‹ Chine ou description historique, géographique et littéraire de ce vaste empire, d'après des documents chinois première partie comprenant un résumé de l'histoire et de la civilisation chinoises depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours par m. G. PauthierChapitre 95 sur 238 · AUX FEMMES POUR ENFANTER DES GAR- ÇONS. SECOURS AUX VIEILLARDS · texte numérisé non relu

AUX FEMMES POUR ENFANTER DES GAR- ÇONS. SECOURS AUX VIEILLARDS

Pour engager les pères de famille à bien élever leurs enfants, et pour inspirer de bonne heure aux enfants la pratique du plus essentiel de leurs devoirs, il exigea une liste exacte de tous ceux qui s’etaient déjà distingués , et qui se distingueraient dans la suite par leur piété filiale. Les mandarins eurent orure de donner, par provision, à ohacun d’eux, cinq grandes mesures de rie, et de leur permettre d’écrire en gros caractère sur le seuil de leur porte ces deux mots piété filiale (*) , sc réservant à lui-même le soin de les récompenser plus libéralement après qu’il se serait mis au fait de tout le détail de leur conduite.

Il assigna une mesure de riz à toutes les femmes, chaque fois qu’elles deviendraient mères d’un garçon , afin de leur faire entendre qiTil adoptait pour sien le fils qu’elles venaient do mettre au monde , et qu'il se regardait comme chargé du soin de pourvoir à sa subsistance. Il détermina pareillement qu’on distribuerait, en son nom , une certaine quantité de riz aux vieillards de différents âges; deux mesures à ceux qui étaient parvenus à leur quatre-vingtième année, trois mesures à ceux qui comptaient quatrevingt-dix ans, et trois mesures avec deux pièces d’étoffes à tous les centenaires (**)

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