‹ Chiromancie nouvelleChapitre 40 sur 200 · MONDE MATÉRIEL · texte numérisé non relu

MONDE MATÉRIEL

Mais avant d'entrer dans des explications plus détaillées, nous demanderons qu'il nous soit permis de suspendre un moment nos explications chirognomoniques afin de chercher, pour le système que nous développerons bientôt , un appui dans les écrits de plusieurs de nos médecins célèbres.

La kabbale admet trois personnes en nous.

Cherchons-en les preuves dans la médecine.

Spatulée, avec des doigts lisses

Le docteur Bichat, nous le verrons tout à l'heure, en prouve deux physiologiquement sous les noms de : vie animale et de vie organique.

La première a pour centre le cerveau ; la seconde, le grand sympathique.

Voici donc en nous deux existences, deux êtres par conséquent. La troisième, l'être matériel, est incontestablement représenté par la matière corporelle : les os et les muscles, la charpente du corps.

Nous retrouvons partout les trois mondes, et comment pourrait-il en être autrement? Les découvertes chimiques prouvent maintenant tous les jours. Tout est sérié dans la nature et ternaire par conséquent.

Et si tout est ternaire, comment l'homme, l'être le plus parfait de la création , l'homme déjà composé, comme nous l'apprend la chimie, des trois corps simples diffus dans la nature entière et qui constituent l'harmonie : l'azote, l'hydrogène et l'oxygène, l'homme dont l'excellence a été révélée par le Ferbe, Xop;, l'expression de la pensée, comment l'homme ne serait-il pas une trinité comme Dieu, dont il est la plus parfaite image dans la création ?

Mais la vie consîste-t-elle seulement dans la réunion du cerveau, du grand sympathique et du corps matériel, avec leur admirable complication des appareils nerveux et musculaires.

Quand l'homme vient de rendre le dernier soupir, le cerveau, le grand sympathique, les os et les muscles sont à leur place et cependant il ne vit plus.

Il redevient ce que les anciens avaient si admirablement exprimé par la statue de Prométhée.

Seulement la statue attendait le feu divin pour vivre et le corps vient de perdre le feu divin.

Il y a donc un souffle, une lumière qui fait la vie.

C'est ia lumière (mouvement ou fluide) qui unit sympathiquement tous les êtres de la création et tous les mondes. Tous les grands médecins, les grands physiologistes l'ontpressenti, mais sans pouvoir donner à la science toujours positive les preuves qu'elle exige. Ce qui est divin se pressent, se comprend, se démontre par les conséquences comme l'Être suprême, mais non par le fait réel, parce qu'alors ce ne serait plus divin, mais matériel.

La lumière vivifie tout. Le principe est un, les moyens ne sont pas les mêmes.

Prenons pour exemple l'œil et le cerveau.

L'œil est disposé pour recevoir la lumière, mais il n'est pas la lumière. Sans la lumière son admirable appareil est inutile. Eh bien ! le cerveau est disposé pour élaborer la pensée, mais il n'est pas la pensée; il attend l'idée qui est la lumière.

Qu'est-ce qu'une idée? a dit Fénélon. C'est une lumière qui est en moi mais qui n'est pas moi '.

Et si nous poussons plus loin l'analogie entre l'œil et le cerveau :

Quand le sommeil clôt les paupières, l'œil cesse de voir.

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