SAIGNÉE
en les comprimant au-dessus (fig. 3). La veine qu’on ouvre est la saphène interne ou l’une de ses branches. C’est la veine qui remonte au côté interne de la jambe jusqu’à la partie supérieure de la cuisse où elle va se jeter dans la veine crurale. Les rapports de cette dernière avec les veines des organes génitaux expliquent la préférence qu’on donne à la saignée du pied dans les embarras circulatoires de ces organes.
Au cou, la saignée a lieu dans la veine jugulaire externe. C’est cette veine qu’on voit faire une saillie considérable dans les efforts pour crier et pour chanter, l’expiration, en se prolongeant, empêchant le sang de descendre vers les poumons. La compression doit donc se faire au-dessous de la saignée, au moyen d’une compresse graduée, et d’un lacs passé obliquement sur l’épaule, au-dessous de l’aisselle du côté opposé (fig. 4).
Fig. 4
L’ouverture de la veine jugulaire a l’avantage d’opérer un dégorgement prompt de la tête. Elle convient donc dans les con-
gestions, surtout dans les affections apoplectiques ou apoplectiformes.
L’artériotomie se pratique exclusivement dans la tempe à cause du plan solide sur lequel repose l’artère de cette région. Après la saignée, on arrête le sang au moyen de deux compresses graduées (fig. 4).