-Biaam le Jeune et l>o/y « seulement coururent pendant quelque temps sur « la glace.

- Durant ce spectacle, nous étions entouré* des « principaux seigneurs de la cour, assis sur «les

• traîneaux , ou plutôt sur des civières couverte* de « peaux ; l'un d’eux était Jeune et fort bien de li- •« gure; des mandarins a bouton* bleu clair et à *• plumes de paon s'empressaient autour de lui et « dirigeaient même son traîneau ; mais (rots coups « de boite ayant annoncé l’empereur. Use leva avec

• précipitation et se relira à pied.

« S. M. étant entrée dans un palanquin de routeur

• Jaune , supportr par deux graiol* dragons dorés , « on la fit avancer sur la glace. Plusieurs manda -

• rins ayant le bouton rouge et la plume de paon « entouraient sa chaire , et beaucoup d'autre* *e te- « liaient un peu en arriére sur les côtes. Ils avaient

- tous des babil* de pelleteries, le poil tourné en

• dehors. Nous étions debout, comme tout le monde, « ayant le chapeau sur la tête. On commença par

Jeter une grosse boule blanehr garnie d’une pot* « gnèe en bols, que des fiiinoi* habillé* de Jaune

• reçurent pour *e la Jeter entre eux. I.e* patineur* « s'avancèrent ensuite . I un d'eux . qui venait rapi- « dement, ayant été retenu par un des assistants,

« II* tombèrent tons les deux, ainsi que tous errux qui *» les suivaient. *•

Le second de l'ambassade hollandaise (qu’accompagnait M Deguigues) donne plus de details, dans la relation de son voyage (% vol. ln-«°, avec planche». Philadelphie, 1 191), sur l'exercice décrit cidessus :

« Alors on vit venir, deux A deux , des soldat* qui •« couraient en tenant nn are et une (lèche, cf qui,

« en passant par la porte , tiraient, l’un sur la boule « de cuir et l’autre sur une espèce de chapeau de

• In même substance, qui était posé sur la glace , à «• une petite distance de la porte. Ils furent suivis par « une troupe de Jeunes garçon* et d'enfant* armé*

«• également «l’un arc e| dîme flèche , dont II* firent

- le même usage que les soldats. L’ordre aocompa-

• gna ret exercice . et presque tous furent a**ex •> adroits pour toucher le but , quoiqu'on marchant •• très-vite et en se dessinant comme le* tireurs « d’arc ii l'européenne. l,e* enfants surtout montré- « rcot une grande dextérité. •

nique offrant partout à la vue les pierres admirables de la montagne Keno-yeôu que lit clever la dynastie «les Souruj , dans la ville nommée aujourd'hui Knï-founç'fou. de la province du Ho-nan. I.es matériaux <fe cette montagne furent transportés par terre à Pékan/ sous la dynastie des Ain. Cette lie est placée au nombre des huit beautés de Pé-king sous la dénomination de Ombrages nrintaniers de Pile de marbre . Elle offre l’aspect d’une colline en pente douce , couverte de bosquets , d’édifices somptueux, de temples nombreux et de pavilloas élégants ; le sommet est couronné par un obélisque blanc appelé pai-tha, appellation propre aux monastères bouddhiques. Sous la dynastie mongole (1260-1341), à la hauteur moyenne de la montagne étaient trois salles du trône , et sur le sommet une quatrième plus vaste que les autres. On contemplait de là les vues admirables que ce jardin présente sur tous les points et sous tous lis aspects. La dynastie actuelle a changé l'ancien nom de l’ile en y fondant un monastère pour les Lamas ou prêtres bouddhistes du Tliibet , et à la place de l’ancienne et vaste «aile du trône elle a érigé le saint obélisque ou la sainte tour , la sainte pyramide y avec cinq mâts |»oiir hisser les drapeaux , le premier et le quinze de chaque mois. L’obélisque et les bâtiments du monastère bouddhique ont été érigés en 1651 et réparés à neuf en 1679. Le couvent a été restauré de nouveau en 1745, et c’est à cetté dernière époque ciu’oii lui a donné le nom qu’il porte aujourd'hui.

(«'*. Sian-thsan-than.) Temple, consacré à P inventeur de la soie. Ce temple est situé à l’angle nord-est du jardin «le r ouest, et il fut fondé en 1742. Près «le ce temnleost un autel de forme quadrangulaire, la façade tournée au sud. Cet autel a quarante pieds «le diamètre et quatre pieds de haut. Sur le devant est un perron avec quatre rampes, chacune «te neuf marches. Au bas, du côté nord-ouest, est la fosse aux victimes. Au su«lest est le temple dédié à l’inventeur «le la soie, la façade tournée à l'ouest Cette façade a trois entre-colon uements. I/es portes de ce temple sont peintes en cinabre, et le toit est couvert «le tuiles vertes ; le soubassement est élevé. A l’est de l'autel se trouve une terrasse carrée destinée à la récolte «les feuilles de mûrier, ayant trente-deux pieds de diamètre et quatre de hauteur. Devant cette ternisse est un jardin tout plauté de mûriers, et derrière est un palais destiné à renfermer les instruments relatifs à la culture de la soie, et des costumes. Il est formé de cinq entre-eoloimements, ayant sa façade exposée au suri, avec un perron à trois rampes, chacune de cinq marches. Les deux palais latéraux ont trois eutre-colonnements chacun; celui «pii se trouve derrière en a cinq, et les palais situés à l’est et à l’ouest ont chacun trois entrc-rolonnements; tous

sont couverts de tuiles jaunes vernissées . C’est dans ce lieu qu’on offre tous les ans un sacrifice, le premier jour du dernier mois du printemps (avril). L'impératrice régnante vient en personne accomplir celle cérémonie, ou bien elle sc fait représenter par une ries femmes du souverain. Le bâtiment oii l’on conserve et où l’on fait éclore les vers à soie est exposé au sud ; il a vingt-sept entrecolonnemcnts. La muraille qui environne l’autel a seize cents pieds de tour.

(Bâ.Ou-loung-ting.) les cinq pavillons des dragons, situés à l’extrémité nord du lac. Ils son! construits «tans l’eau en ligne directe de l’est à l’ouest. Chacun d’eux a un nom particulier, outre leur dénomiuation commune. Ils ont été construits en 1400.

(86. Tchang-fou-ssc.) Monastère à l’angle nord-ouest du lac et «les cinq pavillons des dragons. Denière ce couvent sont encore quelques édifices.

(87. Si-thian-fan-tsing-fchang.) Monastère renfermant les livres sacrés du Thibet , et situé à l’angle nord-est du lac

(88. Thian-tchouthang.) Temple du Seigneur du ciel , ayant appartenu aux missionnaires français. Il y avait près de ce temple une verrerie «pii en dépendait ; elle n’existe plus depuis longtemps {*). L’église est surmontée de la croix.

(89. Si-'an-men.) Porte du repos occidental, à l’ouest «le la ville impériale.

(90. Ti-'an-men } Porte du nord de la même enceinte.

Page 1