HISTORIQUE
Casimir Renaut, le premier en 1802, eut, dans un cas d'empoisonnement, l'idée de vider l'estomac et de le laver pour arrêter les accidents d'intoxication. Depuis cette époque de nombreux essais de lavages nouveaux furent faits, mais ils restaient toujours à l'état de cas isolé, jusqu'au jour où Kussmaul fit entrer le lavage de l'estomac dans la pratique courante des maladies de cet organe (2), en particulier de la dilatation. Il se servait d'une sonde œsophagienne reliée par un tube de caoutchouc à une pompe aspirante.
Leube employait une poire de caoutchouc qui, en se dilatant, formait aspiration. Pœschel de même. Tous ces procédés d'aspiration n'étaient pas sans danger, et dans quelques cas on a retiré des lambeaux de muqueuse stomacale aspirés dans l'œil de la sonde. L'introduction d'une sonde rigide présentait aussi des inconvénients. Aussi de nouveaux appareils plus ou moins compliqués, jamais satisfaisants, étaient-ils successivement préconisés, lorsqu'on 1879, Faucher (3) présenta un appareil très simple atteignant presque d'emblée la perfection. La sonde était molle et, au lieu de vider le contenu stomacal par aspiration, on utilisait simplement les propriétés du siphon.
(1) Consulter pour l'historique, Debove et Kémond. Lavage de l'estomac. Paris, 1892.
(2) Kussmaul. Traitement de la dilatation de l'estomac au moyen de la pompe stomacale. ■'j Cimi/rés dus naturalistes et médecins allemands^ Francfort, 1867, et Arck. gènèr., de méd., Paris, 1870, t. I, p. 415 et 557.
(3) Faucher. Bull, et mcm.de la Soc. méd. des hSp., 1879, et Th. de doctorat de Paris, 1882.