‹ Chine ou description historique, géographique et littéraire de ce vaste empire, d'après des documents chinois première partie comprenant un résumé de l'histoire et de la civilisation chinoises depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours par m. G. PauthierChapitre 27 sur 238 · ANCIENS PECPLKS DES QEATRE EXTRÉMITÉS CARDINALES DE LA CHINE · texte numérisé non relu

ANCIENS PECPLKS DES QEATRE EXTRÉMITÉS CARDINALES DE LA CHINE

Le même ancien livre chinois , qui nous a fourni les gravures des deux scènes de chasse, donne aussi la représentation du costume et de l’attitude particulière des peuples qui habitaient anciennement aux quatre extrémités cardinales de l’empire chinois ( voyez planche 12 ). Ils sont nommés Sse-fd : les quatre extrémités. «A l’orient, « dit le Eulh-ya , Jusqu’aux bords « les plus éloignés; à l’occident, jusn qu’au royaume nommé Pin; au « midi, jusqu’à Pou-koung; au nord , « jusqu’à TchvrU, c’est ce que l’on « nomme : les quatre extrémités.

« {Glose :) Toutes ces quatre régions « extrêmes sont desroyavmes de pays « éloignés (*). Au midi , là où le soleil

(*) Nous ne savons quels sont au juste les peuples dont il est ici question. Nous n’avons pu en trouver d'explication nulle part. Mais voici nos conjectures : Il y avait dans la province occidentale du Chen-si un pays nommé - Pin , et où les ancêtres de la dynastie ’ 7’c/ieou gardaient, dit-on, des codions ; c’est peut-être ce que l'on nomme ici royaume; la position occidentale est la même. Le mot de ioung, qui signifie homme de guerre, halleoardier , est' appliqué par les anciens écrivains chinois à tous les barbares qui venaient les attaquer avec des lances , des piques. Dans le passage ci-des-

« fait tomber perpendiculairement ses « rayons , sont les Tangomg ; au « nord , là où se tient la grande Ourse, « sont les Kotmg-thoung ; à l’orient , « là où le soleil se lève , sont les Tai- « ping; à l’occident, là où le soleil se « couche , sont les Tai-moung. » On lit ce qui suit dans les textes chinois que portent les dessins : — 1 . « Les hom- « mes de Tai-ping ( à l’orient de la « Chine ) sont humains , bienveil- « lants; 2. les hommes de Tan-Joung, « (au midi) sont sages, prudents ; 3. les « hommes de Tai-momg (à l’occident) « sont Gdèles, sincères; 4. les hommes O de Kotmg-thoung ( au nord ) sont « guerriers , vaillants. »

Dans ce texte, l’esprit guerrier est attribué aux hommes du nord, l’es-

sus, les Tan-joung désignent VTaisemblablement des peuplades barbares situées au-delà ou au midi du fieuve Kiang. L'expression Kkoung-tkoung, qui signifie grande vallée diserte , vidé, était déjà employée du temps de l'empereur Hoxno-Tt , pour désigner le pays bas, désert et sablonneux du nord-ouest de la Chine : ce sont donc les habitants de cette contrée qui sont ici désignés. Taiping signifie un état qui jouit d'une parfaite tranquillité , d'une profonde paix ; et Taimoung veut dire une contrée obscure, ou , d'où vient l'obscurité, épithète qui convient assez à l'occident. Le caractère distinctif attribué à ces différents peuples , si l'on entend par les Tai-ping et les Tan-joung les habitants de l'est et du sud de la Chine actuelle ( qui se trouvaient anciennement en dehors des frontières de la Chine ancienne) , et par les Tai-moung et les Koung-thoung, les habitants du Thibet ou de l'Inde et de la Tartarie, sera reconnu très-exact; car le caractère fidèle, sincère des Indiens est encore le même , comme le caractère guerrier des Tartares. Les costumes attribués dans la gravure chinoise à ces différents peuples sont presque purement chinois; mais ceci n'accuse que le mauvais goût de l’artiste chinois, et son peu de talent pour représenter avec fidélité les costumes étrangers, si toutefois ils différaient alors beaucoup du costume chinois. Cependant l’Indien de l’ouest et le Tartare du nord se reconnaissent facilement dans le n° 3 et 4 , en commençant à compter par la droite et en descendant.

L’UNIVERS

rit de sagesse et de prudence aux ommes du midi, l’esprit de bienveillance et d’humanité aux hommes de l’est, et l’esprit de fidélité, de sincérité aux hommes de l’ouest, par rapport au centre de la Chine. Ces généralisations sont remarquables et ne manquent de vérité. Khoung-tseu admit aussi cette distinction des influences climatériques sur le naturel de l’homme. On lit ce qui suit dans son ouvrage intitulé : l'Invariabilité dans le milieu, chap. 10 :

« Tsed-lod consultaKaouif g-tseu sur la force d’ame.

< Le philosophe répondit : « Est-ce de la force d’ame des contrées méridionales, de celles du nord ou de la vôtre que vous voulez parler?

« Avoir de la capacité et de la douceur pour instruire, n’étre pas trop sévère envers les criminels, voilà la force d’ame des contrées méridionales, et c’est à elle que s’attachent les ô'a^es.

« Coucher sur le fer et les peaux de Mtes , savoir mourir sans peine, voilà la force d’ame des contrées du nord , et c’est à elle que s’attachent les Braves, etc. »

MENTIOIÏ DTHE ÉCUPSE DE SOLEIL

u oaTcBOO»a*KA«a aps

ATAW «OTPB èap (*)«

Le Chod-king fait mention d’une éclipse de soleil arrivée sous le règne

(*) Le Chou-king, ou Livre sacré, rapporte l’édipse ci-dessus aux premières années du règne de TcBOona-XAno , sans donner une date précise. Ce prince commença à régner l’annee 0159 avant notre ère. C'est à cette année-là que le P. de Mailla , qui a traduit , en Chine , l’histoire chinoise de Tchou-hi , intitulée : Toung-kicn-kangmou f fait remonter l'éclipse du soled , tandis que le P. Gauhil lui donne la date de ai55. Voici les paroles du P. de Mailla ; « L’éclipse de Tcaouico-xAirG , rapportée aiSp ans avant l'ère chrétienne, est un fait contre lequel il n’y a pas de réplique. Ce n’est point snr le calcul , c’est sur l’observation qu’elle est rapportée ; nous sommes ici plusieurs qui l’avons supputée suivant differentes tables.^ et nous l’avons tous

de Tchoung-ràng . et à propos de laquelle ce prince fit mettre a mort les astronomes Ht et Ho, remplissant les fonctions héréditaires de ceux que nous avons vus précédemment appmés à détruire le faux culte et la superstition qui commençaient à germer dans le peuple. Ils joignaient aux fonctions d'astronomes celles de chefs des cérémonies et du culte. 11 est dit que le crime de ces astronomes était de s'étre livrés au vin, au lieu d’observer le cours des astres, de dresser le calendrier et d’annoncer à l’avance les conjonctions des planètes ou les éclipses qui doivent avoir lieu dans l’année.

Maiscomme,sous lerègnede ce prince, il y eut des mécontentements dans l’empire et qu’une révolte fut étouffée, il est présumable, et c’est l’opinion de quelques historiens chinois, que ces chefs religieux l’avaient favori^, et que le roi saisit l’occasion d’anéantir , comme nous l’avons déjà remarqué , un pouvoir rival qui aurait pu annuler le sien ou le restreindre dans les limites purement temporelles.

La mention d’une éclipse de soleil à l’époque si reculée ou la place le livre c.anonique chinois , et par conséquent la haute antiquité de l’observation, ont été l’objet de beaucoup de discussions en Chine et en Europe dans le siècle dernier. Tout ce que nous avons vu précédemment des règnes des empereurs philosophes Yao, Chdn et Yü , et de l’état des sciences astronomiques à leur époque, peut justifier la supposition que du temps de ces empereurs on connaissait des méthodes sdres pour calculer à l’avance la date précise des éclipses du soleil et de la lune, et tout ce qui concernait le calendrier ; autrement, comment pourrait-on expliquer l’existence d’un tribunal astronomique, et la condamnation à mort des deux principaux chefs de ce tribunal , sous le prétexte avoué de la négligence qu’ils avaient

trouvée telle qu’elle est marquée dans l’histoire chinoise ». (Lettre VI, p. 1767.) Nous avons 'préféré la date que donne le P. Gaabil , dans son Histoire de l'aslronomie chinoise, et qui est celle du Li-lai-ki-ste.

CHINE

apportée à calculer et à annoncer le monaent de l’éclipse?

Voici comment s’exprime le vieux texte chinois, que nous traduisons littéralement :

« En ce temps , Hi et Ho , s’aban- « donnant aux vices , ont foulé aux « pieds leurs devoirs ; ils se sont li- « vrés avec emportement à l’ivrogne- « rie; ils ont agi contrairement aux « devoirs de leur magistrature , et se « sont par là écartés de leur condi* « tion. Dès le commencement, ils ont « porté le trouble dans la chatne cé- « leste (les nombres fixes du ciel, se- « Ion le commentaire, l’ordre des ré- « volutions journalières et périodiques » du soleil et de la lune pendant l'an- « née ) , et ont rejeté bien loin leurs " fonctions. Au premier jour de la « traiâèmebme a automne {Ki-tsieou) « le Tchin (selon le commentaire de « Tchou-hi : la conjonction du soleil

et de la lune ) n’a pas été en har- « monte dans la constellation Fan g « (M « P du scorpion). L’aveugle a « frappé du tambour; les magistrats « et la foule du peuple ont couru avec « précipitation, tels qu’un cheval égaré. « Hi et Ho étaient comme des cadavres « dans leurs fonctions ; ils n’ont rien « entendu , ni rien appris. Aveugles et « rendus stupides sur les apparences « ou les signes célestes, ils ont en- « couru la peine portée par les rois nos « prédécesseurs. Le Tching-tien (*) « dit : — Celui qui devance les temps « (ou saisons) doit être mis à mort O sans rémission ; celui qui retarde les « temps ( ou les saisons ) doit être mis « à mort sans rémission, u ( Chou- King, liv. 11, chap. 4. )

Pour comprendre cette loi rigou-

(*^ Celle cilalion d'un livre ancien, dans un livre par lui-mème déjà Irès-anrien , n’a pas encore élé remarquée, que nous sachions, et nous parail cependant très-remarquable. Le commentateur Tcboo-bi , le seul que nous ayons sons les yeux, dit que l’expressioD Tching-tien indique les « Lou de l'adnûniitration des anciens rois. > Ces uns étaient donc écrites et connues des magistrats à l’époque dont il est question.

reuse, qui nous paraîtrait aujourd’hui tout au moins aMurde , il faut perdre de vue, pour un instant , l’état ou sont arrivées, de nos jours, les sciences astronomiques , et le rang qu’elles occupent dans notre société. Que le Bureau des longitudes se trompe de quelues minutes , ou de quelques heures, e quelques jours même , dans le calcul d'une éclipse de soleil, il n’y aura de désappointés que l’inhabile astronome, tout le premier , et quelques amateurs d’éclipses; mais le gouvernement ne fera pas mener le malheureux astronome en place de Grève. A la Chine , c’était , et c’est encore tout différent. Le peuple de l’empire chinois a la faiblesse de croire que le ciel qu’il voit sur sa tête n’est pas insensible aux actes qui se passent sur la terre , et qu’il manifeste sa colère ou ses menaces contre les mauvaises actions des hommes , et surtout contre les mauvais gouvernements, par des signes célestes , des météores , des perturbations menaçantes, conune le sont à ses yeax. les éclipses de soleil et de lune. « Les éclij;»^ de soleil , dit le P. Gaubil {Histoire de F astronomie chinoise) , sont regardées , en Chine, comme de mauvais présages et comme un avis donné à l’empereur pour examiner ses fautes et se corriger. De là vieiit qu’en Chine une éclipse de soleil a toujours été regardée comme une-affaire de conséquence pour l’état : de là vient aussi qu^on a toujours été fort attentif au calcul et à l'observation des éclipses de soleil , et aux cérémonies^à garder dans ces conjonctures.

« Dans la question dont il s’agit, ces astronomes n’avaient pas annoncé l’éclipse. A la vue du soleil éclipsé, les niandarins, qui ne s’y attendaient pas , furent obliges de se préparer et d’aller au palais en désordre. Cette confusion dut nécessairemnnt alarmer le peuple que l’on n’avait pas averti, selon la règle , d’une éclipse de soleil. Dans ces occasions , les mandarins devaient aller au palais avec l’arc et la flèche, comme pour être au secours de l’empereur , qui liasse pour l’image du so-

L’UMVERS.

leil. Cette cérémonie est décrite dans les anciens livres des rites. L’intendant de la musique, qui était un aveugle , frappait un tambour ; les mandarins offraient des pièces de soie en l’honneur de l’Esprit; l’empereur et les grands gardaient un jeûne , et étaient simplement vêtus. On ne s’attendait pas à faire ces cérémonies ; elles ne purent être faites qu’en désordre; c’est ce qui dut causer quelque concision. Cela indisposa l’empereur contre les astronomes. En outre les astronomes Hi et Ho étaient princes.

Ils avaient des terres et des vassaux ; ils ne se trouvèrent pas à la cour au temps de l’éclipse. Ils se cantonnaient et se fortifiaient dans leurs terres , liés secrètement avec les rebelles qui avaient pris la cour impériale de la province du Chan-si, et qui, soutenus de bonnes troupes, voulaient détruire la famille impériale. Tchodng-Kang, instruit de la perfidie de ces princes , ordonna à un général de les attaquer.

Ce que le texte dit des lois portées par les anciens rois contre les calculateurs qùi représentaient ou trop têt ou trop tard les observations dans leurs calculs, fait voir une grande antiquité dans l’astronomie chinoise. Ces lois étaient pour obliger les astronomes à être attentifs. Quand , dans les astronomes chinois, il n’y a eu d’autre faute qu’une négligence ou défaut dans les calculs , la peine a toujours été, ou la privation des appointements , ou la charge ôtée , ou une sévère réprimande, et choses pareilles. La jieiiie de mort ou d’exil était pour d’autres crimes commis dans le poste de chef d’astronomie. »

A dater de la mort de Yu, et du commencement des règnes dynastiques de ses successeurs héréditaires , une grande révolution semble s’être opérM dans le caractère moral des rois et des grands qui les entouraient.

L’ambition du pouvoir et de tous les vices , de tous les désordres qu’elle entraîne à sa suite, semble envahir tous les hauts fonctionnaires de l’état.

Après les règnes d’abnégation , de dévouement au bien public des premiers

empereurs, tels que nous les représente l’histoire chinoise , on ne rencontre plus guère, dans le cours de plusieurs siècles, que luttes sanglantes entre les grands fonctionnaires et les rois , non dans l’intérêt du peuple , mais dans des vues et des intérêts d’ambitions personnelles. Le règne du mal a commencé. Les mauvais penchants et les mauvaises passions prédominent. Ce gouvernement, qui nous avait paru un modèle de sagesse et de vertu, audessus de tous itô autres gouvernements que nous présente l’histoire, rentre dans la loi commune des empires, loi fatale, à laquelle les sociétés semblent être éternellement condamnées.

Les règnes des rois chinois, depuis Tchoung-Kang, sous lequel arriva la première éclipse observée , jusqu'à la fin de la dynastie de Yu, nommée Hia, sont ^ssés sous silence dans le Chou-King, comme s’il n’était rien arrivé qui fût digne d’être transmis à la postérité. Et, en effet, l’historien du Livre canonique , croyant sans doute qu’il était de sa mission de ne transmettre aux siècles à venir que des exemples de sagesse et de vertus , aura voulu laisser dans un profond oubli , pour l’honneur de l'humanité et de sa nation , les règnes honteux et débauchés de la plupart des rois de la première souche dynastique , dont quelques-uns passaient leur vie dans leur palais , au milieu de leurs femmes et de leurs eunuques , traînant ainsi dans les lâchetés royales des vices efféminés de leur cour , le grand nom de Yu , qui les avait places à la tête de l’empire.

Des historiens chinois ont recueilli, sur cet intervalle de temps , un certain nombre de faits dont nous tirons les traits suivants :

En 2146 avant Jésus-Christ, Siang, fils de Tchoung - Kang , lui succède. Son ministre Y lui ôte le pouvoir l’an 2126, et règne sept ans.

Ce ministre est assassiné en 2119, par une de ses créatures, aussi ambitieuse que lui, laquelle fait ensuite mourir le roi pour régner seule et sans

CHINE

compétiteur. La veuve du roi légitime assassiné accouche d’un héritier de la royauté. Elle le déguise en berger et l’élève dans les montagnes. Ix>rs^e le jeune prince berger fut arrive à l’âge adulte , il se lit reconnaître à un gouverneur de province, resté fidèle au roi son père , et qui lui donna ses deux filles en mariage. Ce gouverneur, nommé Mi, se ligua avec un autre gouverneur de province , nommé Yu- Yang , et ils rétablirent en 2079 le Jeune Chao-Kang sur le trône de ses pères; firent prisonnier l’usurpateur Han-tsod , qui avait régné 40 ans , et le firent ensuite mettre à mort.

Ce roi, instruit par le malheur, eut un règne assez brillant pour attirer à sa cour des ambassadeurs de rois étrangers.

Les vices, les débauches de toute nature avaient déjà fortement ébranlé le pouvoir de la première dynastie , lorsque l’avénement et le règne du roi Kie y portèrent la dernière atteinte.

Ses débauches et ses cruautés le rendirent un objet de mépris et de haine pour le peuple. Sa femme , qu’il aimait passionnément, encore plus vicieuse et plus cruelle que lui, le poussait à tous les excès et aux cruautés les plus révoltantes. Les historiens chinois rapportent de ces deux monstres royaux un fait qui montre jusqu’à quel point ils se jouaient de respèce humaine. Kie fit creuser un grand bassin, en forme d’étang, et après l’avoir fait remplir de vin , il ordonna à trois mille ae ses sujets de s’y plonger. Des tranches énormes de viande rôtie étaient suspendues autour du bassin pour satisfaire leur faim brutale, et achever leur dégradation aux yeux de l’indigne et infâme souverain. Les désordres de ce roi ne se bornèrent pas à cet acte aussi insensé que coupable; il fit mourir en sa présence un de ses ministres qui avait osé lui faire des remontrances sur sa conduite et sur les dangers auxquels elle l’exposait. Ces excès honteux du pouvoir n’accusent peut-être pas tant les rois qui s’y livrent que les peuples dont la dégradation morale a pu les laisser

imaginer. Quand Néron commandait pour son plaisir l’incendie de Rome , il était sans doute fort vil, fort méprisable, le tyran du cirque; mais que valaient donc les citoyens de la ville éternelle , qui laissaient porter la torche incendiaire dans leurs palais dorés , pour l’amusement impérial ? Il n’y a de tyrans et de despotes que là où il y a des esclaves.

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