PROBABILITES DE L ASPIR ET DU RESPIR ASTRAL
A l'aide du magnétisme, les somnambules débarrassés du mens voient dans la lumière astrale : non pas par leurs yeux, mais par l'estomac ou par le nombril. C'est par le nombril que les enfants tiennent à la mère, et en reçoivent la vie; c'est par le nombril que celle-ci communique directement avec la lumière astrale ; les cauchemars , les figures informes qui nagent dans la lumière astrale, nous apparaissent dans nos songes, lorsqu'une digestion pénible tourmente l'appareil digestif lié au grand sympathique, et, selon nous, le corps astral aspire et respire par le nombril et par les parties génitales.
Le mens plus parfait respire la lumière par les mains, par les pieds, par les yeux, parles cheveux qui semblent tout exprès renfermer un tube qui doit avoir un but , car la nature ne crée rien en vain.
« Lambert, dit Balzac, enfant de six ans, couché dans un grand berceau près du lit maternel, mais n'y dormant pas toujours, vit quelques étincelles électriques jaillissant
cle la chevelure de sa mère, au moment où elle se peignait. »
Il dit plus loin : «Lambert ajouta plusieurs problèmes à résoudre, beaux défis jetés à la science et desquels il se proposait de rechercher les solutions, se demandant à lui-même si le principe constituant de l'électricité n'entrait pas comme base dans le fluide particulier d'où s'élançaient nos idées et nos volitions; si la chevelure, qui se décolore s'éclaircit tombe et disparaît selon les divers degrés de déperdition ou de cristallisation des pensées, ne constituait pas un système de capillarité, soit absorbante, soit exhalante, tout électrique ; si les phénomènes fluides de notre volonté, substance procréée en nous, et si spontanément réactive au gré de conditions encore inobservées, étaient plus extraordinaires que ceux du fluide invisible, intangible, et produits par la pile voltaïque sur le système nerveux d'un homme mort. »
Les yeux absorbent et rejettent visiblement la lumière. Lorsqu'on regarde avec attention, on absorbe en quelque sorte l'image, le reflet de l'objet; on dit dévorer des yeux, et comme ces locutions adoptées sont admises par cela même qu'elles sont la vérité, on dit aussi : les yeux lancent des éclairs ; voilà donc Vaspir et le resjnr des yeux consacrés par la sagesse des nations.
Et d'ailleurs cet aspir et ce respir ne sont-ils pas patents dans l'acte du magnétisme? le magnétiseur ne jette-t-il pas de ses yeux des rayons fluidiques qui sont absorbés par les yeux du magnétisé, qui se voilent peu à peu, jusqu'au point de devenir complètement ternes? Ce sont
de ces expériences que tout le monde a vues et que Ton voit tous les jours.
Dernièrement, après un travail fatigant, nous avons vu des flammes jaillir à chaque instant de nos yeux; le médecin consulté nous dit que c'était l'électricité, qui, dévoyée par l'irritation d'un travail trop actif, jaillissait par des voies inaccoutumées ; mais si c'est l'électricité, elle jaillit donc des yeux, puisque sa voie ordinaire étant engorgée , elle s'élançait par d'autres canaux , et se faisait visible en étincelles de feu !
Elle a donc une communication avec l'extérieur. C'est évidemment cette électricité plus ou moins abondante, qui fait briller les yeux des gens intelligents et qui laisse ternes et vagues, par son absence , les prunelles des imbéciles; mais lorsqu'on se recueille pour penser, les yeux deviennent aussi vagues et ternes, parce que l'on amasse tout le fluide électrique du cerveau , que l'on ne projette plus rien au dehors, comme on retient sa respiration pour faire une chose matériellement difficile.
Lorsque l'on reçoit un coup violent sur l'œil , on voit des milliers d'étincelles. N'est-ce pas , nous le demandons, une surabondance d'électricité troublée dans son cours et dispersée par un choc violent, comme l'eau jaillit quand on frappe avec un bâton dans une source? Les magnétiseurs ne sentent-ils pas, nous en avons fait nousmême l'expérience, le fluide ou la vibration se dégager comme en pétillant de leurs mains; et ne secouent-ils pas leurs doigts pour se débarrasser du fluide du som-
nambule qu'ils aspirent, pour le remplacer par le leur, qu'ils respirent avec leurs mains?
Les ongles ne sont-ils pas aussi le fluide solidifié à Pair, les intermédiaires entre le fluide et la carnation?
« En pensant, dit Balzac dans Louis Lambert, que la ligne où finit notre chair et où l'ongle commence contient l'inexplicable et invisible mystère de la transformation constante de nos fluides en corne, il faut reconnaître que rien n'est impossible dans les merveilleuses modifications de la substance humaine. »
Dans le compte rendu des séances publiques de l'Académie des sciences, à la date du ilx mars 1858, nous voyons que M. Flourens a lu un Mémoire tendant à prouver une circulation nerveuse existant dans le corps humain.
Il divise cette circulation en sensibilité récurrente et en action réflexe. Dans l'impossibilité de suivre le savant académicien dans ses explications, nous citerons seulement le résumé de son Mémoire :
« L'action réflexe, dit-il, est le complément de l'action récurrente; elle fait le retour par les extrémités des nerfs, comme V action récurrente le fait pour la moelle épinière. »
Les deux demi-circuits récurrents et réflexes font le circuit complet, la circulation entière.
Pour nous, pour tout le monde, la circulation nerveuse c'est le parcours de la lumière (aspir et respir). Le magnétisme a depuis longtemps prouvé que cette circulation agit au dehors et reçoit des impressions du dehors.
Le mouvement n'est pas concentré dans l'homme, il est dans la nature entière. C'est la vie universelle, le lien de l'humanité.
Nous remercions humblement la science qui nous apporte de nouvelles preuves.