LES ASSISTANTES SOCIALES
Tout le monde connaît la si belle œuvre de Madame Getting, l’œuvre des Assistantes sociales.
Grâce à cette œuvre, on peut combler une grosse lacune de nos services hospitaliers. Le chirurgien s’occupe parfaitement de tous ses opérés, leur bien-être est assuré et, chaque jour, ils progressent vers la guérison. Mais que devient leur famille pendant ce séjour plus ou moins long à l’hôpital ?
Il est nécessaire que des assistantes spéciales, les Assistantes sociales (au moins une par service) s’occupent près de chaque hospitalisé, de ce que devient sa famille, des ressources du foyer, d’un enfant qui peut être malade. Le bien à faire estimmense, les Assistantes sociales remplissent parfaitement ce but.
Elles ont un autre rôle, elles suivent nos malades rentrés dans leur foyer, elles savent ce qu’ils deviennent et nous fournissent ainsi, sur les suites opératoires, des renseignements inestimables.
Enfin, à cette œuvre, sont annexées des bibliothèques roulantes parfaitement organisées, d’un si grand secours pour ceux qui sont alités.
A l’époque tragique où nous sommes, (1940), si je crois fermement à la résurrection de mon Pays, c’est que je compte surtout sur les admirables femmes de France.
« J’ai fait ce que j’ay voulu : tout le monde me reconnaît en mon livre, et mon livre en moy. »
« Je parle au papier comme je parle au premier que je rencontre. »
« Mais quand tout est conté, on ne parle jamais de soi sans perte. Les propres condamnations sont toujours accrues, les louanges mescrues. » (Montaigne.)