‹ Chine ou description historique, géographique et littéraire de ce vaste empire, d'après des documents chinois première partie comprenant un résumé de l'histoire et de la civilisation chinoises depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours par m. G. PauthierChapitre 10 sur 238 · I. Siuë foung chan , aG® 35' — ii · texte numérisé non relu

I. Siuë foung chan , aG® 35' — ii

(ài pic garde de U neige pendant «ne grand partie de l’année, ei il y fait tonjoms froid.

CHINE

que les rivières qui en |iartent sont sans communication avec In mer, et vont former des lacs sans écoulement.

Iji Chine proprement dite offre trois grands bassins , l’un au sud des monts ISân-ling, où toutes les rivières vont, au midi, se jeter dans la mer qui baigne le Kouàng-toung et le E’ou-kian ; le second , au nord de cette chaîne , renferme le bassin du Kiang et du vaste système des rivières qui s’y rattachent ; il est terminé au nord par les monts Pe-ling, qui le séparent de celui du Hoang-ho. Ce dernier enfin s’étend au nord jusqu’aux montagnes Yan , branche peu élevée des monts Yin, dans la Tartarie. Le prolongement de ces dernières, du côté du nord-est, sous le nom de Hing-’an, forme un quatrième bassin , dont les eaux s’écoulent à la fois au sud et à l’est, dans la mer Jaune et dans la mer d'Okhotsk ; il est séparé de la Corée par une chaîne qui vient se rattacher a celle des monts Yan , au nord de Pe-king.

« Les deux chaînes désignées par les Chinois sous les noms de Pe-ling et Nân-ling (chaîne septentrionale et chaîne méridionale) sont deux branches détachées de l'immense nœud des montagnes du Thibet. La première part de la partie septentrionale de cette grande chaîne de montagnes nue les Chinois regardent comme étant les plus hautes du monde, et qu’ils appellent Kan-ti-sse.\j& chaîne des Yun-ling, qui faitpartiedecesdernièresjcourtdunord au sud , et constitue une véritable barrière naturelle entre la Chine et le Thibet. Au nord elle forme une bifürcation , en envoyant au nord-ouest uqe forte chaîne qui s’étend l’ouest de la iner Bleue ( Kûke-Noor ) , et dont les diverses ramifications déterminent toute la première partie du cours du Hoang-ho. Au nord-est clic donne naissance à la chaîne des montagnes du Chen-si , dont les hauteurs vont en s’abaissant successivement du sud au nord , dans cette contrée qu’habitent les Urdos , et qui est comme dessinée par la grande courbure des Hoang-ho.

J.es Pc-ling , qui s’en séparent à l’est.

courent dans cette direction sans presque s’en écarter, marquant la distinction entre le bassin septentrional et le bassin moyen , côtoyés au nord par le Hoang-ho, et s’abaissant insensiblement jusqu’au rivage de la mer , où leurs dernières hauteurs viennent se terminer entre les embouchures du Hoang-ho et du Kiang. La chaîne des Nân-ling, naissant de l’extrémité méridionale des Yun-ling, et fort éloignée en cet endroit de l’origine des Pe-ling , s’en rapproche en courant à l’est, et en envoyant vers le nord-est plusieurs rameaux qui semblent accompagner les circonvolutions du Kiang , et le suivre jusqu’à son embouchure.

n Les monts Yan , au nord-ouest de Pe-king, séparés des Pe-ling par le bassin du Hoang-ho, paraissent tenir plutôt à la grande chaîne des monts Yin, qui forme la limite entre la Chine, le pays des Mongols et le désert, ünc chaîne de communication , qui les réunit au nord , produit, en s’avanrant à l’est du golfe du Liao-toung , la chaîne connue autrefois sous le nom de Sianpi ; et son prolongement, qui se continue avec les montagnes de la Corée, donne naissance à cette longue montage blanche{Go\min chanyan afin) si célèbre dans l’histoire des Mandchous.

« On voit par cet aperçu que les principales chaînes de la Chine vont eu s’abaissant, d’après le mouvement général des bassins, vers l’est, le nordest et le sud-est, et que trois lignes qui en marqueraient l’inclinaison , à partir de la mer Jaune, des embouchures du Hoang-ho et du Kiang, et de la baie de Canton , viendraient se réunir au faîte commun des montagnes du Thibet oriental, connu des Chinois sous le nom de Kouen-lun , et dont ils ont fait, dans leur géographie mythologique, le roi des montages; le point culminant de toute la terre, la montagne qui touche au pôle et qui soutient le ciel, et l’Olympe des divinités bouddhiques et tao-sse. C’est aussi le point qui marque la direction des grandes vallées. Ou va donc en s’élevant, à mesure que l’on .sc dirige vers ce

L’IINIVKRS.

point , et la rapidité de cette élévation augmente considérablement quand on s’en rapproche dans les parties montagneuses des provinces de Yun-nan, de Sse-tchouan et du Chen-si ; le cours des eaux y est plus impétueux, et dans beaucoup d'endroits les passages sont interceptés par des escarpements à pic et par des vallées presque inaccessibles. »

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