‹ Chine ou description historique, géographique et littéraire de ce vaste empire, d'après des documents chinois première partie comprenant un résumé de l'histoire et de la civilisation chinoises depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours par m. G. PauthierChapitre 99 sur 238 · SOUHISSION ENTIERE DE LA CORÉE · texte numérisé non relu

SOUHISSION ENTIERE DE LA CORÉE

Ce fut cette même année 668(32 octobre), que le roi de Kao-li ou Corée se rendit aux généraux chinois tiui avaient assiégé et pris sa capitale.

Après cette reddition , tout le royaume se soumit. Un des généraux chinois fut nommé commandant général et gouverneur. On établit un tribunal chinois dans la capitale de la Corée ; les natifs ne furent pas exclus <jes charges civiles et militaires. On divisa le royaume en cinq gouvernements, dans lesquels se trouvaient cent soixante-seize villes et soixante-neuf mille familles; neuf départements, quarante -deux arrondissements, et cent districts ou cantons.

(XtNQUÊTKS DES TIIIBÉTAINS.

Les annes chinoises ne furent pas

L’LNIVERS.

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aussi heureuses contre les Tliibétains : que contre les Coréens. Commandées i par deux généraux chinois qui n'étaient

F as d’accord sur la manière d'attaquer ennemi , elles furent battues et détruites séparément par les troupes tliibétaines (G69) dans le pays de Kokonoor. Et , à cette occasion , les historiens chinois louent la prudence et l’habileté des ministres de la cour du Thihet. Cette puissance s’agrandit beaucoup par ses conquêtes des possessions chinoises de l’Asie centrale (*). On rapporte cependant que, malgré ces conquêtes , le roi du Tliibet envoya , en €72, un ambassadeur à l’empereur de la Chine, pour lui payer un tribut.

L’empereur l’interrogea sur les mœurs et les coutumes de son pays. Cet envoyé répondit avec beaucoup de sens :

« Nous nous conservons en bon état, 'parce que la sincérité, l’union et le Aèle pour le bien public régnent à la cour ; OH sacrifie le bien partioMer au bien général. » Toutefois , le bon accord ne subsista pas longtemps entre la Chine et le Thibet, car, en 678, l’armée chinoise , forte de cent quatrevingt mille hommes, fut défaite par les Thibétains, près du grand lac de Kokonoor.

En 674, le prince persan que l’emmreur chinois avait nommé roi de Perse , se rendit à Si-ngan-fou. Il accepta le titre de commandant des gardes.

HOKNEDBS aSNOUS À. LAO-TSEU.

Cette m^me année, la doctrine de Lao-tseu tut en grand honneur à la cour ; on ordonna que les enfants des grands et des princes, de même que ceux du peuple , étudieraient le Livre de la raison et de la vertu , de Lao- TSEü(**),et qu’il y aurait des examens sur l’habileté des étudiants dans la doctrine qui y est enseignée. Quelques années auparavant (666), l’empereur Kao-tsoung était allé au temple érigé

(*) C’éuienl les gouvernements de Tuthian, Ten-ki, Kiu-lu et Sou-le.

(**) Voy. pag. 110 cl 114.

en llionneur de Lao-tseu, nommé aussi Lao-kiun, le prince respectable, qu’il regardait comme un de ses ancêtres ; et il lui avait donné le titre de sublime et profond empereur.

Cette prédilection de presque tous les empereurs de la dynastie des Thang, pour l’ancien philosophe , venait de ce que ses sectateurs avaient habilement profité de l’identité de son nom de famille avec celui de la race des Thang (ce nom commun à l’un et à l’autre, était li, poirier), pour persuader à cette dernière qu’elle avait pour ancêtre Lao-tseu, ce qui n’avait rien d’invraisemblable.

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