DU CAUTÈRE ACTUEL
Les anciens faisaient un grand usage du feu en chirurgie. Cela tenait, en grande partie, à la crainte des hémorragies, dont ils ne connaissaient qu’imparfaitement la source. Ils avaient cependant reconnu l’efficace énergie de ce moyen. « Ce que le fer ne peut guérir , dit Hippocrate, le feu le guérit. » En effet, une foule d’affections ne cèdent qu’à ce moyen. C’est ainsi que dans la plupart des maladies des articulations nous le voyons produire presque instantanément une révulsion qui dégage le joint malade en reportant l’irritation intérieure vers l’extérieur. Ni les sangsues, ni les cataplasmes, ni les vésicatoires ne remplaceraient ce moyen. Dans les luxations commençantes delà cuisse, chez les enfants, quand le membre est prêt à sortir de sa cavité, on le voit reprendre sa longueur, et il suffit de quelque temps d’une immobilité absolue pour que tout danger de déplacement disparaisse. Dans ces cas, on applique la cautérisation en