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PANSEMENTS DES PLAIES

Dans toute plaie, il faut au plus vite soustraire les parties divisées au contact de l’air, et maintenir les bords rapprochés, afin qu’ils puissent se réunir. Pour cela, on a les agglutinatifs.

Certains baumes jouissent de la réputation de guérir toutes les plaies. Sans parler du baume fameux de Fier-à-Bras du héros de Cervantes, nous avons le baume de Riga qui, à Gand, est d’un usage journalier dans toutes les fabriques. On entortille la partie blessée d’un linge, et on y verse ce baume jusqu’à ce qu’il cesse de pénétrer. La plaie guérit sans qu’on ait besoin d’y regarder. Quel est ici l’effet de ce topique? Il agit évidemment comme agglutinatif en couvrant la plaie d’une espèce de vernis, et empêchant ainsi le contact de l’air si irritant pour les chairs.

Un autre agglutinatif très-usité aujourd’hui, c’est le collodion , substance qu’on obtient en laissant dissoudre du cotonpoudre dans de l’éther.

Cet agglutinatif se fige à l’instant même et est inaltérable à l’air. On l’applique encore sur les boutons varioliques pour les empêcher de suppurer. On l’étend au moyen d’un pinceau. Les boutons se dessèchent sans laisser de traces.

Dans les plaies, il suffit de rapprocher leurs bords au moyen de bandelettes de linge trempées dans du collodion. L’éther, en s’évaporant, permet à la substance de se figer.

Les autres agglutinatifs sont les taffetas, comme celui d’Angleterre et le diachylon. Dans les plaies de la face, il faut

quelquefois recourir aux sutures qu’on fait au moyen d’aiguilles tellement fines qu’elles traversent les chairs sans faire saigner et presque sans qu’on s’en aperçoive. Ce sont les aiguilles à acuponcture.

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