SOCS LES TROIS PHEHIÈHES DYNASTIES
Si les institutions sociales d’un peuple sont le plus souvent l’expression de sa civilisation, les sciences et les arts en sont aussi Ira représentants ; de sorte que les sciences et Ira arts d’un peuple étant donnés, on peut en déouire avec exactitude l’état ae sa civilisation. En considérant Ira gigantesques monuments de l’ancienne Egypte, toutes ces grandes ruines accumulées par la main puissante du temps, la pensée ne se représentet-elle pas une grande civilisation, pleine d’originalité, de force et d’énergie?
Toutes ces belles ruines du sol grec , ces colonnes élégantes, ces lignes d’architecture si harmonieuses et si suaves , ces marbres si beaux , si nobles , si purs, tout cela ne vous donnet-il pas la civilisation grecque? Elle est même tout entière dans cette tête d’Apollon brisée, dans cette main de Vénus , dans ce pied divin d’une Diane chasseresse. Une civilisation encore inconnue, mais qui n’a pu être que grande et avancée, ne se révèlet-elle pas dans ces beaux vases étrusques que l’on découvre chaque jour sous les ruines du vieux Latium?;
On a vu précédemment que les anciens Chinois avaient eu des connaissances avancées dans l’astronomie (p. 31, 38, 68, etc.); le /.fore sacré des Annales , que nous avons souvent cité, rapporte des faits qui supposent que la musique (*) , la poésie , la peinture étaient connues dès les premiers temps historiques de la Chine.
(*) lit musique fut très-cultivée en Chine dès les premiers temps de l'empire , puisqu’une/n/endance de /a musique existaitdéja sous l’empereur Cbun (voyez pag. 45 et 46), plus de aaoo ans avant notre ère. Les anciens attachaient une grande importance à cet an. Lu Li-ki (livre des Rites, mis en ordre par Khodhg-tszu) , art. yo-ki , ou de la musique, dit : « Voulez-vous être instruit, étudiez avec soin la musique ; la musique est l'expression et l'image de l'union de la terre avec le ciel. Avec les rites et la musique rien n'est difficile dans l'empire. •
L’UNIVERS
Ce même livre parle souvent d’ouvrages ou écrits plus anciens qu’il cite.
Les arts industriels, comme la fabrication des étoffes de soie , du vernis ( p. 47 et 54 ) , remontent à la plus haute antiquité , ainsi que la connaissance des propriétés de l’aimant (p. 28 et 87 ) , qui a été connu si tard en Europe. Une autre connaissance des anciens Chinois , qui a lieu de surprendre et qui surprendra les astronomes et les mathématiciens modernes , c’est celle de Y aplatissement des pôles de la ferre (voy. p. 2G). La première explication que Pon cherchera à donner de ce lait , .sera d’attribuer cette notion vague à un emprunt fait aux sciences modernes de PEurope. Mais l’explication deviendra nulle, si l’on prouve que la connaissance de l’aplatissement polaire de la terre est plus ancienne chez les Chinois que chez les Européens. Nous avouerons que jusqu’ici nous n’avons pas encore lu le fait dans des textes chinois de cette ancienneté, mais nous pensons qu’ils existent. Le passage suivant des Observations de physique de l’empereur Kang-hi, et la note qui y est jointe du P. Amiot, ne permettent pas d’en douter :
« Figure de la terre. La tradition et " tous les monuments qui subsistent, « attestent que le pôle septentrional a « toujours été aussi élevé qu’il l’est « aujourd’hui. Les changements arri- « vés dans l’univers n’en ont pas « fait à sa position. Mais quelle est « sa figurer Les Européens, qui ont n tant voyagé , nous disent qu’elle est ■< ronde , et l’astronomie se range de « leur avis. Tchou-tseu l’avait dit il « y a bien des siècles (*), et il la
(*) Nous lisons dans la préface de l'édilion des Sse-choUf ou Quntre Livres classiques , donnée par ce philosophe avec scs gloses et ses commentaires, et dont nous possédons une réimpression, qu’il l'écrivit l'année dn cycle, Ki-yeoUf de Cbun-t, correspondante à iKjr de notre ère. Voir la traduction de cette préface dans le premier volume de notre édition de ces mêmes livres, avec plusieurs commentaires.
« comparait à un jaune cTceuf. Com- « bien de choses que nous ne faisons « que rapprendre, et qu’on rappren- " dra dans la suite des siècles ! Nous « ne savons voir dans les livres des » anciens que ce que nous y num- « trent nos connaissances ; U en sera « de même de notre postérité à Vé- « gard de nos livres. »
Le P. Amiot, dont nous avons emprunté la traduction , ajoute en note :
« Kang-hi disait peut-être plus vrai u’il ne le croyait. Si on avait parlé , e son temps, de F aplatissement de la terre vers ses pt)/es, il l’aurait trouvé dans le Ti-ouang-cM-ki , qui dit que la terre a qvatre-vingt-aix mille Li de circonférence de l'orient à l’occident , et quatre-vlngt-cinq milles du nord au sud (voyez Y-che, liv. 155, p. 6). Nous citons cet ouvrage qui n’est qu’une compilation, parce qu’il lut imprimé sous le règne de Kjjvg-hi , à qui il fut offert. Nous avons vu la même chose dans Hoaï-nan-tsék (*) et dans plusieurs auteurs anciens. Les lettrés des dernières dynasties ont entendu bonnement ce texte de la grandeur de l’empire de la Chine ; mais comment l’entendre autrement dans un temps où ils ne connaissaient que la Chine dans l’univers? «(Mémoires sur les Chinois , t. IV , p. 482. )
D’après les écrivains chinois , cités par le P. Amiot, dans son Supplément à l’art militaire des Ckinois (Mém. , t. VIII, p. 336), les propriétés de la poudre à canon et remploi des bouches à feu étaient déjà connus quatre cents ans avant notre
(*) Le prince philosophe Hovï-itÀB-Tsto vivait dans le milieu du second siècle avant notre ère. Le seul fait du principe de l'aplatissement de la terre osers tes pôles, contenu dans ses ccrils , détruit toute supposition de l’emprunt de celte notion, par I» Chinois, aux Européens modernes. On ne peut alléguer une interpolation de ses ccrils , car il faudrait supposer aiis.si l'interpolation de plusieurs autres dans lesipiels il se trouve égaiemciit, ce qui serait contraire à tout principe de certitude.
CHINE
ère. Il est dit qu’ils se servaient du ho-yao (feu dévorant), du ho-toun(f ( boîte à feu ) , du ho-toûng ( tube a feu) , et du tien-ho-kieou ( globe contenant le feu du ciel).
Les monuments encore subsistants de l'ancienne civilisation des Chinois ne sont pas de la nature de ceux de l’Égvpte, de l’Assyrie, de la Grèce et de Àome , que le 'temps semble avoir épargnés par considération pour la poussière des anciens peuples de ces contrées, qu’il a depuis long-temps entraînés dans la tombe. Là où la voix des grands peuples a fait silence dans le néant , là aussi semble s’étre arrêté le bras puissant de la destruction.
Mais en Chine, dans cet empire dont le berceau touche à l’enfance du monde , et où les siècles et les dynasties se sont succédé sans interruption jusqu’à nos jours, les nombreuses et grandes révolutions que cet empire a subies ont détruit de sa surface presque tous les monuments qui auraient pu attester son antique splendeur. Cependant , c’est peut-être à une de ces grandes causes de destruction que l'on doit la conservation des monuments qui restent de ces temps reculés. Lorsque Thsin - chi - hoang - ti, dont il sera parlé ci-après, occupa le trdne impérial ( 246 ans avant notre ère), il ut détruire tous les monuments qui témoignaient de la gloire et de la puissance des trois prudentes dynasties. Les tombeaux, les ruines dés villes, les canaux et les rivières sauvèrent des monnaies , des vases de bronze , des urnes et quelques autres objets de sa proscription. Un certain nombre en a été retrouvé depuis la chute de la dynastie de Thsin.
Ils ont été soigneusement recueillis et conservés dans des musées ou des collections particulières ; on en a fait des descriptions accompagnées de dessins figuratifs qui les reproduisent fidèlement avec leurs anciennes inscriptions. L’empereur Kien-loung, qui régna de 1736 à 1796, a fait publier en miarante-deux volumes chinois, vi-foUo, une description et la gravure de tous les vases anciens dé
posés au Musée impérial. Un exemplaire de ce magnifique ouvrage, qui n’a pas de rival en Europe, se trouvant à la Bibliothèwe royale de Paris (*), nous avons fait un choix parmi les quatorze cent quarantequatre vases de différentes espèces qu’il contient , ete nous en avons fait graver des fac-similé réduits, trèsfidèles , que nous joignons ici avec la traduction de la description en chinois qui les accompagne. On verra par ces planches de vases , dont quelques-uns, d’après une critique approfondie, remontent jusqu’aux premiers temps de la dynastie des Chang (1766 ans avant notre ère), à quel haut degré de perfection les arts étaient déjà parvenus , en Chine , à cette époque si reculée.
Quoique les historiens chinois nous apprennent ( voy. p. 50) que Yu , plus de 2,200 ans avant notre ère, ait fait fondre neuf vases d’airain, sur les^els était gravée la description des neuf provinces de l’empire chinois , cependant, soit par les ravages du temps , soit par les nombreuses révolutions qu’a subies l’empire, ou plutôt par l’effet combiné de ces différentes puissances destructives , il n’est resté aucun produit de l’art chinois, antérieur à la deuxième dynastie, qui commença à régner 1766 ans avant notre ère. C’est à cette dynastie que les auteurs critiques chinois du grand Recueil de t'oses et autres antiquités du Musée impérial de Pé-king, dont nous avons parlé ci-dessus, rapportent les plus anciens vases de la collection de l’empereur. Leur critique, basée sur h forme et le contenu des inscriptions que portent ces vases , ne laisse au-
(*) Ce grand recueil qui a pour titre , Sithsing-kou-kien , Mémoirei des antiquités de la pureté occidentale, parce que ces antiquités furent trouvées principalement dans les provinces occidentales de la Chine, où les trois premières dynasties avaient leur cour, est fort rare. Cependant il en existe aussi à notre connaissance un exemplaire à la Bibliothèque principale de Milan. Il [Kirle la date de la j i' lune de la i4' année kien- ‘vuug, I7jSq dp notre ère.
L’UNIVERS
cune prise à a critique européenne qui serait tentee de mettre en doute l’antiquité de ces curieux produits de l’art et la science des antiquaires chinois (*). Il faut savoir que dans aucun
(*) Ces vases difTirent tous de ceux que M. P. P. Tboms a décfits et publiés dans les trois premiers numéros du Journal de la Société atiatique de Londres, d’après un au tre ouvrage chinois que celui de la Bibliothèque royale de Paris , et intitulé : Po-kou-tou, « Figures d'un grand nombre d'antiquités » , composé sous la dynastie Soung (iioo). Les antiquaires auront ainsi la gravure et la description d’un plus grand nombre de vases chinois, empruntés à des autorités différentes.
Voici la traduction fidèle de b description des vases que nous avons choisis, telle qu’elle est donnée par les auteurs chinois :
38* Plavoi.
N* I. VaSS »g LA DTVASTIÉ (ot I766 A
llil AV. J.-C.) (atBC L’iVSCAXPTlOir FOÜ-Ï).
te Ce vase a 5 poacea et 3/ro dehaateur ( le pied chinois, tthi, équivaut à ti ponces lo U^es et 4/10 de li^ne de notre pied de roi; le pouce cki* ooia, uuMf est la 10* partie du pied ; la ligne chi* noise, /tHg est la 10* partie du pouce. Voy. ci-des> sus, pag. s8), — a ponces et 7/10 de profondeur.
— Lee oreilles (00 auMs) ont s pouce i/io de bauteor ; leur largeur a la même diineosioa. — A l'on* verture , son diamètre est de 5 pouces
la panse, sa circonférence est de i pied 6 ponces ^8 pouce. — Son poids est de 61 Ueug ou onces ^noises (*) (3 lir. 7 onces). »
Nota. Le texte chinois ajoute que les vases qni représentent gravés snr leur circonférence les caractères Foo-t, ont dù être offerts au CUl et aux Antétré*e
A* a. Vase oa la dthastib Cbavo (avbc l'ib- •caxmov FOÜ-Y).
«< Ce vase a 7 pouces 8/10 de hauteur. — 4 pouces ^10 de profondenr intérieure. Ses anses ont t pouce 5/xo de hauteur. — s pouce 8/10 de largeur.
— A Foovertnre, son diamètre est de <7 pouces a/10.
— A U panse , sa ctreonférence est de a pieds 3 pouces et i^io. -.-Son poids est dei53/i^ngou onces diinoises (8 livres la onces). — Les vases formés d*un mélange d’or et d’argent portent , selon le Po’koa-to» {voy. ci-dessus% les caractères foe-x\ et Us ont chacun trente caractères gravés sur leur droonfércncc (**). Cclai-d n’en a que trois ; le caractère supérieur est inconnu ; les deux inférieurs se lisent fou-j, et sont identiques avec ceux du vase précédent. »
(*) La livre chinoise him est égaie è 18 onces de France; il y a 16 onces chinoises (/tang) è la livre.
(*•) Vojf. le i,“ I de M. Tlioms.
pays le goût des objets d'art antiques n’a été plus en honneur et plus ré-
N* 3. Vasi hb la dtvastix Cnano (avbc l’ivscatsTiojr FOü-TlKG, a roaus cabx4b).
« Ce vase a 6 ponces de hauteor. — 3 pouces de profondeur intérieure. — Ses anses ont z pouce 4/10 de haut. — > Leur largeur a la même dimension. — A l’ouvertore , sa dimension transversale est de 4 pouces 3;io. — Sa dimension longitudinale est de 5 ponces 7/zo. ~ A la panse, sa largeur est de 3 pieds 9/10 de pouce. — Sa longneur transversale est de 5 pieds a/to. — Son poids est de 99 Uang ( 5 livres 5 onces). — Le premier caractère è droite (de l’inscription) n’a pn être expliqué. La forme de ces caractères se rapproche beaucoup de celle des vases portant l’inscription /«u-/. >•
4* Vast ns LA DYBASTJs Cbab«(avbc l’isscaimon FOD-KOtJ£I ).
« Ce vase a S pouces 3/io de hauteur. 3 ponces en profondeur intérieure. — Les anses ont 1 pouce a/io de hauteur. — z ponce 4/10 de largeur. — A roQverture, ü a S pouces 3/io de diamètre. — A la panse, sa circonférence a z pied a pouces 4/10.
— Son poids est de 60 Uang ( 3 livres 7 onces). — - Le caractère Sun , petit-fils , est renversé dans l’inscription. Les traits n’en sont pas identiques avec ceux de la première espèce. »
39* Plawcbb,
If* 5. VaSB SB LA DTHASTIB Tcb4oTJ ( DB IZll A l48 AVAHT J.'C.)î a* VASB DB Wbh-WAHO (a BoanB cAxaéi).
« Ce vase a 7 ponces 7/to de hauteur. ' 3poucct 7/10 de profondeur intérieure. — Ses anses ont s
pouces de hauteur. — i pouce 8/10 de largeur.
A l’ouverture , sa dimension transversale est de 5 pouces 8/10. Sa dimension longitudinale est de 7 pouces 4/10. •— A la panse, sa largeur est de 4 ponces 6/z0. — Sa longueur est de 6 ponces a/to.
— Son poids est de ao3 Uang (iz livres 5 onces). » N* 6. Vasb A OXBBMBHTS d’IVSBCTBS BT DB VLAB-
TIS , DB LA STBASTZB TcBlOO (TcBBOO*rAV- KOOXÎ-TIHO).
« Ce vase a i pied sjio de ponce de hant. — 7 ponces de profondenr intérieure. — Les anses dfct 3 pouces 5/10 de hauteur. — a ponces 3/xo de largeur. — A l’oDvertnre , son diamètre est de i pied 1 ponce a/io. — A la nanse , sa circonférence est de 3 pieds 5 pouces 8/10. — Son poids est de 199 Uang (18 livres iz onces). »
N’’ 7* Vasb a obbbmbbts d’ihsbctbs bt d’abi-
MAVX TAHTASTlQOBS A VIOVIB BI7MA1MB, BT LS COaSS DB BÏtSS, DB LA DTVASTZS DU TcBBOO.
M Ce vase, y compris le convercle, a i pied a/io de pouce de banteur. — Sa profondeur intérieure est de 5 pouces 9/10. ~ Ses anses ont a ponces 4/10 de haut. — Leur largeur est de i pouce 8/10.
— A l’ouvertare, son diamètre est de 8 pouces a/10. A la panse , sa circonférence est de a pieds 9 pouces. — Son poids est de 191 Uang (la livres 9 onces), n
N* 8. Vasb ds la dihastib dbs TcBiou.*
9 Ce vue , y compris le convercle , a 8 pouces 4/10 de hauteur. — Sa profondeur intérieure est de 4 pouces 8/to. — Ses anses ont a ponces de
haoleur. — Leur largeur est de i pouce 7/10. A
l’ouverture, son diamètre est de 7 pouces Vio-—'
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CUINK.
pandu qu’en Chine , et que nulle Mrt fa science archéologique n a été plus
cultivée. L’avant-dernier gouverneur ou vice-roi de Canton, nommé Youa.n-
A U pan» . » dtconffeance Mt de a pi«U 5 pou».
-S<Mpoidieetdei39(ie«d(«l*froeetii ouooe).»
40* Plavcbs.
N* 9. VaM BOHOWttQC» DB hà. OTBABTIB »»5 Tcatou.
« Sa hauteur est de 7 pouces 5/ie. — Sa profondeur, do 5 pouces 5/io. — A son ourerlure, son diaonètre eal de 5 pouces 8/10. — A la pause, sa circonférenoe esl de x pied 8A0 do pouce. — Son poids est de 60 Uoit^ ( 3 livres ts onces). »
JJ* lO, Visa BOSOSIflOOB BB LA DIBiSTIB DBS Tcbkod.
•« Ce Tase a 8 pouces 4/to de hauteur. — 6 pouce* i/io de profondeur intérieure. — • A son ouverture , son diamètre est de 6 pouces 8/xo. — A la panse, sa circonférence est de i pirf a pouces Vio. — Son poide est de iix (d livres i3 onces). »
H* XX. Vas» Boaoaifi^oi db da ntBAsni nas Tcaéoo.
M Ce Tise a i pied 4 pouces a/io de hauteur. — 1 pied 4 ponces 5/xo de profondeur intérieure. — A son ouverture, sa largeur totale est la même. — A la panse, sa circonfé^ce est de a pieds 6 pouce*.--Son poids est de $87 //«aÿ "
onces). ••
K® xa. Vasi BOBOaisxQx-B db la dibastib dss Tensoo.
«* Sa hauteur est de x pied * pouces. — Sa profondeur intérieure , de 8 ponces <j/xo. — A son ouverture, son diamètre est de 9 pouces é/»»-— sa panse , sa circonférence est de x pied 8 pouces 8/10). — Son poids est de 807 Uang (3* lieres 11 onces Us anses sont atUchées au vase. »
son diamètre est de 6 pouces 6/to. — A la panse, sa circonférence esl de 3 pieds i pouce 5/io.— Son poids est de 387 i^mg (ao livres 7 once*). — U est composé d’on mélange d’or et d’argent. »
4s* Plabchb.
JJ* x*y. Vasb sACiiricATOiBB »a la niBASTta dbs Tcbboo.
« Sa hauteur, y compris le couvercle, est de 7 pouces. — Sa profondeur est de 4 pouces 5/io. — A l’ouverture , sa moindre dimension esl de 3 pouces.—Sa pins grande dimension» de 4 “
A la panse, sa circonférence esl de 1 pied 8/10 de pouce. — Son poids est de 91 iisMg ( 5 livre* x i onces). *>
K® 18. Vasb SAcairioATotiiB db la dibastib dis Tcbsod.
« Sa hauteur, y compris le couvercle , est de 9 pouces Bjio. — Sa profondeur est de 5 pouces a/io. — A son ouverture, sa moindre dimension est de
3 pouces 4/10. — Sa plus grande dimension est de
4 pouces i/io. — A la panse , sa circonférence est de X pied 8/to de pouce. — Son poids est de 190 hang (ta lirres 6 onces). »
N* 19. Vasb SAcairicAToiiB db la otïiastib diS Tcbboo.
« Sa hauteur est de i pied i pouce a/io. — Sa profondeur, 6 pouces 8/xo. - A l’ouvertwe, sa moindre dimension esl de a pouces 8/to. — Sa plus rrande dimension est de 3 pouces 8/10.— A la panse, sa circonférence est de a pieds 7/ xo de pouce.— Son poids est de 171 hang (10 livres it onces). •»
N* ao. 6* Vasb sAcairicATOiat db la dtbastxb
4x* Plabcbb.
JJ* x3. Vasb bobobifioob db la DTHAsrxB dbs Tchaov.
« Sa hauteur esl de i pied 4/io de pouce.— Sa profondeur est de 7 pouces 7/10. — A rouverturc, son diamètre est de 6 pouces 7/10.— A la paoM, ta circonférence est de 9 pouces 7/10. — Son poids est de 87 liang ( 5 livres 7 onces). »
N® 14. Vasb BOnoRiriguB db la dtbastxb dis Tenioo.
« Sa hauteur est de i pied 3 i/io de pouce.
Sa profondeur est de 7 pouces 4/*o de pouce. — A son ouverture, son diamètre est de 6 pouces 8/10. — A sa panse , sa circonférence est de x pied 4 pouces. — Son poids est de 69 /«eaf (3 livres it onces), a
N® x5- Vasb BOBOairx«OB db la dvbastxb dss Tcbbou.
M Sa hauteur est de 9 pouces 9/10. — Sa profondeur, 7 pouces 8/10. — A l'ouverture, son diamètre est de 7 pouces 4/io. — A sa panse, sa circonférence est de I pied 7 pouce* 8/10. — Son poids est de 1x3 liattg (7 livres x once). ■>
N* 16. a* Vas* db l’bspicb bombIb Locî (*), db
LA DTBASTXB DBS TcséoV.
« Avec le couvercle , sa hauteur est de 8 pouces o/io. — Sa profondeur, 6 pouces 9/10. — A l’ouverture, son diamètre est de 3 pouces 3/io. — A sa panse, sa circonférence est de 1 pied 9 ponces 5/10. - Son poids est de 64 (4 livres). *
43* Plabcbb.
JJ* ji. Vasb bohmb Hoo (*), db la dtbastxb dbs TcbIoo.
<( Sa hauteur est de s pied a pouces 3/io. — Su profondeur, i ^ied i pouce 7/10. — A l’ouverture, son diamètre est de 5 ponces 8/10.— A la panse, sa circonféreucc est de 3 pieds a pouces. — Son poids est de 33 1 tiaiig (ao livres ii onces). »
U* *x. Vasb bommI Hoo , db la dtbastib dbs Tcb£oo.
<T Avec le couvercle, sa hauteur est de i pied 6/10 d# pouce. — Sa profondeur est de 7 pouoes
q/io. A l’ouverture , sa moindre dimension est
de a pouces 7/10. — Sa plua grande dimension est de 3 pouces 5/io.— A la panse, sa moindre dimension est de 4 pouces 4/10,- Sa plus grande ^mension est de 5 pouces 5/xo.— Son poids est de xaa liaHg (7 livres t x onces). »
Jl® i3. Vasb hobiii Hou, db la dibastib dis Tcbboo.
« Sb hauteur est de t pied 0 pouces. — Sa profondeur, 1 pied 3 pouces 6/10. — A l’ouverture,
(•) Qui ont des nuages et le tonnerre sculpté# ou peints sur leur surface, voy. p- i«i5.
« Sa hauteur est de i pied 5 pouces. — Sa profondeur, I pied a pouces 8/10. — A l’ouverture , son diamètre est de 5 pouces 7/10, — A la panse.
(•) Voyer. pag. ao5.
L’UNIVERS
YOUÀN , était lui-même un grand amateur d’antiquités et un savant archéologue ; il a publié un ouvrage considérable ( que nous avons vu à Londres (*) , sur les antiquités de son pays , qu’il avait rassemblées à grands trais , et qui lui ont servi à éclaircir plusieurs points de l’histoire et de l’origine ae la langue chinoise. Ce goût des objets d’art et des antiquités
ta circonférence est de s pieds 7 pouces. Son poids 175 iiëng (17 livres 3 onces). »
a4> Coups bs pibisb psécisuss» nt la otit astis DBS Tcséo*.
« Sa hauteur est de x pied 1 pouce 7/10. — Sa profondeur, 6 pouces. A l’ouverture, son dia* métré est de 7 pouces. — Son poids est de s3f iiang (i4 livres 7 onces). »
44* Plaschb.
N"' ï5. Vasb nohmb Tsio (“), ns la dtiiastib dbs Tceiott.
U Sa hauteur est de 5 pouces 9/to. — Sa profon* drur, a pouces 7/10. — A l’ouverture, son petit diamètre est de a pouces 4/*o. — Son grand dia* iinMrc, 5 pouces a/io. — Son poids est de x8 itang (1 livre 2 onces). »
a6. Hacbs (Wott-TSi), db la srsASTiB obs Tcajoe.
H Sa longueur est de 9 pouces a/to.— Sa largeur,
5 pouces 4/>o-'~Sod poi^ est de Sa /i'aag(3 livres 4 onces), n
N* 37. (IaCBB DI LA DTJTASTtB DBS TcbIoc.
« Sa longueur est de 5 ponces 8/10. ~ Sa lar* geur, a pouces 7/10.— Son poids est de i3 liatig (i3 onces). »>
a8. Hacbb db la dtdastib dbs Tenfoe.
« Sa longueur est de 5 ponces 3/io. — Sa largcur, 3 ponces 4/io. — Son poids , i3 lisng ( i3 onces). »
N* 39. Hacnr bommbb Fxav'Tov , a vbvdbb lbi
MUAOSS, DS LA DIMASTIB DBS TcBBOU.
*t Sa longneur est de 5 pouces 6/10. ~ Sa lar* geur est de 3 pouces 4/10. Sou poids est de 19 liûng (1 livre 3 onces). »
N* 3o. PotoNAiD BOMué TocAB , A rioeBB n'ex-
SBAU rAtULBDX» DB LA OTDABTIB DBBTcbBOU.
O Sa longneur est de 9 pouces 5/io. — Celle de la lame est de 5 ponces ayto. — > fourreau a 6
pouces 4/10 de longueur. — Son poids total est de ao tiang (i livre 4 onces). »
N* 3l. PoiODABO SANS rOUBlBAO, DB LA DfBASTIB DBS TcBBOD.
K Sa longueur est de s pied 3 ponces i/to. —
Sa largeur, x pouce 4/10.— Son poids est de aS fittmg (1 livre 9 onces). »
(*) Vase ou coupe employée dans les temples pour contenir une sorte de vin en faisant les cé' rémonirs d’un sacrifice.
nationales, qui se répandit à la renaissance des lettres en Chine , sous la dynastie des Soung(dans le XII' siècle de notre ère), donna lieu à ces sortes d’abus qui accompagnent toujours les grands mouvements de l’esprit humain. La cupidité spécula sur une passion généreuse; mais les véritables archéologues ne furent pas long-temps dupes de cette fourbene, qui n’atteignit point les cabinets des savants et des antiquaires éclairés.
Il faut avouer que jamais champ plus vaste et plus intéressant n’a été offert à l’investigation de la pensée; cherchez ailleurs un peuple qui remonte aussi haut dans le passé , qui embrasse un horizon aussi vaste, dont l’histoire et les traditions renferment uue aussi longue série de'siècles! Comment n’aurait-il point d’immenses antiquités et de nombreux antiquaires?
Une autre cause qui a contribué puissamment à développer, chez les Chinois éclairés, le goût des antiquités de leur pays,c’estï’admiration profonde et pour ainsi dire fanatique qu’ils ont pour les choses du passé.
Cet excès d’admiration et de respect leur ôte presque tout désir d’avancement et de progrès, et il arrête aussi fatalement le développement de leurs facultés scientifiques. Il faut convenir que ce profond sentiment de respect pour l’antiquité est bien légitimé dans sa partie morale ; car deux à trois mille ans ne lui ont apporté aucun perfectionnement ; et il serait même heureux pour l’humanité qu’elJe en fît partout sa loi souveraine.
Le grand Recueil impérial des antiquités chinoises renferme la descrip tion de plus de douze cents vases, classés sous la seconde et la troisième dynastie; c’est-à-dire, depuis 1766 jusqu’à 250 avant notre ère. 233 sont désignés sous le nom générique de ting , tripode , ou vase de métal à trois pieds, dont on faisait principalement usage dans les sacriGces, comme on le trouve aussi dans l’anti-
( ) li est intitulé Tsi-kou-tchaï, X'oy. le Mémoire de M. P. P. Tlioiiis, préeedemoicnl eue, n” I, p. 7,.
quité grecque , puisque Hérodote rapporte qu’il en vit uans le temple ae Delphes, sur lesquels étaient gravées
CHINE
des inscriptions en lettres cadméennes. 168 vases portent la dénomination de Isdn, honoriflqxtes , ou honorant ( le donataire ). C’étaient des marques d’honneur que l’empereur ou un prince accordaient à ceux qu’ils croyaient les avoir méritées par de m-ands services rendus à l’état, dans les différentes fonctions publiques, ou par des talents supérieurs. Ces vases honorifiques étaientconservés soigneusement par ceux qui les avaient reçus et par leurs descendants. Il n’est donc pas étonnant que ces deux premières classes soient les plus nombreuses et qu’il s’en soit conservé un plus grand nombre que des autres classes, qui sont désignées par les termes de loul, « vases pour contenir du vin , ayant des nuages et le tonnerre peints sur leur contour » [ils sont au nombre de 17]; j, vase ou trépied pour contenir le vin dans les granus sacrifices [67];
Tcheou , vase en forme de vaisseau [5];
Yeoni. vase de moyenne grandeur , employé dans les cérémonies et les sacrifices , pour contenir le vin [95] ;
Hou., vase pour contenir du vin ou du thé [173];
TsU), vase ou coupe employée dans les temples pour contenir une sorte de vin , en faisant les cérémonies d’un sacrifice [4];
Kia, vase ou coupe faite de pierre précieuse , pour contenir du vin [13] ;
Kou, coupe pour contenir du vin , faite de corne , et que l’on employait dans les fêtes de village [126];
Tchi, espèce de coupe, faite de corne, employée dans les villages pour boire le vin [42] ; etc.
Nous n’avons reproduit que quatre vases appartenant à la seconde dynastie, quoiqu’il y en ait vingt-sept dans le Recueil ( M. Thoms en a reproduit 29, d’après le Po-kou-tou), parce qu’ils ne diâèrent pas assez de fornaes pour que nous ayons cru devoir en donner un plus grand nombre.
Ceux de la troisième sont plus élégants et plus nombreux. Le n° 5 est un des plus importants sous le rap-
port de l'art et de l’histoire. Il |>orte une inscription en caractères anciens, qui signibe : le pkincb de Lou k
FAIT HOMHAOB A WEN-WANG DE CE VASE HONOBiFiQUE : [ Lou koutig tso H^en-wang tsun »]. Wen-wang est le nom du célèbre fondateur de la troisième dynastie ; le prince de l’état de Lou était Tchéou-koung , son fils(voy. p. 70, 85, 86), qui vivait douze cents ans avant notre ere. Nous avons ici une date positive qui place la fabrication de ce vase à une époque presque contemporaine de la guerre de lYoie. Ainsi, en laissant de côté les vases de la dynastie Chang, qui se placent entre 1700 et 1200 avant notre ère, on ne pourra s’empêcher de reconnaître qu'il subsiste encore dans le cabinet des antiques de l’empereur de la Chine, des objets d’art qui datent de plus de trois mille ans, et qui peuvent rivaliser avec ce que la Grèce et l’Étrurie nous ont laissé de plus beau en ce genre , sans toutefois que l’on puisse assigner une antiquité approximative analogue à ces derniers.
Il s’élève même ici une question aussi curieuse qu’importante , et que nous n’essaierons pas de résoudre : il existe sur le vase chinois qui nous occupe, et l’on peut ajouter, sur tous les objets d’art chinois, un ornement qui est aussi un ornement européen, et que l’on nomme une precque, comme si on avait voulu indiquer par là sa prétendue origine. Cet ornement , en forme
de ■ méandre
plus ou moins compliqué, se retrouvé sur les plus anciens vases étrusques , qu’il entoure comme d’une ceinrare, au-dessus et au-dessous de la panse.
Il ne parait pas que la nature en ait donné l’idée, comme les calices de certaines fleurs ont pu donner aux artistes l’idée de certaines formes de vases. Chez les artistes grecs et étrusques (en supposant que ces derniers n’aient pas été également grecs), cet ornement n’est pas prodigué comme chez les artistes chinois : chez les premiers il n’est qu’un ornement ac-
L’UNIVEHS
cessoire; tandis que riiez les seconds il fait le plus souvent l’ornement principal, et quelquefois même l’ornement unique des vases et autres objets d’art ; il est tellement répété et varie de mille manières, qu’il constitue véritablement l’essence de l’art du sculpteur d’ornements. Nous venons de voir qu’il se trouve gravé sur un vase cliinois du douzième siècle avant notre ère , par conséquent sur l’objet d’art le plus ancien connu. Il est vrai qu’en s’en rapportant aux récits homériques , les héros de l’armée grecque qui assistèrent au siège de Troie , avaient des ornements sculptés en méandre. Dans la description du bouclier d’ Açamemnon ( II. , ch. 1 1 , v. 32), ce" bouclier est nommé ■KiKvSaXia.Xm àmtiiS'a; on y voyait aussi trois dragon.1 azurés, et d’autres figures fantastiques , comme on en voit sur les anciens vases chinois, sur leurs armes et leurs boucliers. Mais nous avons aussi les vases de la dynastie Chang, qui remontent bien plus haut que le siège de Troie, et sur lesquels on retrouve le même ornement. L’induction, qui est souvent appuyée sur des bases aussi sûres que les faits historiques les mieux constatés , ferait penser que l’ornement en question vient des Chinois, et qu’il aura été importé en Europe dans des temps reculés , comme la soie que les anciens reconnaissaient unanimement venir de la Sérique ou An pays de la soie (*), qui n’était que la Chine.
Cependant quelques antiquaires, qui ignoraient les produits de l’art chinois, ont voulu trouver une explication naturelle à l’ornement en question.
« Le méandre était un ornement fort usité, dit Millin (Monuments antiques inédits, t. I, pag. 132), sur les vases et les vêtements. C’est une ligne qui revient plusieurs fois sur elle-même :
son invention était due aux récits des poètes (?) sur les sinuosités de ce fleuve si célèbre dans leurs écrits. Au rapport de Strabon, tout ce qui était tortueux
(*) sur la culture Irèi-anciennc de
la soie en Chine, les pages 47 et suiv.
et enlacé avait reçu le nom de meirndre. Les artistes employaient cet ornement pour les bordures de vases et d’habits. Le bord supérieur des vases est toujours décoré d’un ornement pareil à celui-ci, ou d’une couronne, et le méandre occupe le bas. Par une allégorie ingénieuse, la couronne indique le faite, et le méandre isole entièrement l’ouvrage à sa partie inférieure, où il semble couler. On sent combien il serait peu naturel d’intervertir l’ordre de ces ornements , et c’est une attention que les artistes modernes n’ont pas toujours eue. «
Si cette explication de Tomement appelé méandre était vraie, les artistes chinois devraient être placés sur la même ligne que les artistes modernes. Les uns et les autres n’ayant plus le sens primitif et traditionnel de cet ornement, ils l’auraient employé au hasard, à tort et à travers, comme on fait généralement de tout ce que l’on ne comprend pas ; et c’est là ce qui distingue si profondément les époques complexes d’imitation des époques simples d’invention , où tout à sa place et sa destination.
On trouve dans le Tchun-tsiew, ouvrage historique de Khoung-tsei (Connicius), un passage qui confirme d’une manière bien évidente la haute antiq^uité de la fabrication des vases en Cliine. Lin-tseü y répond au roi Tsutv-HOAN, qui s’enquérait de l’origine des vases et autres objets d’art de l’antiquité : « Lorsque le fondateur de la dynastie /fia ( l’empereur Yu, 2,250 ans avant notre ère ) liit en possession de l’empire, il envoya différentes personnes dans toutes les directions , pour recueillir ce qui était rare et curieux. Ayant reçu comme présent, un lingot d’or, du prince Kieoo-mou , il le fit fondre et en fabriqua des vases qui furent consaerts à des divinités ou esprits imaginaires.
Les princes de la dymastie Ckang les copièrent de lui , comme ceux de la dynastie Tehéou les copièrent des Chang. »
Le vase n° 6 offre des ornements riches et variés. Ses anses sont sculp-
■ by Cl H , ;U
CHINE
téesen méandre , ainsi que la ceinture du milieu , posée sur une couronne de feuilles, aussi en méandres, dont la pointe est tournée en bas. Les vases n°‘ 7 et 8 sont à couvercles; iis sont du même style que le précédent , mais ils ont chacun deux ceintures au lieu d’une.
Les vases n'“9, 10, 11, 12 sont à belles formes allongées , couverts d’ornements en méandres; la coupe a toute l’élégance que l’on peut trouver dans les vases des artistes grecs ; mais les ornements sont essentiellement chinois.
Les n°' 13 et 14 sont de la même classe oue les précédents , et donneraient lieu aux mêmes observations.
Mais le n° 16 , qui appartient à une autre classe de vases , par ses ornements de formes bizarres et fantastiques , a beaucoup plus de rapport , dans sa coupe élégante , avec les beaux vases grecs, que tous les autres vases ' chinois. 11 y en a sept de la même espèce dans le recueil d’où nous l’avons tiré. Sa composition, formée d’un mélange d’or et d’argent , est ici d’une grande im^rtance , parce qu’elle rouve qu’à l’époque ancienne desafarication , l’art de combiner et de fondre les métaux était déjà arrivé à un haut degré de perfection. L’ancienne inscription de ce vase porte un souhait de bonheur : Dix mule années sans violence, sans troubles! Les autres vases portent aussi presque tous des inscriptions que la nature de cet ouvrage ne nous permet pas d’expliquer ici , de même que de rapporter les dissertations archéologiques qui les accompagnent souvent. Nous réservons ces développements pour un Mémoire spécial.
Les vases n”’ 17 et 18 sont à couvercles et à poignées mobiles ; leur forme a aussi beaucoup de grâce et d’élégance. Les n°* 20 et 22 sont également à couvercles et d’une coupe délicate. Le vase n° 21 a une forme particulière ; il offre des figures d’animaux et cinq belles ceintures composées de divers ornements. La forme du vase n“ 23 est très-remarquable ;
il ne porte pas d'inscription ; mais il appartient également , d’une manière certaine, à la dynastie des Tcb^u.
Le vase n° 25 a une forme particulière très-élégante. Il porte pour inscription le caractère hai, qui signifie élever, révérer, tuer des vicmies pour un sacrifice, ce qui le daigne suffisamment comme un ustensile employé dans les sacrilices. La gravure d’un vase à peu près pareil a été donnée par M. Tboms, dans son mémoire précédemment cité.
Les haches, poignards et autres armes, qui sont représentés dans lu 44° planche, révèlent aussi un art déjà très-avancé sous la troisième dynastie chinoise. Le poignard surtout (n° 31), et son fourreau, dont on se servait dans les cérémonies , sont des objets d’art qui indiquent une civilisation déjà bien avancée ; et quand il n’y aurait pas d’autres preuves de l’état où elle était parvenue en Chine dans les dix derniers siècles avant notre ère , ce poignard suffirait seul pour le démontrer.