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POUCE

« A défaut d'autres preuves, disait Newton, le pouce me convaincrait de l'existence de Dieu.»

« Ainsi que les animaux, dit M. d'Arpentigny, nous avons une volonté d'instinct, une décision d'instinct ; mais le pouce ne représente que la volonté raisonnée, que la logique raisonnée, que la décision raisonnée.

« L'animal supérieur est dans la main, V homme est dans le pouce.

« Le pouce des singes, fort peu flexible et pour cette raison peu ou point opposable, n'est regardé par quelques naturalistes que comme un talon mobile.

« Tandis que le pouce humain est, au contraire, placé de sorte et organisé de manière à pouvoir toujours agir dans un sens opposé aux autres doigts. C'est pour cela qu'il symbolise, comme je viens de le dire, le sens intérieur ou moral que nous opposons à notre gré, et, le cas échéant, aux entraînements de nos instincts et de nos sens. Les preuves de cette assertion abondent l. »

Ici M. d'Arpentigny donne pour preuves : les idiots de naissance qui viennent au monde sans pouces ou avec des pouces impuissants et atrophiés ;

Les nourrissons qui tiennent, jusqu'à ce qu'une lueur d'intelligence leur vienne, les doigts par-dessus le pouce;

Les épileptiques qui, dans leurs crises, ferment le pouce avant les doigts ;

Et les gens prêts de mourir qui rentrent le pouce dans les doigts.

Nous pouvons ajouter qu'à Naples on cache le pouce dans la paume de la main pour repousser la jettatura ou le mauvais œil.

Magiquement, le pouce renferme les trois mondes bien distincts, et, pour en donner la preuve, nous suivrons à la lettre les définitions données par M. d'Arpentigny luimême.

Selon lui, la première phalange, celle qui porte l'ongle, donne le signe de la volonté, de l'invention, de l'initiative.

i. La Science de la Main, par le capitaine d'Arpentigny, chez Dentn.

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