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OPPOSITION

Mort du premier dauphin dans l'année de la captivié de son père 1789

Commencement des pastoureaux dont l'apostat Jacob était le

chef 1250

Ajoutez 539

Commencement des jacobins en 1789

Nota. — Ce fut un prêtre apostat, Jacob, curé de Saint-Louis, à Yersailles, qui, en 1789, mit lui-même son église à la disposition des Pastoureaux du tiers, et provoqua la première profanation des choses saintes.

Mort d'Isabelle d'Angoulême 1250

Ajoutez 539

opposition.

Naissance d'Isabelle d'Angoulême 1739

Mort de la reine Blanche, mère de saint Louis. - Année de la

mort, 1252. — Nouvelle de la mort 1253

Destruction du royaume des Lis, ou mort de la monarchie Blanche, qui était la reine des monarchies catholiques et la mère du roi martyr. 1792

Saint Louis veut quitter le monde pour se faire jacobin 1254

Ajoutez 539

Louis XVI quitte le monde et la vie, parce qu'il s'est livré aux jacobins 1793

Au retour de sa captivité, saint Louis visite la Madeleine en Provence 1 254

Ajoutez. 339

La captivité du roi martyr se termine, à sa mort, sur un échafaud, et à son inhumation dans le cimetière de la Madeleine, où l'ont conduit des Provençaux dits Marseillais 1793

Canonisation de saint Louis sous Philippe IV 1297

Ajoutez 539

Moût du frère de Louis XVI (Charles X) 1836

On remarquera que le nombre 1297, année de la canonisation, reproduit entièrement 1792, année de la fin de la royauté de Louis XVI 1792

En additionnant par une combinaison pareille la date de l'avéne-

ment de Louis XVI au trône, arrivé en 1774

et le nombre 19, produit de l'addition des chiffres de cette date,

mis les uns au-dessus des autres 19

on trouve la date de sa mort sur Féchafand 1793

Et en additionnant la date de la chute de Louis XVI i 789

et le nombre 25 produit par l'addition des chiffres de cette date. . . . 25

on trouve celle de la Restauration 1.8 14

Il existe, en outre, une affinité non moins positive que mystérieuse entre l'âge et la vie d'un personnage donné et la date de sa naissance et de sa mort.

Quelques exemples pourront donner une idée de rapport singulier.

11 suffit, pour faire ce calcul, de compter le nombre des lettres de chaque mot, d'additionner les chiffres des époques, et de réunir tous ces divers chiffres ensemble :

Charles Vil, mort à l'âge de 58 ans.

Charles Vil, né en février 1403 mort en juillet 1461. 7 722 7 8 427 12

Totai 58

Louis XTT, mort à 54 ans.

Louis XI!, né en juin 1462, mort en janvier 1515.

Total 54

François 1er. mort à 54 ans.

François 1er, né en 1471, mort en 1547, S 1 2 2 13 4 2 17

Total *.. 54

Louis XI Y, mort à 76 ans.

Louis XIV, né le 5 septembre 1638, mort le 1er septembre 1715. 5 5 2 2 5 9 18 4 2 1 9 14

Total 76

Louis XV, mort à 65 ans.

Louis XV, né le 5 février 1710, mort le 10 mai 1774. 5 6 2 2 5 7 9 4 2 13 19

Total 65

Nous ferons remarquer ici que Chateaubriand a fait une observation qui trouve naturellement sa place à la suite de ces singuliers calculs. Ainsi :

Gharlemagne est mort le 31 mars 814

eiNapoléon a perdu sa puissance à la reddition de Paris le 31 mars 1814 1000 ans après, jour pour jour.

PHRËNOLOGIE

Selon les Indiens, la destinée de chaque homme est écrite sur son cerveau , dont les lignes délicates représentent les lettres du destin.

Les signes que trace clans les mains l'influence des astres sont, nous Pavons dit (page 228), modifiés par Faction du cerveau qui, dans son incessante communication avec elles, représente notre personnalité. La phrénologie, à cause de ses harmonieuses correspondances avec la chiromancie et la chirognomonie, occupe une place importante dans Les Mystères de la Main.

La phrénologie a pour but spécial de découvrir , par l'inspection des inégalités du crâne, les qualités et les instincts communiqués à l'homme par l'action du cerveau. Or, le cerveau c'est le siège de l'âme, puisque c'est là que viennent aboutir les cinq sens conducteurs des sensations.

« Pour en revenir à notre âme, a dit Montaigne : ce que Platon a mis la raison au cerveau l'ire au cœur, et la cupidité au foie; il est vraysemblable que c'a été plutôt une interprétation des mouvements de l'âme qu'une divi-

39c2 LES MYSTÈRES DE LA MAIN,

sion et séparation qu'il en ait voulu faire comme d'un corps en plusieurs membres, et la plus vraysemblable de leurs opinions est que c'est toujours une âme qui, par sa faculté, ratrocine, se souvient, comprend, juge et désire, etc., et qu'elle loge au cerveau, ce qui appert de ce que les bleceures et les accidents qui touchent cette partie affectent les facultés de l'âme ; de là il n'est pas inconvénient qu'elle s'écoule parle reste du corps ; comme le soleil espand du ciel en hors sa lumière et ses puissances et en remplit le monde. »

A ces charmantes phrases de Montaigne, nous ajouterons quelques réflexions sur le même sujet empruntées à un homme compétent en phrénologie, M. Béraud.

Voici ce que M. Béraud dit dans son remarquable journal intitulé la Phrénologie. Nous en citons seulement quelques passages sans ordre et incomplets, parce que l'espace nous manque et aussi parce que les idées avancées par M. Béraud sont aujourd'hui tellement prouvées par les faits que les arguments puissants qu'il avance, très -bien à leur place dans un journal où l'on doit prouver trois fois pour une, nous paraissent moins nécessaires ici.

<( L'observation démontre, dit-il, l'anatomie prouve que l'âme réside au cerveau, Galien, de l'école d'Alexandrie, le premier a constaté ce fait, et après lui tous les physiologistes l'ont reconnu. Par conséquent la pensée n'agit que par la sensation qui vient exciter le cerveau...

«C'est donc au cerveau que réside l'intelligence... mais il y a plus, tous les philosophes, tous les physiologistes

ont considéré le cerveau comme l'instrument de l'âme, mais ils sont restés là sans oser aller plus avant.

«Eh ! qu'est-ce donc en définitive que le cerveau? une nappe fibreuse, admirable de structure, de substance grise et blanche, partagée en deux hémisphères dont chaque partie est reliée à l'autre par des fibres nerveuses transversales, appelées commissures; une masse reployée sur elle-même par circonvolutions dont la surface présente des lobes, des sinuosités séparant distinctement chaque lobe , et enveloppée ensuite de méninges sur lesquelles le crâne est moulé.

«Mais il est étrange que les philosophes en aient fait le siège de l'âme et de ses facultés ; c'est en vain que nous cherchons dans chaque pli, dans chaque lobe, leur principe d'existence, nous ne trouvons que la substance cérébrale.

«C'est que anatomistes et philosophes ont de tout temps compris qu'on n'avancB pas seulement par le scalpel dans l'usage de la nature... c'est qu'ils savaient que dans tous les secrets de la nature le principe échappe à nos sens et ne nous laisse, ne nous montre que le résultat.

«Ainsi donc, l'âme est reconnue au cerveau, et ses organes, ses instruments ne s'y trouveraient pas ! Mais ce serait un oubli de la Divinité ! Lorsque dans la nature il n'y a pas deux corps différents qui n'aient des qualités, des propriétés opposées; lorsque dans notre organisme entier il n'est pas deux organes, deux parties qui aient la même destination ; lorsque le cœur est pour la circulation du'sang, les reins pour les urines, les pou-

mons pour la respiration, etc.. lorsqu'enfin chaque partie a une propriété, et que cette propriété se subdivise en plusieurs autres, toutes les parties distinctes du cerveau, toute cette admirable texture fibreuse seraient sans destination?... N'est-ce pas que là, dans chaque circonvolution se trouve un organe de faculté et que Pâme placée dans cet admirable clavier n'a besoin que de la sensation pour faire vibrer la pensée, et de ces notes diverses, de ces organes multiples produire et mettre en jeu les sentiments, les passions et l'intelligence?

« Chaque partie du cerveau possède une faculté, c'est toute la phrénologie. Et si nous analysons les règles de la nappe fibreuse du cerveau, nous verrons à chaque circonvolution, à chaque lobe, un système fibreux particulier en rapport avec le système nerveux général. Or, puisque la sensation est le résultat des impressions sur le système nerveux, et que chaque système nerveux produit une sensation particulière et distincte, chaque partie du cerveau a donc une destination évidente et une sensation appropriée à une faculté , et de§ même qu'il y a un système nerveux spécial pour chacun de nos sens, il y a un organe nerveux pour chaque faculté, de sorte que plus la faculté est forte, plus F organe nerveux est développé, et plus la saillie est apparente sur le crâne...

«Si le crâne, substance dure et osseuse, se moule sur le cerveau, et cède constamment à ses efforts, la boîte osseuse sera l'image du cerveau.

«Le crâne se moule sur le cerveau ; malgré sa dureté los cède aux efforts incessants d'une substance malle et

fibreuse, car il renferme entre ses deux lames le diploé, substance spongieuse qui reçoit une alimentation du cœur et rend le crâne animé, Galien le reconnaît; Dufaurens, célèbre anatomiste, le démontre ; Firscher, au xvine siècle, Ta répété, et dernièrement encore, Cuvier Ta confirmé. C'est un fait admis. D'ailleurs ne voit-on pas tous les jours le crâne céder constamment aux efforts du cerveau, la tête des enfants se développer chaque année?

« L'observation et l'anatomie ont divisé l'âme en trois grandes parties. Ce sont les instincts, les sentiments et Intelligence. Les instincts , c'est-à-dire les passions, occupent les parties latérales postéro-inférieures, et sont communes à l'homme et aux animaux. Ils satisfont à ses besoins de conservation, d'amour de possession, de reproduction. Les sentiments sont placés sur la partie postérieure de la tête, au sommet; ce sont des facultés d'imagination, de tendresse, de devoir, de droit, de volonté et d'aptitude, ainsi que de conscience ; ce n'est pas encore l'intelligence, mais c'est plus quelquefois. Enfin l'intelligence, ce signe suprême de l'homme, réside au front, dans les parties antérieures, où se groupent pressés, les aptitudes, les arts, les sciences, que la pensée vient échauffer de ses rayons. »

Cette longue citation nous a paru nécessaire ; nous avons besoin, pour appuyer notre système, d'emprunter les arguments d'un artiste, d'un maître en phrénologie, avec lequel certes nous ne nous sommes pas entendus.

Or, il appert de cette citation que, selon les phrénologues, le crâne se moule sur le cerveau et qu'il ren-

ferme, entre ses deux lames, le diploé, substance spongieuse.

Et puis il en ressort aussi ce que nous attendions à ^coup sûr, que la phrénologie divise le crâne en trois mondes. C'est, comme on le voit, rentrer tout à fait dans notre système, c'est-à-dire dans l'harmonie générale qui régit toute la nature et par suite tout le corps humain. Seulement nous ne sommes pas tout à fait d'accord avec le phrénologue qui, du reste, par ces mots : ce n'est pas encore l'intelligence , cest *plus quelquefois, semble vouloir nous donner involontairement raison.

Selon nous, phrénologiquement parlant :

Les sentiments représentent le monde divin.

L'intelligence représente le monde abstr actif ou du raisonnement.

Les instincts représentent le monde matériel.

En regardant une tête de profil tournée du côté de l'est, point de départ de la lumière, les sentiments , le monde divin, occupent le haut de la tête, la partie qui regarde le ciel.

Les instincts occupent le derrière de la tête tout près et au-dessus de la colonne vertébrale, qui est au service des passions matérielles ou physiques, et en rapport immédiat avec elles.

L'intelligence occupe le devant de la tête, et a pour esclaves intelligents les yeux, le nez et la bouche, chargés de percevoir et d'exprimer l'idée. C'est toujours la lutte de Jackin et Bohas, équilibrés par le libre arbitre, la volonté, placée parmi les sentiments, qui domine toute la tête. C'est toujours le triangle sacré.

Volonté, libre arbitre.

Les instincts. / \ L'intelligence

Les sentiments, le monde divin , sont représentés par la volonté d'abord, ensuite par la vénération ou religion, la bienveillance, la conscience, l'espérance, la merveillosité, IHdéalité, l'imitativité ; et, bordant la ligne des instincts, et se fondant en quelque sorte avec eux par une douce transition : la gaieté, l'estime de soi, l'approbativité, la circonspection.

Qu'on nous permette de faire remarquer ici que la volonté est placée au sommet de la tête et domine ainsi tout le corps, de même que, dans la chiromancie, le doigt de Saturne, la fatalité, dépasse les autres doigts. Ainsi la volonté et la fatalité dominent l'être ; seulement la volonté placée au point culminant du crâne peut faire obéir la fatalité, comme le cerveau commande à la main.

Nous ferons remarquer encore qu'elle est tellement destinée à être le guide de l'homme sur la terre, que l'organe qui la représente est placé avant la vénération [la religion) et avant la bienveillance {la charité), qui, après la religion, est ce qu'il y a de plus divin sur terre.

Selon nous, le docteur Duval est tout à fait dans l'er-

reur lorsqu'il s'étonne, dans un article publié dans le journal la Phrénologie , de voir la bienveillance placée parmi les sentiments. Il voudrait la trouver parmi les instincts.

Mais la bienveillance, c'est la charité, la troisième des vertus divines: la foi , l'espérance et la charité , représentées sur le crâne par la religion, l'espérance et la bienveillance.

« Aimez-vous les uns les autres, » a dit le Christ.

Et saint Paul a dit dans son épître aux Corinthiens: « Et si habuero omnem fidem, ita ut montes transferam, « caritatem autem non habeo, nihil sum. »

« Et lors même que j'aurais toute la foi possible jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. »

L'intelligence, le monde abstractif est représentée sur le crâne par la causalité et la comparaison, bases de toute science véritable, puis par la mémoire des faits, la localité, le temps, les tons , l'ordre, le coloris, la pesanteur, l'étendue, la configuration, le langage.

C'est-à-dire la science humaine, et par conséquent la raison, la force de résistance.

Les instincts, le monde matériel, sont représentés par l'acquisivité, la sécrétivité, la destructivité, la combativité, instincts mauvais, mais utiles dans la lutte, compensés par l'affectionnivité, Thabitativité, la philogéniture et l'amativité; c'est, en un mot, la force active.

Maintenant que l'on nous permette de reprendre ici l'explication complète de notre système, que nous ne

pouvions jusqu'à présent présenter dans tous ses détails. Nous avons dit que les trois êtres qui sont en nous respiraient ainsi la lumière astrale : le mens, par les yeux, les cheveux, les pieds et les mains; le corps sidéral, par le nombril, les parties génitales; et le corps matériel, par l'appareil respiratoire; nous chercherons ici à en donner sinon des preuves, du moins des probabilités.

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