SA.IGNÉE
La saignée est une des opérations les plus fréquentes, mais non pas une opération facile et insignifiante, comme on le croit généralement. Nous avons déjà dit pourquoi le chirurgien seul est apte à la faire.
La saignée se pratique aux veines et prend alors le nom de * phlébotomie (de <pxt4, veine, et ro^«, section), ou dans les artères, ce qui lui a fait donner le nom ù? artériotomie.
La phlébotomie se pratique communément au bras. Dans quelques cas particuliers, on peut la faire au cou ou au pied ; comme quand on veut produire un appel du sang vers les parties déclives : chez les femmes, par exemple, dans le but de faire apparaître les règles.
Les veines qu’on ouvre au bras, à l’endroit dit la saignée , forment une espèce d’M majuscule, très-apparente quand on comprime au-dessus (fig. 4re). C’est l’une ou l’autre de ces veines qu’on ouvre avec la lancette, selon le degré de facilité qu’elle présente. Ces veines sont placées au-devant des muscles
du bras et entourées de nombreux filets nerveux (fig. 2). On comprend pourquoi pendant l’opération on fait jouer ces muscles, afin qu’en pressant sur les veines ils fassent couler le sang avec plus de rapidité.
La saignée du pied se pratique au côté interne, au-dessus de la cheville. On a soin également de faire saillir les veines