Idem, pages 628 et 63 i
intelligence; la bouche et les mains pour exprimer et exécuter ses volontés, et les pieds pour se mouvoir, c'està-dire réunissant à lui seul la pensée et l'action.
Vautre, aveugle, muet, capricieux, occupé de la matière, vivant de la vie de la matière.
D'un côté l'essence divine, de l'autre la matière terrestre.
Et voyez quelle est la distance qui les sépare.
« C'est toujours sur la vie organique, et non sur la vie animale que les passions portent leur influence i. »
Selon Bichat, ce sont les organes du cœur, du foie, de l'estomac, de la respiration, les organes sécrétoires qui sont agités par la colère, la joie, la crainte, la tristesse; « elles arrêtent même le jeu de ces organes, et de là ces syncopes , dont le siège est toujours dans le cœur, non dans le cerveau, qui ne cesse d'agir que parce qu'il ne reçoit plus l'excitant nécessaire à son action2. » Aussi, le but des plus grands philosophes a-t il toujours été de dominer les passions par la volonté, d'en annihiler les effets, et de les empêcher même de se trahir au dehors par l'expression des traits du visage.
Et les véritables sages ont atteint ce but à la longue.
Il faut donc, pour conserver le calme, que le mens asservisse le corps sidéral et le corps matériel.
Les organes qui appartiennent à la vie animale sont plus nobles, et cette noblesse est indiquée par leur symétrie.
1. Bichat, Recherches physiologiques sur la rie et lu mort (1829) page 78.