DE L'ANNÉE
Le pouce forme à la fois le nombre ternaire, et par ses trois phalanges représente les trois mondes, comme nous l'avons vu déjà.
Les autres quatre doigts, divisés en douze phalanges, donnent, nous le répétons encore, le duodenaire dans le quaternaire, et se divisent de la manière suivante :
L'indicateur, Jupiter, c'est : la création, le printemps, l'enfance.
L'annulaire, le soleil, c'est : l'été, la jeunesse.
L'auriculaire, Mercure, c'est : l'automne, l'âge viril.
Le médius, Saturne, c'est: la tristesse, la désillusion, le froid dans la vie, c'est la vieillesse, c'est l'hiver.
tf*
lin
oi;est lt Mnak
Monde dwÀn
^%,Inklk<yhie/
^ <À Mrtfôrdel
tfll
*lfi 1 EST /Monde!
%?aMjFa'Jl'e
DL
A#iPJ^"T~Mâ
Il MarJ
\\maginauoi\J
Feme'lle
MfDI
LES MYSTERES DE LA MAIN. 29:i
Les mois se placent ainsi :
Ils partent de la seconde phalange de Saturne , ou médius.
Médius, deuxième phalange, janvier; — troisième phalange, février.
Index, première phalange, mars. — Deuxième phalange, avril. — Troisième phalange, mai.
Annulaire, première phalange, juin. — Deuxième phalange, juillet. — Troisième phalange, août.
Auriculaire , première phalange , septembre. — Deuxième phalange, octobre. — Troisième phalange, novembre.
Décembre revient sur la première phalange du médius et complète ainsi les trois mois d'hiver.
Nous en donnons ici un exemple, en y ajoutant aux noms des mois les signes qui les représentent.
Le grand doigt qui domine toute la main, c'est la fatalité, le sort inconnu.
Ainsi, comme tout est analogie :
L'année part de Saturne, la fatalité, le sort inconnu.
Les deux premiers mois, janvier, février, sont sans vie, sans force ; c'est l'enfant au berceau. A Mars commence le printemps. Mars est comme lô premier mois de l'existence réelle, et Mars, c'est la lutte, le mois des tempêtes, des grêles et des ouragans, le bélier armé pour le combat.
Puis vient avril. April qui ouvre la source de la sève universelle.
C'est le taureau qui trace le sillon, c'est l'enfance qui
m LES MYSTERES DE LA MAIN.
ouvre le sillon de la vie, où la main puissante du grand moissonneur va jeter les germes d'un avenir heureux ou funeste.
L'été est placé sur le doigt du soleil ; c'est le lion, la force de l'âge, la fougue, le temps où les passions rugissent.
C'est la vierge, la poésie, c'est la jeunesse.
L'automne est placé sur le doigt de Mercure; c'est le temps de la récolte et des fruits, l'âge viril, le temps de la richesse et de la science.
Puis, le dernier mois de l'année, la vieillesse de l'année. Décembre vient prendre place sur Saturne : la fatalité. Janvier était parti de Saturne : le sort inconnu.
Ainsi, comme la vie, l'année commence à la fatalité et finit par la fatalité. L'inconnu au commencement, l'inconnu à la fin.
Et l'année meurt pour renaître. •
L'analogie se continue-t-elle encore?
En observant la marche de la nature , il n'est guère permis d'en douter.
Écoutez ce que dit Herder * :
« Les plantes ont pour destinée de conduire les particules grossières à une condition plus parfaite; elles prennent les sels, l'huile, le soufre, se les assimilent et les purifient, car tout leur mécanisme consiste à élever des substances inférieures à un état supérieur.
« La croissance d'une créature n'est que son effort
i. Idées sur la philosophie de l'histoire de l'humanité, t. I, page 266 et suivantes. Paris, 1827.
répété pour céder à la nature de nouveaux pouvoirs organiques, et les pouvoirs organiques tendent incessamment à revêtir de nouvelles formes.
« Tous les êtres inférieurs semblent se diriger par leur marche vers la forme humaine.
« L'homme peut-il donc rétrograder?
« Tout se lie dans la nature. Si l'homme est l'anneau le plus élevé de la chaîne de l'organisation terrestre, il doit commencer une chaîne d'un ordre supérieur dont il est le plus infime anneau. »
La kabbale même, en nous montrant les âmes coupables condamnées à habiter de nouveaux corps, n'admet chaque transformation de ce corps que comme une épreuve pour arriver par degrés à la purification, en passant, s'il le faut, par la douleur.
Jupiter et Mercure, V index et l' auriculaire ^ représentent deux saisons de température, également douces, le printemps et l'automne. Les deux premières phalanges correspondent aux mois des équinoxes, mars et septembre.
Apollon et Saturne ont également en leurs premiers mois juin et décembre : les deux solstices d'été et d'hiver.
Ce sont toujours les deux colonnes : Jakin et Bohas.
La main renferme aussi les dix séphirotes dont nous n'avons donné que les trois premiers : Kether, Binah et Chocmah, pour ne pas surcharger notre dessin déjà trop confus. Nous croyons de notre devoir de les expliquer ici et de désigner leur place dans la paume.
— Le tableau des séphirotes est le pantacle des trois mondes métaphysiques figurés par trois triangles, descendant successivement de la lumière créatrice, de l'être inneffable, que nulle pensée humaine ne peut concevoir jusqu'à notre monde terrestre.
Les kabbalistes reconnaissaient trois soleils.
Le nôtre, le soleil terrestre, ne serait que le pâle reflet des deux autres. Les séphirotes sont l'emblème de ces mondes supérieurs placés en pendants, en antagonisme et en reflets du haut vers le bas comme le reflet dans l'eau.
Ainsi Kether l'Être suprême a pour reflet Typhereth la beauté, et le reflet de la beauté, c'est la vérité Jésod.
La sagesse Chocmah résiste à Blnah la liberté qui porte en avant; c'est l'emblème de Jakin et Bohas.
Mais la sagesse (Chocmah) est reflétée par l'idéal de la bonté (Gédulah), Dieu, amour.
La sagesse qui résiste, c'est la bonté qui désire le bien.
Et la liberté (Binah)a pour reflet la rigueur (Géburah) en antagonisme avec (Gédulah) l'amour. Ainsi c'est la liberté elle-même qui appelle la rigueur et la justice.
L'idéal de la bonté, en se reflétant, devient Hod, l'ordre éternel, qui fait contre-poids au progrès et l'utilise.
La rigueur en se reflétant devient victoire, parce que la rigueur régularise la liberté et utilise pour le bien son principe actif.
Malchut ^ c'est le résultat, la forme, le royaume.
Malchut, c'est le monde d'où nous partons pour remonter à Dieu. Malchut, c'est l'univers, la création tout entière, l'œuvre et le miroir de Dieu.
SÉPHIROTES.
KETHER,
La couronne, le pouvoir suprême.
BINAH,
CHOGMAH,
La liberté,
la puissance motrice,
l'initiative.
Premier monde reflété pa
La sagesse, l'idéal delà souveraine
raison, r :
GÉBURAH,
La force, la rigueur, TYPHERETH, l'idéal de la justice.
Idéal de la beauté, reflet de Kether.
GÉDULAH,
Idéal
de la magnificence
et de la bonté.
Second monde reflété par
NETSAH,