‹ Chine ou description historique, géographique et littéraire de ce vaste empire, d'après des documents chinois première partie comprenant un résumé de l'histoire et de la civilisation chinoises depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours par m. G. PauthierChapitre 88 sur 238 · COLLEGES ET D'ÉCOLES PDBUQCES · texte numérisé non relu

COLLEGES ET D'ÉCOLES PDBUQCES

Pendant que son Gis triomphait ainsi successivement de tous ses ennemis, l’empereur Kao-tsoü portait son attention sur l’administration intérieure de l’État; il se rendit au collège impérial , y Gt la cérémonie chinoise à la mémoire du grand philosopheKHOUNO- TSEU, comme ancien sage ou ancien docteur ou maître. Il ordonna aux princes et aux grands d’envoyer leurs enfants à ce collège pour y être instruits. Peu de temps auparavant, le même empereur avait ordonné que dans toutes les villes, bourgs et viflages il y eût des collèges et des écoles

publiques (*). Cependant, quoiqu’il eût honoré publiauement la mémoire de l’ancien sage, les historiens rapportent qu’il était partisan de la doctrine de Lao-tseu (vov. page 110). Un jour on lui dit qu'un homme avait vu sur la montagne Yang-kio (aux cornes de bélier ou aux éclairs), le vieil ancêtre, habillé en blanc. Ce vieil ancêtre lui avait dit : « Pars pour la cour de [empereur Thang; dis-lui de ma part que Je suis Lao-kidn , un de ses ancêtres. Sur le rapport de cet homme, l’empereur Gt bâtir sur la montagne aux cornes de bélier un temple magniGque en l’honneur de Lao-kiun ou Lao-tseu, dont les traces subsistent encore.

On rapporte aussi que, sur l’avis de son premier ministre, il obligea cent mille bonzes ou moines bouddhiques et Tao-sse d’abandonner la vie cénobitique et de se marier, aGn d’avoir par la suite des enfants pour augmenter et entretenir les armées chinoises.

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