‹ Chiromancie nouvelleChapitre 97 sur 200 · AURICULAIRE : MERCURE · texte numérisé non relu

AURICULAIRE : MERCURE

Trois lignes allant de la racine du doigt et s'élevant, en traversant les jointures, jusqu'à la première phalange, c'est : recherches de sciences indécouvrables et chimériques, esprit tendu vers les impossibilités.

S'il n'y a qu'une seule ligne, c'est : réussite dans les sciences.

Une seule ligne tortueuse allant de la troisième à la deuxième phalange, en traçant un sillon sur la jointure, c'est : finesse et même astuce, surtout dans la défense. Mais si cette ligne est droite et nette, c'est la matière utilisée par l'intelligence, c'est réussite, c'est aussi éloquence.

Si la ligne part du mon un peu en biais et s'élève directement ensuite sur la troisième et la secondephalange, c'est : prospérité.

Des lignes sur la troisième phalange, semblables à des cicatrices non pas pures, mais mal dessinées et confuses, c'est : vol.

S'il s'y trouve un rond ou demi-cercle, c'est un homme porté au vol, mais qui s'en abstient.

Une grosse ligne semblable à une incision dans la troisième phalange, c'est : vol.

Deux lignes en croix signifient la même chose.

Une ligne partant de la racine du mont et entrant dans la troisième phalange, en traçant une ligne sur la jointure, c'est : noblesse d'esprit, intelligence.

Sur la même phalange, des lignes obliques, courtes et grosses, c'est : vol.

Une étoile sur la troisième phalange, c'est : esprit et éloquence.

Signes confus sur la seconde phalange : vol et mensonge.

Des lignes semblables à des crevasses sur la première phalange intérieure ( le bout du doigt ) , c'est : faiblesse d'organisation, santé débile.

Les signes se trouvent rarement sur le bout du doigt (première phalange intérieure). Une étoile à cette place sur l'index (Jupiter) ou sur le médius (Saturne) annonce de grandes fatalités, heureuses ou funestes, mais plutôt heureuses sur Jupiter, et plutôt funestes sur Saturne.

Partout ailleurs, les lignes sur la première phalange intérieure sont de mauvais présage; elles annoncent presque toujours folie indiquée par les aptitudes du doigt où elles se trouvent, ou du moins une santé faible. A cette place, le signe du Verseau menace d'un danger de submersion, surtout si le signe est répété sur tous les doigts et s'il se trouve sur le mont de la lune deux lignes qui forment un angle.

Des lignes sinueuses sur la même phalange menacent de submersion, comme le signe du verseau.

Une seule ligne courte et verticale répétée sur les jointures intérieures de tous les doigts : mort subite.

Il nous reste peu de chose à dire sur la chiromancie. Nous chercherons maintenant à faire l'application de ce que nous avons démontré, et nous en donnerons des exemples.

Nous combinerons ensemble la chiromancie et lachirognomonie, qui se prêtent un mutuel secours, mais toujours en expliquant leurs significations combinées, car la chiromancie ne doit rien avancer sans motif.

Pour augmenter ces richesses ou du moins pour les utiliser, nous serons obligé d'employer encore la classification des trois mondes, car la chiromancie comme la chirognomonie, comme toutes les sciences occultes basées sur le principe : ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, embrasse à la fois le monde divin, le monde naturel ou abstractif et le monde matériel.

Et en appliquant ce qui est divin à ce qui est abstractif ou matériel, et vice versa, on s'exposerait à de lourdes erreurs.

Nous l'avons dit et nous le répétons encore, la nature écrit ses avertissements partout, mais surtout dans la main, où elle a réuni toutes les images de la science.

Si elle a mis dans le bas l'imagination encore confuse et par conséquent déréglée, et l'amour matériel, instinctif, et si elle a placé en haut tout ce qui peut ennoblir et diviniser ces deux instincts grossiers, elle a complètement séparé le haut du bas par la plaine et le mont de Mars, qui représentent la lutte, pour apprendre aux hommes que c'est par la lutte seule que le soleil de l'art, de la poésie, et la science, peuvent animer l'imagination,

LES MYSTERES DE fc MAIN. 291

et que la religion, les inspirations, l'ambition même, viendront prendre un noble mobile dans l'amour dont ils pourront au besoin tirer la charité sublime. Ainsi la lutte met en action constante l'ambition, l'art, la science, qui veulent le mouvement, avec l'imagination et l'amour sensuel, qui sont la paresse et veulent le repos; c'est toujours le grand arcane de l'action et de la résistance.

Mais, si la main nous donne ici, comme partout, l'image de la lutte et des trois mondes, elle nous donne aussi dans le duodenaire, résumé par le quaternaire, l'image des quatre âges de la vie, représentés par les quatre saisons de l'année divisées elles-mêmes en douze mois.

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