‹ Chine ou description historique, géographique et littéraire de ce vaste empire, d'après des documents chinois première partie comprenant un résumé de l'histoire et de la civilisation chinoises depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours par m. G. PauthierChapitre 121 sur 238 · EMPRUNT FORCÉ · texte numérisé non relu

EMPRUNT FORCÉ

Pour faire face à toutes les dépenses qu’une dynastie menacée de toutes parts est obligée de faire pour se maintenir, il faut frapper le peuple de nouveaux impôts. Un des ministres de Te-tsoüng en établit de toutes sortes sur les populations ; il taxa toutes les maisons selon l’étendue qu’elles avaient, et cet impôt, levé avec toute l’injustice dont des gens sans conscience et sans

(*) Gaubil HUloire de la grande dynastie des Thang.

probité sont capables, révolta tout le monde. Ensuite on exigea par force des sommes immenses des riches marchands, sous le nom d’emprunt : ce n’était qu’une suite de vexations qui firent tomber partout le commerce, et rendirent l’empereur extrêmement odieux. Il fut obligé de quitter sa capitale pour se soustraire à la fureur d’une milice révoltée, et ses serviteurs les plus dévoués non-seulement l’abandonnèrent, mais tournèrent leurs armes contre lui. Toutes ces révoltes, cette désaffection générale du peuple, sont attribuées, par les historiens chinois, à un mauvais et méchant ministre qui avait complètement captivé la confiance de l’empereur. Sans doute il y a souvent de mauvais ministres qui abusent indignement de leur ascendant sur les chets des peuples, mais il y a aussi parfois de bien mauvais princes.

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