‹ Chine ou description historique, géographique et littéraire de ce vaste empire, d'après des documents chinois première partie comprenant un résumé de l'histoire et de la civilisation chinoises depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours par m. G. PauthierChapitre 140 sur 238 · DIVISION DE L'EMPIRE EN DIX DÉPARTE- MENTS · texte numérisé non relu

DIVISION DE L'EMPIRE EN DIX DÉPARTE- MENTS

La religion dominante des conquérants de la Chine était le bouddhisme du Thibet ou lamtüsme, qui diffère sur plusieurs points du bouddhisme introduit en Chine l’année 65 de notre ère. Hou-pi-lie appela près de lui un jeune Thibétain, nommé Pa.-sse-pa, d’une ancienne famille en grande réputation de vertu et d’habileté dans tous les pays situés entre la Chine et la mer Caspienne (**). Depuis dix siècles les ancêtres de Pa-sse-pa étaient

(*) Entre autres le célèbre Marco-Polo , de Venise, qui y séjourna pendant plusieurs années, et fut pendant trois ans gouverneur d'une province méridionale de la Cbiue.

Voy. la Relation de ses voyages.

(•') Gaubil, Histoire des Mongous, p. il;.

les principaux ministres des rois du Thitet et des princes occidentaux. Le jeune Thibétain se lit Lama. L’an 1260 Uou-Pi-LiB le nomma chef de tous les Lamas, et lui donna le titre de docteur, et maître de l’empire et de l’em- Mreur. La Chine et le Liao-toung nirent divisés en dix départements, dont chacun avait ses otnciers et ses mandarins. Dix grands de l’empire furent placés à la tête des affaires qui concernaientcesdépartements, et l’empereur fit publier un décret par lequel tous les tribunaux devaient avoir un président mongol.

Hou-pi-lie fit bâtir en l’honneur de ses ancêtres un palais magnifique, et à la troisième lune de l’année 1268 il y alla en personne leur rendre ses devoirs. Il décora du titre d’empereur sous le nom de Taï-tsou (premier ancêtre), Yé-sou-hai, qui avait été le chef d’une petite horde de Tartares monko (d’où est venu le mot mongol) , et qui fut le père du fameux Tchinggis-khan, le conquérant de l’Asie, et Tchinggis-khan lui-même, selon le P. Gaubil. Hou-pi-lie fit placer sa tablette dans la salle du temnle destiné à honorer ses ancêtres, et Te reconnut pour le chef de sa famille (*).

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