LES NOEUDS ET LEUR INFLUENCE
Les nœuds modifient les aptitudes de chacune des trois catégories.
Les phalanges des grands doigts sont divisés en trois mondes, comme le pouce.
La première phalange, la partie onglée, celle que nous venons de classer en — doigts pointus, — doigts carrés, — doigts à spatule, — appartient au monde divin.
Les phalanges extérieures (phalanges onglées), dit M. d'Arpentigny, sont les yeux de la main.
La seconde phalange appartient au monde abstractif.
La troisième au monde matériel, comme nous l'avons vu dans le pouce.
Chacune d'elles annonce une qualité particulière, différente à chaque doigt. Mais ceci appartient à la chiromancie, et ne peut être expliqué que par elle.
La troisième phalange seule ne change que très-peu, puisqu'elle représente la partie matérielle , nous dirons pour généraliser que des doigts enflés ou très-épais i\
leur base , indiquent toujours le goût des plaisirs sensuels, soit luxure, soit gourmandise. Ces goûts peuvent toutefois être modifiés par l'influence des monts et des lignes. Nous y reviendrons plus tard.
Les nœuds forment la transition entre les trois mondes.
Si les doigts sont lisses, nous Pavons dit (page 109), l'impression est rapide, électrique, spontanée, accélérée ou retardée par les différences de formes du doigt pointu au doigt en spatule.
Mais les nœuds interceptent le passage au fluide.
Celui-ci s'amasse comme un torrent qui trouve un obstacle, et recueille, pour le franchir, ses eaux qui arrivent en plus grande abondance; alors la raison humaine ou la matière humaine viennent mêler leur être, leur caractère, leur individualité, aux épanchements du ciel.
Le premier nœud qui barre la transition du monde divin au monde abstractif (de la phalange onglée à la phalange du milieu), participe de l'un et de l'autre.
Il en est naturellement de même du second nœud qui barre la transition du monde abstractif au monde matériel.
Laissons parler M. d'Arpentigny :
Si le nœud qui lie votre troisième phalange (celle qui porte l'ongle) à la seconde est saillant , vous avez de V ordre dans les idées; si celui qui lie votre seconde phalange à la première est saillant, vous avez une dose remarquable d'ordre matériel*
Le lecteur comprendra sans doute que M. d'Arpentigny part de la phalange d'en bas pour aller à la phalange d'en haut, et que la troisième 'phalange est pour lui celle qui pour nous est la première.
M. d'Arpentigny définissait à son idée, et comme inventeur il avait assurément le droit du choix.
Quant à nous, qui cherchons à expliquer sa méthode par notre système, nous avons dû nécessairement partir du monde divin pour arriver au monde matériel, c'està-dire en allant de la phalange onglée à la base des doigts.
Donc, nous prenons acte de ce que dit M. d'Arpentigny.
Le nœud placé entre la première phalange (la phalange onglée) et la seconde indique l'ordre dans les idées :