Yu-thsin-u-ang-fou. ) Palais du nce Yuthsin
(113. Tchoungacen-men.) Porte méridionale vers Test de la ville intérieure.
(114 Phao-lseu-ho ) Lac situé 4 l'angle sud-est de la ville, près du mur d’enreinte. Il est environné de huai et de saules pleureurs.
(llâ. Kouan-siang-thaï.) Tour de VObservatoire. Cet édifice fut fondé en 1279 par le premier empereur mongol oui régna en Chine. (Voy. t. 1 , p. 350.) Dans l'enceinte des bâtiments de l'Observatoire est la salle du trône, où se trouvaient autrefois tous les instruments de mathématique* , rassembles sous la dynastie mongole par l'astronome A'ncheott-lsing (t. I, p. 3A3). Sous la dynastie actuelle ( en 1073), comme lesanriensinslruments n’étaient déjà plus en état de servir, il en a été fait six nouveaux par ordre du gouvernement. On observe tons les jours et en toutes saisons le cours des astres et le* météores célestes 4 l’Oliscrvaloire de Pé-king (*).
(*) Notre pl. ïft offre une tiic de cet Observatoire. Volet ruminent le I». |r comte, a la lin do du -septième *i£clc, décrit, dans scs Mémoires . l'observaluire dr /•e-ktiiç , dont II a aussi donné une vue :
- Après èlre entré* dan* une cour d’une médlorre grandeur, on nom montra un petit corps de logis où demeurent ceux A qui on a ronflé la garde de l'Observatoire. A droite, en entrant, on monte n.ir un escalier fort étroit sur une tour carrée . semblable n celles dont nous avions coutume de fortifier autrefois les murailles de nos villes. Elle est , en effet , attenante en dedans nus murs de l’c-klng, et élevée seulement au-dessus du rempart de dix ou doute pieds C'eut sur la plate forme de celte tour que les astronomes ciiinois avaient placé leurs inarhines qui, miolqu'en assez petit nombre, en occupaient tout I espace; mais le P. Yerhlest, directeur dé l Observatoire , le* ayant Jugées Inutiles pour les observations astronomiques , persuada à l'empereur de les retirer, pour faire place à plusieurs instruments de sa façon. Ces machines, mises de côte par l'astronome européen , sont encore dans une salle qui
joint la tour, ensevelies dans la poussière et dans 'oubli, nous ne les vîmes qu’au travers d'une te nôtre grillée; elles nous parurent fort grandes et bien fondues, d'une forme approchant de nos anneaux astronomiques : c'est tout ce que nous pûmes en découvrir. On avait néanmoins Jeté dans une rour écartée un globe céleste de bronze , de trois pied* environ de diamètre; nous le vîmes de plut prè»; sa forme riait un peu ovale, les divisions peu exactes, et tout l'ouvrage assez grossier.
« On a , tout auprès , dans une salle basse , pratl-
3 ne un gnomon. I.a fente nar où passent les rajons il soleil, élevée environ de huit pieds, est horizontale et formée de deux pièces de cuivre soutenues en l'air, qui peuvent, en tournant, s'approcher ou s'éloigner l'une de t’aulrc , pour agrandir ou rétrécir l'ouverture. Wns basest une table garnie de bronze, dans le milieu et sur la longueur de laquelle on a tracé une ligne méridionale de quinze pieds, divisée par des lignes transversales , qui ne sont ni finies ni fort exactes. Tout autour de la table, on a creusé de petits canaux pour recevoir l’eau qui sert à la mettre de niveau; c'est, en matière d ouvrage chinois, ce que J'nl vu de moins mauvais, et qui pourrait èlre de quelque usage entre les mains d'un bon observateur ; mais Je aonle fort que les Chinois sachent prendre toutes les précaution-, qui sont nécessaires pour s en bien servir.
• Cet Observatoire, peu considérable par les anciennes machines, beaucoup moins encore par sa situation, par sa figure et par le bütinicnt, est, à piésent, enrichi de plusieurs instruments de bronze qu<- le P. Verblcst y a placés. Ils sont grands , bien
(116. Koung-yovnn.) Collège des examens. Outre les employa , les inspecteurs et
fondus , ornés partout de figures de dragons , trèsbien disposés pour rasage qu’on en doit faire; et *1 la finesse des divisions répondait au reste de l'ouvrage , et qu'au lieu de pinuules , on y appliquât des lunettes , selon la nouvelle méthode de I Académie royale, nous n'aurions rtrn en cette matière qui leur pm être comparé Mais quelque soin que ce Père ait pris de faire diviser exactement les cercles, l’ouvrier chinois, mi s'est beaucoup négligé, ou n'a pu suivre Üdèlcmrnt cr qu'on lui avait marqué; de sorte que je compterai* plus sur un quai t de cercle de la façon de nos bons ouvriers de Paris, qui n'aurait qu’un pied et demi de rayon, que sur celui de six pieds qui est à la tour.
» Peut-être qu'on sera bien aise d'en voir tout d'un coup Ui disposition dans une figure. I.c désistai que J'en al fait est très-conforme A l'original; rt même .bien loin que la gravure le flatte, comme II arrive presque toujours en matière de portraits et de talllc-douee , le puis dire qu'elle n'en exprime pas toute ta beauté.
« En voici la description :
« I” Sphère armUtairr zodiacale de six pieds de diamètre.
« Cette sphère porte sur quatre têtes de dragons, dont les corps, après divers rrplls, s'arrêtent aux extrémités de deux poutres d’airain mises ru croix , afin de soutenir tout le poids de la machine. Ces dragons , qu'on a choisis parmi les autres animaux, parce qu’ils composent les armes de l'empereur, sont représenté* selon les Idées que les Chtnoi* s'en forment , enveloppe* de nuages , couverts, au-dessus des cornes, d’une longue chevelure, portant une barbe touffue sous la mâchoire Inférieure . les yeux allumé*, les denL* longues et aiguës, la gueule béante et vomissant toujours un torrent de flammes. Quatre lionceaux de même matière sont charge * de* extrémités des poutre j , dont les têtes se haussent on se baissent . selon l'usage qu'on en veut faire , par le moyen des vis qui y sont engagées. I.es cercles sont divisé* *ur leurs surfaces extérieure et Intérieure en aco degrés; chaque degré en «o minutes par des lignes transversale* , cl le* minutes de dix en dix seconde* par le moven des ptnnules qu'on v applique.
*• Sphère équinoxiale de six pieds de diamètre.
" Celte sphère est soutenue par un dragon qui la porte sur son dos courbé en arc, dont le* quatre griffe*, qui s'étendent en quatre endroits opposés, satsis.*ent le* extrémités du piédestal, formé, comme le précédent , par deux poutres croisées à angles droits et terminées par quatre petit* lions, qui servent à le mettre de niveau. Le dessin en est grand et bien exécuté.
x* Horizon azimutal de six pieds de diamètrr.
* Cet Instrument, qui sert à prendre les azimuts, n’est composé que d'un large cercle posé de niveau dans toute sa surface. La double alidade qui en Lut le diamètre , court tout le limbe, selon les degrés de l'horizon qu'on v veut marquer, et emporte avec soi un triangle flaire, dont le sommet passe dan* la tête d’un arbre élevé perpendiculairement sur le centre du même horizon. Quatre dragons replies courbent leur tête sou* le limbe Inférieur de ce grand cercle pour l'affermir. Deux autres , entortillés autour ne deux petites colonnes , s'élèvent en l’air, chacun de son rûlé, presque en demi-cercle, lusqu'a l’arbre du milieu, ou Ils s'élèvent inébranla- Dlnnent , afin de rendre le triangle tout A fait Immobile.
«•’ Grand quart de cercle de six pieds de rayon.
» Cette portion de cercle est divisée de dix en dix secondes. Le plomb qui marque sa situation verticale pèse une livre, et prnd du centre par le tnovrn d'un fil de rulvre très-délicat. L'alidade est mobile et coule aisément sur le llinbe. Un dragon replié cl entouré de nuages va de toutes parts saisir le* bandes de l'instrument , de peur qu’elles ne <ortent de leur plan commun. Tout le corps du quart de cercle est en l'air, traversé par le centre d'un arbre immobile, autour duquel il tourne vers les parties du dcl qu'oo veut observer ; et parce que sa pesan-
le* valets, c* collège contient plus de dix mille individus qui viennent y subir des examens a l'effet d'obtenir le grade de Docteur.
(1 17. Slan-liang-thscu.) Temple élevé en l’honneur d’hommes illustres.