PIN DE LA DTMASTIE DES THANG
IjC général qui avait été appelé à sauver l’empereur du despotisme des PMnuques, voulut Être récompensé d'un
si grand service par le titre et les fonctions de généralissime de toutes les troupes de l’empire ; ensuite il se fit nommer prince de Hong. Mais plus il recevait d’honneurs, moins son ambition était satisfaite. Il voyait sur le trône un prince trop faible et trop incapable pour s’y maintenir seul; il forma le projet de le renverser pour s’y placer lui-même. Ayant tontis les forces de l’empire entre les mains , il
Parvint facilement à être maître de empereur, qu’il força, en 905, de transférer sa résidence à Lo-yang, où il mourut bientôt assassiné par ses ordres. Le généralissime , ne croyant pas encore le moment venu de s'emparer du pouvoir souverain , fit nommer empereur un des jeunes fils du monarque qu’il avait fait assassiner. Ce jeune prince régna à peine deu.x ans sous le nom deTcHAO-siouAW-Ti; l’ambitieux généralissime, craignant qu’un autre ne s’emparât de l’autorité souveraine, le força d’abdiquer pour se mettre à sa place , et U adopta pour sa nouvelle dynastie le nom de Liang.
La proclamation qui annonça ce changement de dynastie fut envoyée dans tout l’empire. Il y eut une amnistie. I.e nouvel empereur donna un grand festin anx ministres et aux grands ; il invita aussi à un autre festin tous ses parents; son frère aîné, qui s’y rendit de son village, lui tint le discours suivants :
« Tchou-san (c’était son nom de famille), tu fus d’abord, à la montagne Tang-chan, homme du peuple; tu suivis le rebelle Hoano-tchao, et fus un misérable voleur. Tu quittas les rebelles, et te soumis à l’empereur.
Ce prince te donna le gouvernement de plusieurs places , et par là tu devins puissant, riche, et tu te vis fort élevé ; pourquoi tout à coup as-tu détruit une dynastie qui a duré près de trois cents ans? Crois-tu que notre famille ne sera pas détruite un jour ? »
On ne dit pas ce que le nouvel empereur répondit aux rudes paroles de son frère. Ce que l’on sait, c’est que sa dynastie n’eut qu’une existence trèséphémère.
L’UMVERS.
A la nouvelle de la chute de la dynastie des Thans, plusieurs chefs de province prirent le titre d’empereur, et ne voulurent pas reconnaître celui qui avait détrôné le dernier rejeton des Thang.
ÉTAT DE L'EMPIRE CHINOIS A LA MORT DU DERNIER EMPEREUR DE LA DYNASTIE DES THANG, EN 908 DE NOTRE ÈRE.
Le fondateur de la nouvelle dynastie ne posséda qu’une faible portion de l’empire des Thang. Les provinces du Ho-nàn et du Chân-tomg formaient tous ses États. Les gouverneurs des autres provinces s’étant rendus pour lajilupart indépendants, ne reconnaissaient pas son autorité; ou s’ils la reconnaissaient, ce n’était que nominalement. Les 'ÎMTQ&Hoel-hou ou Oigours possédaient le Tangout et la partie la plus occidentale du Chen-si. La Chine propre était ravagée par les guerres civiles ; aucun autre droit oue celui de la force n'était respecté et reconnu ; l’empire était dans une véritable dissolution causée par l’incapacité de la race abâtardie des Thang.