Tsoung-jin-fou) Régence des princes
tiette haute cour se compose d’un président et de deux conseillers, tous trois princes du sang. Les copistes sont presque tous Chinois de naissance. Les princes du sang ne sont justiciables que de ce seul tribunal , ne pouvant être jugés que par leurs pair*.
(94. ÏÂ-pou.) Gourdes comptes ou des offices. Cette cour a deux présidents et quatre conseillers, moitié Mantcboux, moitié Chinois de naissance (**). Ce ministère a quatre bureaux; il a pour attributions de régler les rites et les cérémonies, et d’or-
f*) Voye* pl rr. Le* toit* Inférieur* ne sont antre chose que de* rebord* qui , solidement liés au corps
Iinncipal de l’édillcr , forment un niwe?. lar^e pmirnur rouvert. La p|. ix, tirée de l’ambassade de lord Macartney, représente une de* portes occidentale* de celle partie de Pé-klng.
(**) Dans le* autres ministère* ou tribunaux oii trouve ce même nombre de membres et ce même parLige é«nl de l’autorité entre les Chinois et les Msntèlioox.
donnancer les nominations des employés ou fonctionnaires de l'Etat désignés par l’empereur.
( 95. Hou-pou ) Ministère des finances.
Il est composé de six membres et de quatorze bureaux; il a , dans sa compétence, outre tout ce qui tient h la perception «tes impôts et aux dépenses de rEtat , tous les procès concernant la possession des terres.
(90 . IA -pou.) Ministère des rites. Il est composé de quatre bureaux. C’est ce ministère qui règle les cérémonies , etc.
(97. Ping-pou.) Ministère de ta guerre.
Il est composé de quatre bureaux. Sa juridiction s’étend sur toutes les affaires militaires, à l’exception des accusations capitales. Il a aussi dans ses attributions le service de la poste de l'intérieur, la délivrance des feuilles de route et le transport des prisonniers.
(98. Koting-pov.) Ministère des travaux publics. Il est divise en quatre départements; il règle tons les travaux qui se font dans l’empire aux frais du trésor, excepté ceux dont se charge le cabinet.
( 99. Houng-tou-sse.) Comité chargé du cérémonial de fa cour.
( too. Khin-thian-kian.) Tribunal as/rovomique. Il a deux présidents (l’un mantchou , l’autre européen ) ; deux premiers membres assistants , I un mantchoii , l’autre chinois , et deux autres membres inférieurs, tous deux euroj>éens. ce tribunal s’occupe de tout ce qui a rapport à l’astronomie. Il dirige l’observatoire et rédige diverses sortes de calendriers.
(101. That-i-tfouan.) Académie de médecine. Cette académie a un président et deux vice-présidents ; les membres se composent de plusieurs médecins de la cour, «le professeurs et d'autres fonctionnaires, a gauche «le la salle d’audience est un temple dédié aux inventeurs de la médecine. On y révère les images sacrées des trois premiers empereurs. Outre ce temple, il en existe encore un autre dédié au prince Yo-wang , c’està-dire Prince de la médecine ; on y sacrifie au printemps et en automne. Dans le temple des trois empereurs est un livre «le médecine , nommé en chiuois Tchen-chikingt et qui est gravé sur une pierre.
(102. Hoeï-thoung-kouan. ) Hôtel de la mission russe.
( 103. tyao-li-kouan) Hôtel des Coréens.
C’est dans cette enceinte que résident les habitants de la Corée qui viennent tous les ans payer le tribut de leur nation à la cour de la chine.
( 104. Hoeï-thoung-kouan.) Hôtel ou plutôt Enceinte des Mongols. C’est là que les Mongols du sud , qui arrivent à Pé-king , séjournent l’hiver sous leurs yourtes ou tentes.
( 10a. Yu-ho-khiao.) Pont sur le canal de transport.
( *06. Tchan-chi-fou.) Régence de V héritier du trône .
(107. Sou-lhsing£ Wang -fou. ) Palais du prince Sou-lhsiny avec un grand et beau jar* din.
(108. Han-lin-youan.) Académie impériale des Han-lin. C’est le nom que ron donne en Chine aux lettres de premier or* dre, qui forment un corps des plus savants docteurs èsdett res de l'empire. Ces mois Hanlin signifient en chinois forêt de pinceaux , par allusion au grand nombre de klltès qui composent celte académie, et dont la principale occupation est de manier le pinceau , et non pas, comme on pourrait le croire, pour couvrir des toiles de leurs peintures, mais pour composer ou compiler clés livres; car c’est avec le pinceau que l’on écrit en Chine.
Cette académie politique et littéraire fut instituée par l’empereur Hiovan-tsoung, de la dynastie des Tnnng , dans le commencement du septième siècle de notre ère. Elle fut composée d’aliord de quarante membres choisis parmi les plus habiles docteurs ou lettrés de l’empire , dans le but de présider à la renaissance et au développement des études littéraires et à entretenir les saines doctrines.
C’est parmi les membres de l’académie des Han-lin que sont choisis les historiographes de l’empire chargés de transmettre À la postérité tons les faits contemporains, les censeurs impériaux , dont la personne est sacrée, et qui ont droit de remontrance dans tous les temps et dans tous les lieux , aussi bien h l’égard de l’empereur que du dernier de ses sujets. Tous les travaux nationaux sont dirigé.* par les membres de celte académie, qui exerce une grande inlluence dans le gouvernement île l'Etat. Tous ceux qui en font partie appartiennent au second des neuf rangs de fonctionnaires qui existent en Chine : ce qui prouve assez la haute considération dont ils jouissent (*).
(•) On volt qnc le corn* de* Han-Un , véritable Institut impérial de la chine , tient un <!cs premiers rangs dan* l'empire. L’une de »es nombreuse* attributions est la révision, la correction et In publication d'ouvrage* Importants «ur toutes les matières que le* empereurs ordonnent «le temps a autre de publier L'une des plus Importantes publications de ce corps de lettres es» la grande rolleetion d'ouvrages choisis sur différents sujets, appelés Sse- Khnn . le. s quatre magasin* ( voyez précédemment ,
. n. I.i notice qui en a été donnée ’ l ue antre pulication delà même académie est une compilation de moreesnx choisis dans tous les livres, qui y sont abrèges de drus tiers. Treize ans ont été employés à arranger et à copier fous ces livres Cette mllèct*«»n complète renferme s.voo ouvrages en T *.M4 volâmes on cahiers chinois. Toutes les pithl1 ration* faites par ce corps célébré sont revues avec une attention si scrupuleuse . on mesure si peu le temps qu on y met , uni rie savants concourent à les perfectionner. qu'il est presque impossible qu'il s’y fffLsac des fautes on ries méprises. Ce corps ne lient A aucun système ni à aucune opinion , e| , a moins que le gouvernement n opprime sa liberté , ec qui n’ar-
( 109. Li-fan-tjoita n .) Chambre ou mi* ni stère des relations extérieures. U* préludent, deux viee-pre-sidenls et tous les employés tout Mantchmix < l Mongols, à l'exclusion des Chinois. On y traite les affaires qui ont rapport à lu Mongolie , à In Dzoungane , au Turkestan , au Tliibet , au Kokonoor, et à toutes les autres possessions étrangères dll nord-ou»,st de la Chine.
(MO. 7 // an fj-tse a.) Temple, bouddhique, où l’on va honorer les aïeux de ta dyna lie tartare qui gouverne aujourd'hui la Chine.
U porte extérieure rat au nord , la pot h1 intérieure est tournée a i ouest. Au milieu de la seconde cour est un temple où l'on offre des sacrifice» aux niAnes. Ce tcmnle -n’a que trois entrc-rolonnetnents dans sa largeur; on n’y voit aucune sorie d'ornements, ni au de* dans, ni au dehors. Seulement, près de la paroi intérieure, on remarque une longue tante servant a déjwsor les offrande*, et an-demi* de cette table, descend un rideau de soie près du mur. A quelque distance de ce temple, au sud, est un petit temple circulaire, offrant l'aspect d'un pavillon rond, où l’on adore le ciel. Ce temple, du côté de la rue, est entouré de c\ près.
( lit . Tchao-fchnnng-thseu.) Temple des hommes qui sc sont couverts ac gloire par leur dévouement. Il fut fondé en 1724. On y immole des victimes en l'honneur des princes, des grands et des simples fonctionnaires, appartenant «A la dynastie actuelle, et qui ont fait preuve, jusqu’il leur mort, d’un dévouement sans bornes aux divers souverains de cette maison. „
rtve Jamais que dam de* trmps de trouble et d’n1narrhlc, il entre dan* foutes le* vole* qui peuvent lui faire découvrir la vérité.
Aîné . chaque année , l'Académie ries Hun-Un publie rie-» livre* d’mie gronde enrreetion . quelquefois de* éditions magnifique* d ouvrages anciens avec des coinineulnirr*. lient rare même que l’empereur régnant ne décore pas d’une préface rie sa mnin 1rs grands ouvrage* qui son! complétés ou rédigé* par le* membres de l'Institut impt'rinl, et dont quelques uns sont toujours rommnndrx par lui. Tel r«t le célèbre dictionnaire dit de Ahanghi, en r.2 vol. chinois . dont la préface , imprimer en fac-similé dans toutes les éditions , est de la main même du célèbre empereur contemporain de | oui* Xl\ (voyez la notice qui sera donnée de ce dictionnaire à I article iJinque et littérature chinoise*). Tel est aussi le grand et magnifique ouvrage historique, ru ino livres , dont I auteur rie cette notice possède un des deux exemplaire* connus en Europe, intitulé: ) utmq-U taf-si sse-nian-piao . public en 171 ; , avec ta préface dr l’empereur khantphi en fac-sivutr, et le nom de Ions le* Han-lin qui ont contribué A sa rédaction.
Tous les onvrsges composés , rédigés ou compilé* par ce corps savant sont imprimés aux frai* du gouvernement par les presses impériales, «ornent r.\r c une grande inagnificrnre, loujonr* avec nue grande corrertinn t. empereur les distribue en présents aux ministre*, aux prince*, aux grands de 1 empire, aux président* de* tribunaux, aux gouverneurs rte province, aux plus célèbre* lettre*. l'.miil le* livre* chinois de l.i Bibliothèque royale de Pari*. Il eu f*t qui ont été donné* par l’empereur Knanghi lui -même aux missionnaire* français pour recevoir celte destin lion. (Voyez lettre s du P. de Fontenay à ,V. Thevenot , !<»».>
L’UNIVERS