‹ Chiromancie nouvelleChapitre 20 sur 200 · Chimie nouvelle, pages · texte numérisé non relu

Chimie nouvelle, pages

tion, une pénétration, qui se dévoile par de la chaleur et de l'électricité.

«La vibration n'est qu'un mode de constatation. Il peut se faire que dans la communication du mouvement émissif il s'établisse, de temps à autre, des phénomènes vibratoires ; mais ce n'est pas le principe général d'action affecté par le mouvement dans son état normal.

« L'accumulation du mouvement intime dans les corps tend à un changement d'équilibre incessant et nécessaire.

« La vibration est essentiellement similaire, égale dans ses manifestations.

« Qui dit émission dit : changement, accumulation.

« Qui dit vibration dit : similitude et persistance.

« Les deux systèmes , émissif et vibratoire, peuvent se donner la main en conservant une individualité réelle et propre qu'on n'a pas su découvrir, empêché qu'on est par l'exclusivisme aveugle des théories étroitement comprises. On doit donc conclure en disant que le mouvement reste quelquefois latent pour nous, quand il n'est qu'à l'état émissif et circulatoire, tandis que nous en acquérons immédiatement la perception dans le cas où un choc le rend vibratoire. »

Comment faut-il appeler ce travail incessant, tantôt latent, tantôt perceptible, tantôt émission, tantôt vibration, changeant si souvent d'allure, de forme, selon les circonstances, mais continuant sa marche éternelle? Quel nom donnerons-nous à ce merveilleux pendule qui ne s'arrête jamais?

L'appellerons-nous l'àme de la nature, le souffle de Dieu?

C'est le mouvement sans doute, mais le mouvement capricieux, inégal, semblable au scintillement des étoiles, semblable à tous les rayonnements, plutôt semblable encore à la lumière du soleil par un temps d'orage, tantôt brillante et tantôt voilée par les nues.

Pour les anciens, c'était la lumière astrale.

Nous demandons encore que l'on nous permette de la nommer fluide astral, à tort peut-être; mais qu'importe le nom, si l'on nous a compris, et d'ailleurs, nommée ou innomée, définie ou indéfinie, cette force, cette lumière existe, elle est ; c'est elle qui colore les plantes, c'est elle qui répand ses diamants de feu sur les grèves de la mer, c'est elle qui donne un si doux azur à la voûte du ciel, c'est la vie, c'est l'amour.

C'est la source de la richesse des yeux, et, pour les hommes positifs, c'est en elle qu'est la source de la richesse terrestre : l'or.

Les quatre éléments : lumière, chaleur, électricité, magnétisme, ces quatre fluides ou vibrations impondérables sont quatre manifestations de ce principe unique dont nous avons perdu la démonstration, et que les anciens connaissaient sous le nom d'azote, qu'ils écrivaient avec deux lettres latines, une lettre grecque et une lettre empruntée à l'alphabet des Hébreux :

AZftP.

A, est la première lettre de tous les alphabets ; Z est la dernière lettre de l'alphabet latin ;

n (oméga), est la dernière lettre de l'alphabet grec ;

H (thau), est la dernière lettre de l'alphabet hébreu.

C'est donc le commencement unique et universel avec les trois fins diverses qui représentent les trois mondes :

Z, monde latin, monde naturel ;

n, monde grec, monde spirituel ;

H, monde hébreu, monde divin.

Chez les francs-maçons, la lumière astrale est représentée sous la figure de l'étoile flamboyante : le soleil envoie ses rayons à la lune, qui les reflète vers l'étoile flamboyante, et celle-ci la renvoie vers le soleil en formant un triangle de lumière. .

Tous les anciens philosophes ont parlé de la lumière astrale.

« L'âme universelle, désignée sous le nom de spiritus et comparée à l'esprit de vie qui anime toute la nature, se distribuait principalement dans les sept sphères célestes, dont l'action combinée était censée régler les destinées de l'homme et répandre les germes de vie dans tout ce qui naît ici-bas. Les anciens peignaient ce souffle unique, qui produit l'harmonie des sphères, par une flûte à sept tuyaux qu'ils mettaient entre les mains de Pan ou de l'image destinée à représenter la nature universelle1. »

Les stoïciens plaçaient l'intelligence de Jupiter, ou l'intelligence souverainement sage qui régit le monde, dans la substance lumineuse du feu Éther, qu'ils regardaient comme la source de l'intelligence humaine.

Page 1