Ibid., page
Tout ce qui appartient à la vie animale, selon Bichat, est toujours symétrique; ce qui appartient à la vie organique ne Test jamais.
« La vie animale est symétrique f ; les nerfs optique, acoustique, lingual, olfactif, sont assemblés par paires symétriques ; le cerveau est remarquable par sa forme régulière, ses parties séparées se ressemblent de chaque côté, tels que la couche des nerfs optiques, les corps cannelés, les hippocampes, les corps frangés, les nerfs qui transmettent aux agens de la locomotion et de la voix les volitions du cerveau. Les organes locomoteurs formés d'une grande partie du système musculaire osseux et de ses dépendances, le larynx et ses accessoires, doubles agents de l'exécution de ces volitions, ont une régularité, une symétrie qui ne trahissent jamais.
« Les muscles et les nerfs cessent de devenir réguliers dès qu'ils n'appartiennent plus à la vie animale. »
Le mens, qui agit sur le cerveau, ne révèle-t-il pas sa céleste origine par la symétrie des organes dépendant du cerveau?
N'est-ce pas l'image des cieux toujours en harmonie? et la terre toujours tourmentée dans son sein comme à sa surface, la terre ! où la matière se présente sous mille formes diverses qui n'ont jamais de stabilité, ne seraitelle pas l'image du corps organique qui appartient à la matière ?
Les cieux, par leur calme, ne disent-ils pas à l'homme :
1. Recherches physiologiques sur la vie et la mort (1829), pages 17 et 18,
« Ici, tu trouveras le repos, » comme la terre semble aussi lui dire : « Il faut passer par toutes les épreuves de l'action pénible pour mériter le repos. »
Si le mens et la matière sont séparés moralement en nous, ils le sont physiquement aussi.
« 11 est manifeste, dit Bichat, qu'une ligne de démarcation tranchée sépare les nerfs des ganglions et ceux du cerveau, et que c'est une manière inexacte que celle qui consiste à les regarder comme formant un nerf unique, émané de ce dernier par une origine quelconque1. »
Il y a communication seulement entre eux comme le maître communique avec l'esclave.
« Ainsi la moelle allongée est le siège de Y influence de la volonté ; elle est aussi le siège de la faculté de sentir, mais confusément et sans réflexion, faculté exclusivement réservée au cerveau, qui est la volonté intelligente2. »
Et, du reste, le cerveau lui-même, nous l'avons vu tout à l'heure, n'agit que d'après une influence suprême.
Voilà donc trois forces distinctes : le cerveau, le grand sympathique et le corps matériel, animés par la lumière qui anime aussi tous les mondes.
On nous pardonnera tous ces détails physiologiques.
Nous aurions encore beaucoup à dire, et nous nous arrêtons à regret.
On doit comprendre combien il est important pour