PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE ET PATHOLOGIE GÉNÉRALE
2° Caractères chimiques :
Acidité totale moyenne entre 2,50 et 3,50; Réactions Hcl franches, souvent fortes; Réaction lactique nulle ou très faible; Chlore total élevé, entre 4,50 à 6 p. 1000 ; Chlore Vixe moyen 2 à 2,50;
Chlorhydrie élevée entre 2,50 et 3,50, voisine de l'acidité totale.
2P Type achlorhydrique
1° Caractères physiques :
Fluidité très peu prononcée, liquide pâteux, épais;
Mucus abondant, agglutinant;
Débris alimentaires abondants, formés de féculents et d'albuminoïdes ;
Couleur jaunâtre, souvent brun chocolat;
Odeur nettement butyrique.
2® Caractères chimiques :
Acidité totale très élevée, dépassant souvent 4 ou 5 p. 1000;
Réactions Hcl, nulles ;
Réaction lactique très forte ;
Chlore total assez élevé, entre 3,50 et 4.
Chlore fixe élevé, entre 3 et 3,50 ;
Chlorhydrie presque nulle, au-dessous de 1. Le type chlorhydnque se rencontre surtout dans les sténoses de cause extrinsèque, et dans presque tous les cas d'ulcère.
Le type achlorhydrique, se trouve dans la plupart des sténoses dues aux tumeurs malignes. 11 faut dire la plupart, car il n'est pas exceptionnel de rencontrer des liquides de stase d'origine cancéreuse, chlorhydriques et même hyperchlorhydriques. Cela se voit notamment au début des cancérisations d'ulcères, dans les sténoses à évolution rapide où la tumeur est restée très localisée, et aussi quelquefois dans les néoplasies des jeunes sujets. Il semble d'après Soupault, que lorsque l'on rencontre le type chlorhydrique dans les liquides de rétention de cause néoplasique, le pronostic de la maladie
CHIRURGIB DB l'FSTOMAC 4
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soil moins défavorable, et qn'îl y ait nue raison de plus pour pratiquer l'inlerrention cliirurgicale.
II. Ej:ame> du sec gistriqde obtexu après rx repas D'tpnErvE. — On a donné des repas d'épreuves de formules variées. Le plus employé eu France, est celui d'Ewald : c'est aussi celui sui- lequel se basent le plus grand nombre de travaux. 11 se compose de 60 grammes de pain blanc et de 2I>0 grammes de Ihii léger ou d'eau di^lillée'.
Le sac gastrique retiré doit être examine macroscopïquemeut, mesuré, puis ûllré et analysé.
Examen macroscopique. — Cet examen est très important, 11 permet de reconnaître la présence d'aliments autres que ceux ingérés par le repas d'épreuve ; indice d'une stase évidente. On peut y voir la présence de glaires, caractéristiques d'une gastrite calarrhale, au des bulles de gaz, qui traduisent sa fermentation. Il faut noter également dans le liquide extrait, la coloration tantîkt jauniltre, gris sate, parfois vcrddlrË, l'odeur, qui nulle ou fade à l'état normal, peut prendre Todeur du beurre rance, du vin tourné, ou même une odeur très fétide dans les liquides de stase de certains cancers.
QuuntiU. — A l'état normal la quantité de liquide retiré est de &0 à 100 centimètres cubes. Si la quantité extraite est très inférieure, c'est que l'estomac se vide trop rapidement; il faut recommencer l'évacualion une demi-heure après un nouveau repus. Si la quantité est de beaucoup supérieure, on conclut à la diminution de la moLiliié, et il faut même penser & un olistaclc pyloriquc, si la quantité retirée approche de 300 grammes.
' CabNOT (Société lie Biologie, 2^6 novembre iflOt) a proposé de procéder b l'analyso chlirifi[uu du suc stomacal réflexR obtenu après «Implo rnutiniLlion d'un repaa fictif. Les résultats obtenus par rat uileur uvnc ha nouvullo niéthude. paraissent trâs compambles pour UN mf^tnii «ujut dans les oiiimea cundilioiiB et av»c un ropas fictif iiiivtii. Ldk rt'sulliils agnt par contrit assez diiryri'nts suivant les
PHrSIOLOOIB PATII0t.96H)PB VT PATaOLOGIB OENÉBALS Q3
La bouillie stomacale doit Sire filtrée le plus tdt possible après son extraction, et il importe de pratiquer l'analyse sans perdre de lempB, car le suc gastrique subit des transtormations in vitro.
Analyse ohimique. — 11 sortirait évidemment du cadre de ce traité, de décrire ici les différents procédés d'analyse du suc gastrique. Néanmoins pour la bonne intelligence et l'interprétation des fiches d'analyse que le (Chirurgien a joui^ nellement à examiner, il est nécessaire de procéder à quelques explications.
La méthode que nous faisons suivre habituellement dans noire service pour l'examen du suc gastrique est celle de UAyem-Wikteb.
L'analyse chimique du repas d'épreuve comporte surtout :
La recherche de l'acidité qui comprend l'acidité totale A puis les composés chlorés du suc gastrique. On détermine ainsi :
1" Le chlore total qui représent* la somme de tous les composés chlorés du suc gastrique. On le désigne sur les fiches d'analyse par T.
2" Le chhire libre ou acide chlorhydrique volatilisable H.
3' Le chlore combiné ou acide chlorhydrique combiné aux maUëres albuminoïdes C.
4° Le chiure fixe, qui est le chlore existant à l'étal de sels minérnujt, lorsque l'on a détruit toutes les maliÈres organiques. On le désigne en abrégé par P.
S" Le chlore libre ol le chlore combiné, représentant ensemble l'HCl utilisé pour le travail digestif, sont désignés sous le nom da cMorhyilrie (Il + C).
Voici les valeurs moyennes de ces éléments dosés en IICl pour 100 centimètres cubes de liquide examiné une heure tgrès le repas d'épreuve :
Acidité totale A 0",189
Acide chlorfiydriijue llbra II 0",l)t4
Chlore combiné organique C 0",t68
Odorhyrlrip ll + C Oi'.filï
Chlore totuf T. , , 0".3ï!l
ClimDIIGIK DE l. ESTOMAC
Clik
Rapport -g- a 0,80
Happort T/F 3,00
Beaucoup d'auteurs en France et à l'étranger se contentent I .ainsi de recliercher l'acidité totale elses facteurs cblorLydrique I et organique et classent les troubles de la sécrétion d'après les Tarialions quantitatives de ceux-ci. En clinique il est rare que Ton ne s'arrête pas là. D'ailleurs tant que la sécrétion chlorhydrique persiste, la teneur eo ferments des sucs secrètes est sullisante pour assurer la peptonisation, et la recherche de la pepsine ne présente réellenjent d'intérêt pour le clinicien que dans le cas oilila sécrélion chlorhydrique est absolument tarie. Son absence permet alors de différencier un simple trouble [oQclIonuel des glandes, qui supprime la production chlorhydrique, de leur atrophie complÈte qui tarit toute sécrétion. Néanmoins, si dans certaius cas, il est nécessaire au chirur- ' gien d'avoir de plus amples renseignements, il pourra faire compléter l'analyse, par la recherche très simple du degré de digeilioii des albuminotdes et des féculents, et enfin par l'étude ' plus complexe de Yactiviié des ferments contenus dans le suc gastrique, à l'aide de digestions artificielles, pour la pepsine, et gr&ce à la recherche de la coagulation du lait pour le fer~ ment lab. Comme nous l'avons déjà signalé, ces recherches sont d'un grand inléri^t pour le diagnostic du cancer de l'esto- I mac et de la gastrite atrophique.
Examen microBCopique. — Enfin pour être complet il fau- ! drait encore dire un mot de Vexamen microêcopique et bactériologique des produits de l'estomac. Mais ces données ne nous fournissent en pratique aucun renseignement utile, — Il faut ' snitoul être très prudent, en fait de diagnostic bislologigue, fait sur des fragments de muqueuse, tiuuvi^s dans les vomissements ou dans les liquides de tubage. Sans doute plusieurs auteurs ont cité des observations oii des fragments importants d'épithélioma gastrique avaient été rendus par vomissement ; mais il s'agissait de tumeurs végétantes pour le diagnostic clinique desquelles il n'y avait aucune hésitation.