M L ESTOMAC
analomiqucroeiil par la coexisleDce de l'ulcère ni du ca.a On saiti|ue la majorité des aTiLeuiscoosiJèrent le cancer con succédant à l'ulcère, celui-ci étant iiicatrisé depuis plus on moins longtemps ou bien se trouvant encore en pleine évolaliiHi. D'autres, MH. Tnipiza, Uci'Lant, BiUtD, etc., estiiuent au contraire que les deux processus marchent de pair dès l'ori^ae. Peul-i^lre les deux opinions renlermeat-ellescbacunetuie put de vérité. Car, s'il est des cas où ou trouve nettement caractérisées les deuK périodes, période d'ulcère, période de cancer, nettement séparées par un laps de temps variable, il eu efl d'autres où le cancer paraît primitif et où le diagnostic d'alcire préexistant peut diflicilement être établi. Le terme d'ulcérocaucer, créé par M. Hayem, a l'avantage de ne l'ien affirmer sur cette question de la préexistence de l'ulcère. Nous avoni dit au chapitre précédent que la greffe d'un cancer tiurim ulcère ancien ne présentait aucun doute pour nous.
Dans les cas les plus typiques, on trouve par les commémoratifsles signes d'un ulcère ancien, remontant à dis, quinte. vingt ans et qui paraissait guéri depuis celte époque, lorsqnt apparaissent les nouveaux troubles dus au cancer. S'anlres l'ois l'ulcère cla.ssique se développe clieï un sujet d'ige moyen, traîne pendant des années avec des périodes d'aggravation et d'accalmie, puis subitement présente les signes ie dégénérescence cancéreuse. Troisième manière: chei un sujet âgé de quarante h cinquante ans survieunent des signes d'hypercblorhydrie violente, de grandes hématémèseï, qui fout penser h. l'ulcère, qui résistent au traitement le mieux compris. Malgré tout, lacacliexie se développe, des métastase*" apparaissent et rapidement la mort survient, soit parunecom-. plication de l'ulcère, soil par le développement du cancer. ■ dégénérescence cancéreuse semble non plus une c«mplicit-. tion, mais une suite d'un seul processus anatomique qui' mériterait le nom iTulcàro-caacer à marche rapide ", [Âvm^ TËaE). Ënlln, sur un sujet qui présente des signes de uancer pur et simple, l'ulcère coexistant n'est reconnu que par une complication anormale ou. ajirès la uiorl. par l'étude uécrop- L flique. . j s
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A la période d'état on voit marcher de pair les signes propres à l'ulcère et au cancer, mais avec quelques modifications qui peuvent faire entrevoir la nature vraie de raffection.
La d^w/cur est plus violente que dans l'ulcère simple; elle est atroce souvent, persistante malgré le .traitement employé, provoquée par l'ingestion de n'importe quel aliment et persistant même en dehors de toute ingestion de liquide. Elle siège à l'épigastre, s'exagère par la pression même modérée des mains, rend insupportable le contact des couvertures. Elle s'irradie dans les régions dorso-lombaire, interscapulaire (douleur en broche), dans l'abdomen, dans le membre inférieur.
Les vomissements apparaissent spontanément ou après chaque ingestion d'aliments ; ils sont fréquents jusqu'à l'intolérance gastrique absolue. Déplus, caractère important, ils ne calment pas la douleur, comme dans l'ulcère simple. Ils sont formés par un liquide très acide, qui brûle la gorge et les lèvres du patient. A la fin de la maladie, ils s'espacent, deviennent moins-abondants, et laissent, entre des périodes de crises, des espaces de calme relatif.
Les hématémèses sont fréquentes : on voit des hématémèses de sang rouge, comme dans l'ulcère simple, et capables d'entraîner la mort du patient; mais on observe plus souvent les vomissements noirs marc de café qui, persistants et tenaces, doivent plutôt faire penser au cancer.
Vexploration de l estomac montre la sensibilité extrême de l'organe. La palpation provoque une douleur vive, à tel point que la contracture de la paroi la rend généralement impossible. On peut sentir une tumeur diffuse due à la tumeur elle-même, à une zone de périgastrite, ou aux ganglions envahis. L'estomac n'est pas dilaté, ce qui s'explique par l'intolérance gastrique qui provoque le rejet des aliments dès leur ingestion. C'est seulement à la fin de la maladie qu'on peut noter une certaine gastrectasie avec clapotage et ondes péristaltiques. Il faudra s'abstenir de pratiquer l'insufflation de l'estomac qui serait très douloureuse et exposerait à des complications graves, telles que l'hémorragie ou la perforation.
cHramciK d8 l'bstowXc
L'c.eawe>i du chimisme ga i q e quou le | al i|ue ur I matières vomies, sur le liqa Je lel é d |puu ou opres u b repus d'épreuve, montre uae a igmeatal on de 1 d id te tolal<' S al de l'acide chlorliydrique libre no ^e leme t au déliai u J'èpoqtie où dominent les pbénom i^s 1 1 ulcAie n a s ausa h une période avancée J« anc i al u 11 esl eïLeplon nel qu'il l'hyperchlorliydi s du début su ede lachlorK Irie avec fermeutalion lacl qne
Les troubles digestifs diffèrent assez de ceux du cancer ord
laire. L'appétit est conserve seul la crainlc le il douleur
;mpèclie les malades de le sal sfa re La cousl pal ou esl coiu
tonte, interrompue par des erses d nrri e ques Le raélœn
,' est plus persistant que daas l'ulcère.
Les symptômes généraux appartiennent plus au cancer qu'à TuIcËre. La mort snrvieul par cacliexie progressive, abonlii^sant au coma ou à l'hypotliermie, ou bien elle est Mtêe pur une complication : bémorrngie foudroyante, perforaliou, obcfa périgastrique, métastase hépatique, phlegmasia, tétanie, elc.
B. FoRHB FHi'STE. — Caucer annulaire eotloîde. — Celle forme se caractérise par une cachexie intense, par l'absence dt Tomissemeuls et par une diarrhée contiuucUe. L'insufflsance
[ du pylore se manifeste par l'impossibilité d'insulBer l'eslomaG [ et par la constance du niveau d'eau dans la slation debout, [ quelle que soit la quantité de liiguide ingéré (Biaxcui). Dans
certains cas cette dégénérescence colloïde est totale et sepré- ' sente cliniquement sons la forme d'une infiltration générale
delà région épigaslrique.
C, FoBMG LARVKB. — Ciincer cjUndroide sous-miiqueux ou linile plastique de Biinlon. — Le tableau clinique de cette alTection est assez obscur et le diagnostic en est très raremeiil établi durant la vie. La véritable limite intéressante pour nous esl la timile du pylore qui simule exactement la sténose cicatricielle cliniquement et anatomiquement, si bien qu'elle a donni
. lieu longtemps à une méprise presque inévitable si on ne pra- ■itique pas un examen microscopique soigné.
CANCER. SYMPTOMATOLOGIË 365
La maladie débute par des troubles digestifs vagues communs à toutes les maladies de l'estomac; plus tard apparaissent des vomissements qui surviennent en général rapidement après Vingestion des aliments, au point de faire croire à un rétrécissement du cardia, mais l'exploration œsophagienne montre qu'il n'existe aucun obstacle en cet endroit; il est rare de voir des signes de sténose pylorique. ha capacité stomacale est diminuée et très réduite, ce qui rend impossibles 1 ingestion d'une quantité modérée d'aliments et les tentatives d'insufflation. Les hémorragies sont peu abondantes, ce qui s'explique par le peu de lésions de la muqueuse. Tantôt le malade garde une « frnîcheur remarquable de teint » (Trousseau) ; tantôt il est très amaigri, pâle, anémié, offrant la teinte jaune paille des cancéreux. La région abdominale est en général rétractée; lapalpation y découvre une résistance spéciale, un empâtement diffus de toule la zone épigastrique, ou bien encore une tumeur dure cylindroïde dirigée verticalement ou transversalement, en général haut placée; la main peut quelquefois la suivre, en déprimant là paroi, sous les fausses côtes; d'autres fois, elle n'existe qu'au niveau du pylore. Souvent la main ne sent absolument rien, quand l'estomac est rétracté au-devant de la colonne vertébrale. L'examen du chimisme gastrique révèle en général de l'achlorhydrie. A une période avancée on voit apparaître soit des signes d'occlusion intestinale, par envahissement des anses voisines, une ascite par compression porte ou par carcinose péritonéale, de l'ictère par métastase hépatique ou par occlusion du cholédoque, etc. En somme, et d'une façon générale, on peut affirmer que le diagnostic de cette forme de cancer peut difficilement être porté, en raison du peu de netteté des signes cliniques.